dimanche 22 février 2009

Week end à deux?


A y est, je suis partie avec l'être inespéré qui partage ma vie, en week-end, en amoureux, sans bébé! Comme je suis fière (et reposée)!
Ben ça fait du bien. C'était un peu bizarre au début, on était dans notre bel hôtel, dans un joli village provençal, et à peine arrivés, on se disait: "Mais qu'est-ce qu'on fout dans ce village paumé, sans notre fille? Est-ce qu'elle va nous reconnaître quand on va revenir?". Au resto, à midi, la chef nous parle de sa petite Célestine, 9 mois, qui fait ses dents. Un sujet modérément passionnant, mais un sentiment étrange de solidarité aparaît, du genre "on est aussi des parents, on se comprend". On hésite entre trouver ça "trop mignon" ou "plutôt chiant". La petite Célestine se met à hurler. On sursaute. De vieux réflexes. Mais non, on peut être cool, notre fille est loin!
A l'hotel, tenu par une merveilleuse petite famille Jacadi-Cyrillus, catho tradi et look d'antiquaires de la rive gauche. Meubles chinés chez "Comptoir de Famille". Foulard en soie, chevalière, sautoir Chanel et maquillage au Monsavon. J'adore. On dort au dernier étage de la belle demeure, juste à côté de la chambre des enfants. C'est un comble, on fait bien attention à ne pas faire trop de bruit pour ne pas réveiller les nains. Le soir, après n'avoir strictement rien fait de productif de l'après-midi, (à part entretenir notre couple et la flamme de notre amour, visiter les 500 m2 du village, admirer la vue, lire la presse people, et essayer les divers savons "fleurs de figuier" de la salle de bains) on croise des couples avec enfants, pour aller dîner. On serait bien avec notre fille, non? Bon c'est quand-même bien pratique de dîner tranquilles. Une bonne bouteille et on commence à l'oublier, notre chérie. Une vraie nuit plus tard, nous sommes réveillés par les cris des enfants du palier d'à côté. Bucolique. Une dernière petite virée au village, un p'tit café au calme en terrasse, et on rentre chez les grands-parents! On a le coeur qui bat en retrouvant notre fille, qui elle, bien évidemment, avait passé un excellent week-end, en remarquant à peine l'absence de ses fiers géniteurs.
Bon, j'ai adoré partir deux jours, finalement, même si les premières heures nous ont parues toutes vides de sens. Notre couple a pu souffler un peu, même si je trouve que depuis la naissance de notre bébé, les moments au calme sont peut-être moins nombreux mais bien plus beaux et intenses. Mais définitivement, je ne suis pas de celles qui arriveront à partir une semaine au bout du monde, comme ça, d'un coup. Il va me falloir du temps, et quitte à être réveillée le matin par des gazouillis d'enfants, autant que ce soit par ceux du mien!

2 commentaires:

  1. Sympa votre petit week end en amoureux! C'est marrant comme les parents disent tous la même chose: ils rêvent d'un week end au calme à roucouler, mais dès qu'ils se retrouvent sans la chair de leur chair, ils sont tous perdus!
    Voilà un sentiment qu'il me tarde d'expérimenter...

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  2. oui c'est bizarre, on veut absolument être tranquilles, et dès qu'on ne l'est plus ça fait tout bizarre. Enfin, je crois que ça va évoluer dans les années futures, et que les voyages s'allongeront petit à petit... en douceur.

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