mardi 10 février 2009

"Et pourtant, c'est léger l'amour!"



A lire avé l'accent, s'il vous plaît:
Marius, en revenant à terre après de longs mois en mer,lorsqu'il apprend que leur enfant, que Fanny a mis au monde, a été reconnu par Panisse, son nouveau mari, dit à celle-ci: " Quand on est le père de quelqu'un, c’est pour toujours !"
César, son père, lui répondra : « Quand il est né, il pesait quatre kilos... Mais aujourd'hui, il pèse neuf kilos, et tu sais ce que c'est, ces cinq kilos de plus, c'est neuf kilos d’amour. Et pourtant, c’est léger l'amour ! ... et toi, qu'est-ce que tu as donné? »
« La vie! » « Oui, la vie. Les chiens aussi donnent la vie... Les taureaux aussi. Cet enfant, tu ne le voulais pas. Ce que tu voulais, c'était ton plaisir.. La vie, ne dis pas que tu la lui as donnée. Il te l'a prise : ce n'est pas pareil. »
« Comment! Toi aussi! Mais nom de dieu, qui c'est le père? Celui qui a donné la vie ou celui qui a payé les biberons? »
« Le père c'est celui qui aime. », conclut César.
Je trouve ce passage magnifique (Fanny, de Marcel Pagnol) Je voulais juste le partager avec vous!

lundi 2 février 2009

Yogi Style!



Coucou mes lecteurs! alors, vous avez passé un bon week-end?
Moi, j'ai fait un truc vraiment sympa: ma copine MC Hoover m'a traînée dans un stage de yoga dimanche. Bon, c'était à 14h30, alors j'ai un peu limité le gratin dauphinois et le vin rouge en famille. Une fois arrivés dans la salle, nos petits corps occidentaux, coincés et endoloris, ont été accueillis par une prof très sympa (et danoise, mais là n'est pas la question). Lumières éteintes, bougies partout, et vue sur la mer (oui, le cours était au bord de la plage)... pendant deux heures j'ai tout oublié! On a beau être un certain nombre dans la salle, tous allongés sur nos petits matelas, on a très vite l'impression d'être seul au monde. Pas de compétition, pas de comparaison avec les autres, pas de course à la performance, au plus beau maquillage pétasse-brushing-décollement de racines ou à la plus belle tenue en lycra fluo des années 80, comme dans la plupart des cours de gym que je déteste au plus haut point. (Non, mais faut arrêter l'académique rose et le string jaune par dessus, j'en profite pour hurler mon dégout de ces trucs là)
J'ai adoré retrouver les sensations que j'avais à l'entraînement de danse: de l'étirement intensif, couplé à une respiration accentuée, et un enchaînement de postures toutes plus physiques les unes que les autres. L'exigence et la douceur, où l'on ne pense plus à rien, sauf à chaque partie de son corps qui est en train de travailler. Puis le cours, de deux heures, s'est terminé par une séance de relaxation, je n'avais qu'une envie c'était de m'endormir sur le parquet. Moi qui ne savais plus trop quoi faire depuis la naissance de mon bébé, j'ai eu la révélation! On est complètement épuisé et heureux après un cours de yoga! Bien plus qu'après un massage, car on n'est pas passif, on n'est pas obligé d'entendre: "Mooooooooon dieu que vous avez la peau sèche! Il faut absolument que vous achetiez ce soin de grande marque, c'est primordial de bien s'hydrater pendant deux heures tous les jours madame! Moooooooon dieu que vous êtes tendue! Il faut venir vous faire masser plus souvent sinon vous ne verrez jamais l'efficacité du soin! c'est complètement irresponsable pour votre capital bien-être!" - (Bon, tu veux pas me masser en silence, C.......!)
Donc, aujourd'hui lundi, petit billet spécial pour MC Hoover! Merci de m'avoir sortie de mon lit dimanche! J'ai mal partout mais je t'en suis très reconnaissante! Mes lecteurs il faut absolument que vous tentiez ça, ça déstresse!
(L'Equipe a commis un titre ce week-end: je ne peux que vous en faire part: La banane à Split)