mercredi 30 décembre 2009

I'm back!

(pour Noël, je voudrais une famille idéale! image Cyrillus)


Mes lecteurs!!!!!
enfin vous revoilà! (ou plutôt le contraire)
Si vous saviez comme je suis contente de vous retrouver!

Entre Noël et mon déménagement, j'apprends à vivre sans internet... eh ben ça fait du bien, mais pas trop longtemps... depuis le temps que je rêve de vous écrire!
Je m'aperçois que l'écriture fait vraiment partie de moi, en fait. Les mails, Facebook, tout ça, je m'en fous. Mais mon blog, il m'a sacrément manqué.

Alors, comment s'est passé votre Noël?
Pour la première fois de ma vie, j'ai passé les fêtes dans ma belle-famille, cette année. J'étais un peu toute chose au début, surtout que notre fille devait dormir chez ma belle-mère, dans son appartement parisien, et nous deux, à l'hotel. (Non, elle n'a pas 15 chambres d'amis).
La première nuit, j'étais un peu tendue, sans trop le montrer, évidemment. Eh oui, ma belle-mère n'est pas ma mère... même si je l'apprécie beaucoup et que je lui fais confiance (elle a quand-même réussi à maintenir en vie son fils, c'est la preuve qu'elle n'est pas incompétente!).
Puis, les nuits suivantes, j'ai vite lâché la pression.... cette petite séparation forcée nous a permis, en fait, de bien nous reposer avec Jean-Chou. Ca devait bien faire plus d'un an qu'on n'avait pas ouvert les yeux après 8 heures du matin.
La beaux-parents, en revanche, nous ont rendu notre fille, à la fin du séjour, exténués.

Et puis parlons de Noël, tiens. Vous me connaissez un peu, je suis plutôt du genre sauvageonne. Les fêtes de famille m'excitent comme une petite fille, et, à la fois, me font extrêmement chier. C'est comme ça. Depuis petite, j'ai des souvenirs merveilleux de fêtes de Noël dans la grande maison de mes grands-parents, ou dans le chalet de ma grand-mère.
Mais au bout de quelques jours, je finissais bien souvent par ne plus supporter grand-monde. Les souvenirs sont agréables, mais aussi ternis par les tensions, les jalousies, les comparaisons, les mésententes. Les problèmes de famille ne se règlent jamais. Et contrairement à d'autres, comme Jean-Chou par exemple, j'en ai toujours eu une perception très fine, trop fine, même. Je suis une éponge. Les tensions déteignent sur moi, j'ai du mal à ne pas me sentir touchée. Et à l'incompréhension, s'ajoute l'épuisement. Les fêtes de famille (au sens "beaucoup, beaucoup de famille") me lessivent.
Je rentre souvent des fêtes de Noël en me disant que pour moi, la seule vraie famille, c'est le petit cercle papa-maman-frère-soeur. (et maintenant: Jean-Chou et ma fille). Point.
Après avoir fêté Noël, on se dit souvent: "mais pourquoi ces fêtes?" On sent que ce rituel est obligatoire, bien qu'il ennuie la plupart des gens.

Cette année, mon satut de "pièce rapportée" m'a donné un peu plus de recul. J'ai été plus spectatrice que les années précédentes. Et j'ai pu consater que c'est toujours la même pièce qui se joue. J'imaginais, d'ailleurs, cachés derrière la porte d'entrée, les maquilleuses et les chefs-opérateurs, ainsi qu'un réalisateur avec son clap: "Noël à Paris, scène 1, action!".
Aucune scène de famille, dans les films ou les livres, n'a pu être totalement inventée. Tout est tellement à notre disposition dans la réalité! Inutile d'imaginer quoi que ce soit. Il suffit de regarder, d'écouter, de noter.

Les embrassades, les guirlandes lumineuses, les bons vins et les sourires sont toujours fragiles. Un regard en coin, une remarque un peu méchante, une question gênante ("alors, tu vas l'avoir, ton bac?" ou: "et vous la laissez toujours pleurer comme ça, pour la coucher, votre fille?") ou un éternel conflit entre membres d'une fratrie peut surgir à chaque instant.
On sent que les membres de la famille, forcément réunis pour le réveillon de Noël, sont sur leur 31 et sur la sellette à la fois. L'esprit de compétion est à son comble (qui a la plus belle carrière, qui a le métier le plus intéressant, qui a le mieux élevé ses enfants, qui prend son rôle d'oncle/ tante le plus au sérieux, qui est le plus intellectuel, qui fait le plus beau cadeau aux enfants, qui respecte le mieux les traditions, qui a souvent raison, qui a la meilleure façon de voir la vie)

On passe une bonne soirée, on mange bien, mais on évite les sujets qui fâchent trop. On ne parle de pas grand-chose, finalement. On redoute les questions indiscrètes, on contourne ceux qui voudraient nous percer à jour. On a tous des vies et des points de vue très différents. On ne veut pas que ce moment dure trop longtemps, au fond.
Heureusement, à la fin du repas, vient la trève; le moment des cadeaux. Comme une épaisse couche de sucre glace qu'on utilise, en plus du vin, pour adoucir toutes les tensions subies lors du dîner.

Je suis quelqu'un de sensible. J'ai d'ailleurs découvert l'écriture, qui, depuis longtemps, me permet d'exprimer mes angoisses, pour prendre du recul sur les choses, et même, en rire.
C'est pour cela que bien des choses qui me faisaient facilement souffrir auparavant sont maintenant une source d'inspiration passionnante.
Je viens d'ailleurs de commencer le bouquin de Beigbeder, "un Roman Français", et je me sens très proche de ses analyses sur la famille, l'écriture, les souvenirs. C'est le premier de ses livres que j'apprécie vraiment.

La famille est une belle source d'inspiration parmi d'autres...
Je crois que j'écrirai toute ma vie!
(dans le même thème, lire mon billet sur les déjeuners de famille)

2 commentaires:

  1. Les fêtes de famille, c'est une école de la vie. C'est au cours de ces réunions qu'on mesure sa capacité à "prendre sur soi". Je dois avouer qu'il y a des moments où j'y arrive mieux qu'à d'autres. Cette année je me suis plutôt bien débrouillé...

    Mais ce qu'il y a de bien, c'est le debriefing qui vient après. Où, sans porter de jugements hâtifs ou faire de reproches disproportionnés, on aime à se dire "j'espère que notre fils ne sera pas comme ses cousins quand il aura leur âge", ou encore "ta mère est pleine de bonne volonté mais elle ne sait pas déléguer". Et on en arrive toujours à la conclusion que "y a que nous qu'on est bien" !

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  2. Eh oui, c'est toujours nous les meilleurs ! ;)

    Bonne année à tous.

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