mercredi 12 mai 2010

Mafia Russe: l'Honneur des Brigands


Aujourd'hui, les chatons, pas de post sur les biberons, mais une petite critique télé!

Ah d'accord! Depuis quelque temps je n'arrive plus à voir en streaming les Desperate Housewives!
Eh bien ok. (d'ailleurs si vous avez un autre plan? d'habitude je regardais sur ce site-là, mais maintenant c'est payant)

Hier, donc, au lieu de me regarder mes deux petits épisodes tranquilou en grignotant des feuilles de roquette nature et des Pepito, Jean-Chou m'a dit: "Y a un Théma sur Arte qui m'a l'air vachement bien, ma grande. C'est sur la mafia russe".

Jean-Chou est comme ça, ambigu et passionnant: Il a d'abord trépigné d'impatience devant les infos insipides de Laurence Ferrari (vous savez, celle qui vous annonce, avec le sourire naïf d'une speakerine des années 60, qu'il y a 3000 morts dans un attentat, pour ensuite enchainer, le plus sérieusement du monde cette fois-ci, sur un débat d'idées avec Evelyne Dhéliat)
Au bout de ces 20 interminables minutes, il a enfin eu "la liste" de Domenech. Il m'a paru content.
Rasséréné, il est ensuite allé vérifier une dernière fois, sur le net, les cours de la bourse (Standards and Poors, Fitch et Moodies sont trois potes à nous en ce moment).
Et enfin, il a, fort heureusement, immédiatement retrouvé ses esprits pour me proposer un truc intelligent à regarder, dans la soirée:

On a donc zappé sur le Théma d'Arte sur la mafia russe. Grand bien lui en a pris, à mon Jean-Chou. J'ai été littéralement scotchée à mon canapé pendant toute l'émission. C'était un documentaire, "l'honneur des brigands", réalisé par Alexander Gentelev.
Trois mafieux russes multi-miliardaires se livrent à la caméra, pour raconter leur vie, leur parcours: Léonid Bilounov, Alimzhan Tokhtakhounov et Vitaly Diomotchka -ce dernier m'a paru être le plus machiavélique d'entre eux-
Trois parcours, assez différents, d'énormes crapules qui ont fait fortune grâce au racket organisé (et à l'extrême violence, bien-sûr), lors de la privatisation des entreprises publiques à la fin du communisme.
Trois personnalités, toutes très fines et glaciales, racontant, sans une pointe de regret, les atrocités qu'elles ont commises, ayant pour point commun d'avoir vécu une enfance terrible sous le communisme, puis d'avoir fait fortune sur le dos des autres, sans avoir jamais travaillé.
L'un est installé sur la Côte d'Azur (On finit par comprendre, dans le film, pourquoi l'Etat Français a ses raisons de ne pas l'expulser), les deux autres courent toujours, vivant planqués tout en étant liés à l'élite financière et politique de leur pays, qui leur rend de précieux services.

Le documentaire est vraiment bien réalisé, car ces types, réunissant tous les attributs du parfait psychopathe, sont filmés de manière froide, à leur image. Sans jugement particulier, ni, à l'inverse, de fascination gênante.
Dans un pays où 1/4 des hommes font un passage en prison dans leur vie (selon un dicton russe, "la moitié des hommes est en prison, l'autre moitié attend d'y entrer"), et où la mafia est parfaitement infiltrée dans tous les milieux influents, il parait impossible de combattre ce système. Tout est imbriqué: politique, investissements immobiliers, blanchiment.... et, selon les témoignages, toutes les banques russes, sans exception, abritent, aux postes de direction, des parrains mafieux.

Ce documentaire est passionnant et fait froid dans le dos. A côté des trois Parrains qui témoignent, ceux de Coppola vous feront vaguement penser au Prince Charmant dans un vieux Walt-Disney, Nicolas Cage (dans Lord of War) à un caniche nain inoffensif, et Tony Montana (Scarface), à un type bien sous tous rapports et plutôt équilibré psychiquement.
A la rigueur, Gomorra, le génial bouquin de Roberto Saviano, s'approche du réalisme du documentaire.

Si vous avez 1h30 à tuer, (par exemple ce soir, tiens!) vous pouvez revoir le documentaire sur Arte en cliquant ICI (disponible pendant une semaine, puis téléchargeable en VOD)
Je vous le conseille vivement, vous l'aurez compris.

Et puis, vous pouvez lire la critique, parfaitement résumée, tirée du Nouvel Obs, en cliquant ici.

Allez, je retourne à mes problématiques de grosse baleine à hormones. A bientôt.


7 commentaires:

  1. Bonjour,

    Pour le streaming que ce soit de Desperate Housewives ou une centaine d'autres séries, je te conseille http://www.alloshowtv.com/.
    J'aime beaucoup ton blog que je suis régulièrement depuis plusieurs mois.

    A bientôt,

    Léonor

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  2. Da, da, très intéressant ce billet (dit avec l'accent russe). Presque autant que la Nouvelle Star, c'est dire!

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  3. http://www.alloshowtv.com/series/details_s.php?id=8LGA9000038V488&cat=S&action=no
    pour Desperate Housewives en Streaming ( Gratuit )
    Bisous

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  4. Oui le Vitaly il avait un air glacial,genre le mec que la culpabilité doit pas tarauder.L'histoire du SDF qu'ils ont utilisé pour faire peur aux autres c'est incroyable.C'était ce groupe là le pire de tous;

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  5. merci pour vos bons plans pour les Desperate!

    oui, Vitali, impressionnant, hein? :-)

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  6. jai vu le reportage mais j'aimerais vraiment le revoir et le montrer a des potes :p qqn saurait ou j peux le revoir ? un site ou yaurait des reportages en streaming ou a telecharger..?

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  7. On peut revoir tout le reportage sur Daily Motion en tapant"L'honneur des brigands".

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