lundi 5 janvier 2009

Le truc énervant du jour: travailler et faire garder bébé!


Alors Voilà. Je ne m'étais pas vraiment révoltée depuis quelques jours, ce qui devenait de plus en plus douteux. Donc ça vient, c'est pour maintenant; Raaaaargh! je pousse mon cri!

On parle depuis quelque temps d'allonger le congé maternité, de deux semaines, pour faire un total de 12 semaines après la naissance au lieu de 10. Soit. Dans un monde idéal où les caisses de l'Etat seraient pleines et où les chèvres seraient bien gardées, ce serait vraiment sympa. Deux semaines de plus, l'employeur n'y verrait pas une grande différence, et les femmes auraient un peu plus de temps pour s'occuper de leur bébé, qui a beaucoup besoin de sa mère.
Sauf que là, les caisses de l'Etat ne sont pas pleines à craquer, et qu'à choisir, je trouve qu'il y a quelque chose de plus important à régler: Les modes de garde!
C'est à se poser la question: Pourquoi les pouvoirs publics choisiraient-ils de dépenser des sommes folles pour rallonger le congé maternité, alors qu'il y a un besoin énorme de moyens pour développer les crèches, favoriser les modes de garde en tous genre?
Que souhaite-t-on? Renvoyer un peu plus longtemps les femmes à la maison, ou au contraire tout faire pour faciliter leur retour dans le monde du travail? Pour une femme, avoir la possibilité, la liberté de reprendre une activité professionnelle, me parait bien plus important que de rester 14 jours de plus à la maison.
Autour de moi je ne vois que ça: des jeunes mères, qui prennent un congé parental, où "profitent" de quelques mois de chômage pour s'occuper de leur bébé. On croit que c'est un choix? Que nenni! Pour la plupart d'entre elles, rester à la maison est une concession, un sacrifice, une obligation... Tout simplement parce que souvent, on se retrouve, quelques jours avant de reprendre le travail, sans personne pour garder notre bébé... et parfois certaines sont obligées de refuser une offre d'emploi, et donc de rester encore un peu au chômage, tout simplement parcequ'elles n'ont trouvé aucun moyen de laisser leur enfant!
Alors, bien sûr, tout le monde est dans ce cas là, et tout le monde bricole. Et finalement tout le monde y arrive à peu près. Mais au prix d'un stress et de questions existentielles quotidiennes, qui ne devraient pas être aussi forts dans notre pays!
Oui, je sais, on pourrait me répondre: "On ne fait pas d'enfants quand on n'a pas les moyens!" ou "Etre pauvre, évidemment, c'est plus dur qu'être riche".
N'empêche que l'Etat, avec ses multiples "congés parentaux", "libre choix d'activité", etc, masque finalement les vrais chiffres du chômage! Et pousser les femmes à rester un peu plus à la maison contribue à ce que la courbe du chômage augmente moins vite.
Alors, oui, certaines femmes font le choix de rester à la maison pour s'occuper de leurs enfants, et celles-là ont bien raison de profiter de cette chance, mais les autres, qui aimeraient être aidées, doivent être entendues.
Tout ça paraîtra sûrement un peu candide, notamment à mes lecteurs qui sont déjà passés par là. On pourrait même me dire que je suis à peine tombée du nid...
Sûrement. Mais les embûches que je rencontre quotidiennement, (ainsi que des millions de jeunes parents, femmes en première ligne) sont, pour moi, toutes nouvelles, et ce sujet, essentiel, ne me paraît pas être traité comme il se doit.
On pousse les français à faire des enfants, et ils en font d'ailleurs. Je ne sais pas exactement comment cela se passe dans les autres pays d'Europe. J'entends souvent qu'on n'est pas les plus mal lotis en France, mais ce n'est pas une raison pour se contenter de ça.
Je ne supporte pas qu'une femme doive revoir ses ambitions (mêmes petites!) à la baisse, même si, oui, je sais, que les concessions ça fait partie de la vie, et que c'est ça, en fait, grandir. Je peux d'autant moins me résigner que cette situation est inégalitaire!
Voilà pour cette petite réaction à chaud... Si je ne me révoltais plus... je ne serais plus vraiment moi! Des avis?

