mercredi 13 mai 2009

Le Family-day


(en photo: le fils du DSI est vraiment un thon)


Glourps.
J'ai vu sur le blog Maman Travaille que l'Observatoire de la parentalité, qui manifestement se tourne les pouces le matin et joue au Mikado l'après-midi, a inventé une chose édifiante:
Le Family-Day, ou la journée de la famille au travail. Ah oui, c'est un truc génial pour montrer aux enfants où travaillent leurs parents, et donc pour qu'ils aillent mieux psychologiquement!
Je suis bien évidemment d'accord avec tous les arguments développés sur Maman Travaille... à quoi ça sert que le fils de la standardiste pique les feutres du fils du DRH, ou que le gamin du commercial dise au PDG: "ah, bonjour, c'est toi le fou qui en veut toujours plus?". Et est-ce que les DRH ne vont pas encore trouver un moyen de tester les salariés en les observant dans leur milieu naturel? ("oh, Mme VonBlush est un peu laxiste sur l'éducation de son dernier... mérite-t-elle vraiment la place de manager que nous pourrions lui proposer?"). J'suis parano, peut-être?

Mais la première réflexion qui me vient à l'esprit est quand-même qu'ils en tiennent une sacrée couche à l'Observatoire!
C'est quoi le but? Au lieu de créer des crèches d'entreprise ou de développer des moyens de garde, c'est d'aller bouffer des toasts au saumon avec d'autres gens d'autres observatoires, afin, lors de brainstorming, de créer des journées à la con?
Si c'est le cas, pourquoi pas alors, une journée-du-cancer-du-colon-suite-à-l'ingestion-de-Mascara, ou bien la journée "tous-chez-le-gynéco-de-Vincent-McDoom-pour-voir-comment-ça-fait", ou encore "la journée-de-tous-ceux-qui-ont-une-voiture-verte-nettoyée-à-la-cire-lustrante-plutôt-qu'au karcher". Sans parler de la "journée de la libido des canonisés", ou encore "la journée Sunlights des tropiques", où on serait obligé de se déguiser en Gilbert Montagné et de se cogner dans les murs!
Vous avez peut-être d'autres idées, vous, pour sauver la cause des phoques. Exprimez-vous, ça fera vachement avancer le débat sur les modes de garde.

Bon allez, je retourne à mon état normal. (mais ça fait du bien de s'énerver un peu, et d'être de mauvaise foi, parfois.) Bisous.

1 commentaire:

  1. Je suis d'accord avec vous, ça a l'air très anecdotique et il ne manquait que de ça : avoir peur que son chef porte un oeil critique sur l'éducation de ses enfants !
    Dans un autre ordre d'idées, j'aime bien votre blog :-)

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