vendredi 9 janvier 2009

La parole aux lecteurs!

Bonjour tout le monde, aujourd'hui, un texte de Céline:

J’attends un enfant. Ou plus exactement, j’attends qu’un enfant se décide à venir grandir en moi. On n’est pas préparé à l’absence d’enfant et à tous ces sentiments qui vous assaillent quand les mois passent sans que les petites bandelettes du test de grossesse n’affichent le + tant espéré. L’incertitude : puis-je en avoir ? Les doutes : pourquoi cela prend-il autant de temps ? L’inquiétude : mon corps peut-il abriter un petit nous ? L’angoisse : et si aucun traitement ne fonctionnait ?
Mais pire que l’attente, c’est l’incompréhension des autres. Entre ceux, bien pensants, pas vraiment concernés, qui soit n’ont pas d’enfant, soit on en eu un en claquant des doigts et ceux dont l’indélicatesse n’a d’égale que la curiosité mal placée, cela donne le florilège suivant :
« Arrête d’y penser, ça viendra tout seul ! », « De toutes façons, tu es trop stressée, ça marchera quand vous serez en vacances » « Tu y penses trop, mets-toi la tête dans le boulot et tu seras enceinte en un rien de temps ! » « C’est dans la tête ! » « Tu veux l’adresse de mon gynéco, nan parce que mon gynéco, il est vachement bien ! » « Allo ! Salut ça va ? T’es enceinte ? » « La sœur de la collègue de ma cousine a eu la même chose que toi » « Machine, c’est quand elle a adopté un petit Chinois qu’elle s’est retrouvée enceinte » « Pour ma belle-sœur, ça a mis 10 ans, sans qu’on comprenne pourquoi » « Tu ovules bien ? » « Tu devrais voir un psy » « Et ta glaire, t’as regardé si elle était bonne ta glaire ? Il faut qu’elle soit comme un blanc d’œuf. » « Ca vient forcément de ton mari, il bosse trop » « Tu veux du vin ou je te sers un jus de fruit ? Ah, du vin ? T’es pas enceinte alors ? » « Tu me donnes les résultats du spermogramme de ton mari ? » « Ah c’est marrant que vous y arriviez pas, moi, ma copine elle est tombé enceinte alors qu’elle prenait la pilule » « En mars, vous aurez la lune en Jupiter, ce qui est très propice à la naissance de jumeaux » « C’est bizarre parce que, dans la famille, y a pas de problème de fertilité » « T’as vu un magnétiseur ? » « Vous devriez attendre 3 ans avant de vous inquiéter » « Vous plaisantez ma p’tite dame, au bout d’un an d’essais infructueux, on passe aux examens ! » « Et si on vous refaisait une hystéroscopie ? » « C’est un manque de progestérone » « C’est psychologique » « Mais vous faites l’amour au moins ? » « Est-ce que les testicules de monsieur sont bien froids ? » « Mais vous êtes encore jeune ! » « On vous a fait un dosage des oestradiols à J2 ? » « Profitez-en ! Quand vous aurez des enfants, plus de grasses mat’ ! » « Mais qu’est-ce que vous attendez pour vous y mettre ? » « Les enfants, ça vient bien assez tôt ! » « De toutes façons, vu comme tu es partie à fond dans cette histoire de bébé, j’étais sûre que tu aurais des problèmes » « Ah oui tiens, vous avez l’utérus contractile ! Ca fait mal ? » « Bon, on va faire une batterie de tests. Je vous revois dans 2 mois mais d’ici là, je suis sûre que vous aurez une bonne nouvelle à m’annoncer ! » « Vous savez comment ça marche, un test de grossesse ? (au bout du 15ème acheté dans la même pharmacie….) » « Tout ça, c’est dans la tête ! »

Oui, c’est dans ma tête, tous les jours. Je ne sais pas si enlever le bébé de ma tête le fera venir dans mon ventre. Si on peut arrêter de désirer avoir un enfant. Si on peut accepter de ne jamais en avoir. Tout ce que je sais, c’est que j’attends un enfant.

4 commentaires:

  1. Céline, tout ça est très vrai, mais n'as tu pas oublié de demander aux futurs grands parents s'il souhaitaient le devenir ?
    Et oui, il y a encore du travail à faire.
    Je suis persuadé que lorsqu'ils seront prêts et d'accord, tout sera plus facile !
    Il faut demander la permission aux parents, mais oui !? qu'ils soient prêts dans leur tête, mais oui !? les informer, prier pour qu'ils consentent à leur nouveau statut,..Mais oui !?
    Attention, c'est un des moments les plus risqués dans les rapports parents enfants ! Avant de couper définitivement le cordon, il faut "tâter le terrain", mais oui !? Bref,... sans leur aval point de salut !

    D'après moi, tu as déjà ton "polichinelle" bien au chaud, mais tu ne le sais pas car ton pharmacien t'as précédemment fourgué son vieux stock de test retourné d'Ethiopie depuis 1982.

    RépondreSupprimer
  2. Quant à Marine (qui est passée par la case départ) elle pourrait donner un conseil à Céline non ? tout au moins donner son avis ! Pfffttt !
    Allez les nanas, je vous aime...

    Nanonyms

    RépondreSupprimer
  3. Bonjour anonyme, peux tu t'enregistrer sous un pseudo s'il te plait?
    quant à ton commentaire, je ne comprends pas bien où tu veux en venir avec cette histoire de grands-parents...

    RépondreSupprimer
  4. Anonyme,
    Je ne savais pas qu'il fallait l'aval des "grands-parents" pour avoir un enfant... J'imagine que tu parles d'un point de vue psychologique. Alors rassures-toi, mon mari et moi entretenons d'excellents rapports avec tous nos ascendants et même nos propres grands-parents n'attendent que la venue d'un arrière-petit-enfant.
    Mais, même si ce n'était pas le cas, je ne suis pas sûre que ça empêcherait quoique ce soit!
    En tous cas, voilà une remarque que je pourrais rajouter à ma liste!
    Pour l'instant, mon "polichinelle" n'est toujours pas là... Peut-être plus de chance le mois prochain!
    Céline

    RépondreSupprimer