8 commentaires:

  1. Je suis bien d'accord avec toi! Il y a une véritable hypocrisie autour de la maternité: faites des gosses, bossez, mais surtout, débrouillez-vous! En Allemagne, c'est pire: les femmes font vraiment le choix entre carrière et enfants. Une écrasante majorité des mères sont femmes au foyer. Alors oui, le taux de chômage de l'Allemagne est bas, mais c'est surtout parce qu'une bonne partie de sa population fait le ménage et s'occupe des enfants...
    Moi je ne comprends pas pourquoi les entreprises ne développent pas les crèches d'entreprises. Elles ont tout à y gagner: leurs employés peuvent rester plus tard (ah, le sacro-saint "17h30, faut que j'y aille, je dois récupérer Loulou à la crèche"), sont moins stressés et fatigués, donc plus efficaces... C'est pourtant simple! Quand je régnerai sur la planète (vous ai-je déjà parlé de mes ambitions personnelles?), j'imposerai les crèches dans les grosses entreprises. Votez pour moi! ;)

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  2. moi je vote pour toi!
    merci Céline d'être fidèle au poste des commentaires! je sais que certains de mes lecteurs auraient envie de s'exprimer... qu'ils n'hésitent pas!

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  3. Céline, je vote pour toi également. Ces Obama et consorts n'ont pas ta carrure.
    Marine, je te félicite encore pour ta clairvoyance et ton indépendance d'esprit, toujours prête à bousculer l'inamovible et à braver les interdits. Continue!!

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  4. merci Gagasse. Ne rentre pas trop tard ce soir et ramène du pain!

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  5. Céline, je vote pour toi également, ces Obama et consorts n'ont pas ta carrure.
    Marine, merci de ton impertinence et de ton indépendance d'esprit, toujours prête à bousculer l'inamovible. Continue!

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  6. Tout à fait d'accord: renvoyons les femmes un peu plus longtemps chez elles pour s'occuper du bébé, cool comme idée.
    Ca ferait baisser le chômage.
    Tant qu'à faire, pourquoi ne pas plutôt tout simplement accorder une prime aux femmes pour qu'elles restent carrément chez elles tout le temps pour s'occuper des mioches et de la maison pendant que le mec bosse? ce serait chacun à sa place comme au bon vieux temps non?

    Sympa ton blog miss!
    (moi: http://bdmarmotte.fr )

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  7. Eh oui ! Quelle que soit l'époque, même galère !Et pourtant chaque année l'état promet + !

    En Europe,nous sommes celles qui faisont le plus d'enfants, 1,7 en moyenne et nous sommes les plus actives sur le marché du travail.

    Nous voulons, une famille, un métier. C'est du sport.

    Le taux d'activité des femmes de 25-49 ans a doublé, pour frôler les 80% - elles doivent s'organiser. Sur les 2,2 millions d'enfants de moins de 3 ans, seulement 9% ont accès aux crèches collectives, tandis que 50% sont gardés par un parent au foyer, le plus souvent la mère.

    Depuis plusieurs années, parents débordés, professionnels de la petite enfance et militantes féministes réclament une vraie politique familiale. Car, aujourd'hui encore, entre les castings de nounous improbables et un patron peu compréhensif, travailler et materner revient à concilier l'inconciliable. Au lieu de privilégier les crèches collectives ou de véritables congés parentaux, les dernières politiques publiques ont encouragé l'emploi d'une nourrice pour les ménages les plus riches et le maintien des mères au foyer: plus de 500 000 femmes sont retournées à la maison, motivées par l'allocation parentale d'éducation (APE). «Depuis les années 80, la lutte contre le chômage est devenue une priorité, et la politique familiale, un instrument au service de l'emploi.

    La plupart des employées bossent en décalé, mais les crèches continuent à garder un emploi du temps traditionnel. De ce fait, on se rue sur les assistantes maternelles, à qui 13% des enfants sont confiés. Alors que 2% des petits sont gardés par une nounou.

    Bref, je considère que le mode de garde le plus novateur reste les crèches parentales.

    Pourtant, qu'on se le dise, les Françaises bénéficient d'une situation enviable. En Italie, en Espagne et au Portugal, il n'y a pratiquement rien de prévu. En Grande-Bretagne, on se débrouille sans aucune aide de la collectivité. Et, en Allemagne, 4% seulement des moins de 3 ans vont en crèche: du coup, leurs mères sont «scotchées» à la maison. En clair, notre système est l'un des plus généreux, avec celui des pays scandinaves.

    A Lille des initiatives s'inspirent des crèches de Helsinki, en Finlande, ouvertes vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept. Dans le Morbihan, une association fait 5 heures-8 h 45 & 16-23

    Cela permet aux mamans de travailler plus, pour gagner rien et aux employeurs de gagner plus !

    «Il faut renforcer le rôle des pères» !

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  8. @ Rachida, merci pour ton commentaire super documenté!!!!

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