vendredi 12 novembre 2010

Bizutée


Ca y est. Mon tour est venu. Ce n'est pas sans une certaine fébrilité que je vous annonce que ce vendredi 12 novembre, vers 11h du matin, j'ai passé un cap. Une espèce de test, un examen bien ardu. Un de ces moments inévitables, qui font tout le charme de la vie de parents.

Ce matin, j'ai perdu un peu de l'innocence de la jeune mère encore peu expérimentée que j'étais.
Ce matin, alors que je me promenais dans la vieille ville, par un temps splendide de fin d'été, avec ma fille et mon fils en porte-bébé, je me suis fait bizuter. Par ma fille.
Pour la première fois, elle m'a fait une scène, un caprice, digne des vidéos les plus insupportables qu'on trouve sur le net. Vous savez, composées de nains hurlant, morvant, se trainant par terre dans un supermarché... vous rassurant sur vos nains à vous, quand-même moins odieux, et vous faisant au passage de la pub, un peu tard, sur l'intérêt de mettre une capote.

Ce matin, c'était mon tour. Encore un principe qui est tombé. Bien sûr, jusqu'à ce matin, je me disais que j'étais une mère meilleure que la moyenne. Que, grâce à ma psychologie, à ma finesse, à mon sens du dialogue et de l'écoute, et surtout à ma patience, jamais je ne me laisserais tyranniser par un petit roi dans un lieu public. C'est une question d'éducation. On a les enfants qu'on mérite.
J'ai de l'orgueil, moi. Je ne suis pas comme ces parents irresponsables, qui font des gosses et qui leur passent tout. Jamais ma fille ne me fera une scène en public, parce que mes méthodes pédagogiques hors-pair auront, tout simplement, servi de prévention à un tel phénomène. D'ailleurs, les passants ne se pâment-ils pas d'admiration lorsqu'ils ont la chance de me croiser, accompagnée de ma petite fille si sage? Non mais! Les enfants de nos jours sont odieux, il suffit de les cadrer un peu, c'est pourtant pas si compliqué.

Ben en fait, non. Je vous donne les ingrédients de mon super moment de solitude de ce matin. Si ça vous chante, vous pouvez vous amuser à réunir les mêmes pour copier la recette; Celle de la Scène du Caprice Monumentale. (Ou vous pouvez juste rigoler derrière votre ordi, en poussant un ouf de soulagement de ne pas avoir encore d'enfant)

- Je me balade avec ma petite blonde "Jacadi", habillée trop chou, avec ses petites chaussures en cuir de petite fille modèle. Et mon fils sur le ventre. Le bonheur.

- Ma fille veut absolument aller voir Jésus. Va pour Jésus, on entre dans la première église venue (ma fille aime le baroque flamboyant, c'est comme ça). Elle a bien compris que je ne pouvais pas crier, dans cet endroit. Elle commence à me chercher un peu et à jouer avec le feu (au sens propre); je dois lui rappeler qu'on ne souffle pas sur les bougies, on n'est pas à un anniversaire géant nom de die... Euh, non d'une pipe.

- On sort. Je lui dis que je vais acheter de la socca, à une condition: qu'elle m'écoute et qu'elle arrête de faire n'importe quoi sur les trottoirs.

- Elle fait n'importe quoi. Elle me lâche la main, veut aller jouer sur la route, s'assoir par terre ou entrer dans le magasin de jouet.

- Nous passons donc devant la vendeuse de socca, et je lui explique qu'elle n'en aura pas, car elle ne m'a pas écoutée. On va rentrer, c'est mieux.

- Les pleurs commencent: "je veux de la soccaaaaaa je veux de la soccaaaaa je veux de la soccaaaaaaa". Ils se transforment en hurlements, voire en râles, proches du brâme du cerf ( c'est moche, un brâme). "Je veux pas rentreeeeer je veux pas rentreeeer".

- Elle résiste, ne veut plus avancer. Elle devient toute rouge, décoiffée. J'ai mon fils de 6 kg sur le ventre, qui m'empêche d'attraper ma fille et de la porter sans lui demander son avis.

- Une vieille dame MST (Mocassins Serre-Tête) s'approche, s'agenouille et s'improvise psychologue sauvage: "eh bien ma chérie qu'est ce qu'il y a? Ça ne va pas avec ta maman? viens on va faire un bout de chemin ensemble. Vous savez madame, je m'y connais, j'en ai élevé 42 des enfants. Elle est fatiguée votre fille, il faut prendre la poussette quand vous sortez. Et puis elle est jalouse de son petit frère". J'ai été obligée de reprendre ma fille, de lui dire "Ça va aller, merci, mais je connais ma fille."
Si on n'avait pas été devant le Palais de Justice je lui aurais mis une tarte (en visant bien, ça lui aurait arraché son poireau sur le nez. D'une pierre deux coups, qu'on appelle ça. Et puis ça lui aurait évité l'effort de tendre joue)

- Devant le parvis du tribunal, les terrasses de café bondées, ma fille décide de nous faire atteindre l'apogée de la scène. Elle se jette par terre, son t-shirt trempé de larmes. Un vrai mutant. Moi je suis debout, à essayer de la relever, avec peine puisque j'ai un bébé sur le ventre. Je commence à m'énerver, à crier. (alors que je sais bien que crier ne sert pas à grand-chose.)
Les gens commencent à me regarder avec insistance. Je sens du jugement dans les regards. Un peu parano, je les devine; "mmmh... est-ce que c'est sa mère? encore une mère qui ne sait pas tenir ses gosses. y en a qui devraient jamais faire de gamins si c'est pour les élever aussi mal".
Là, j'ai juste envie, au choix: de me liquéfier sur place/ de pleurer/ de me télé-transporter direct sur une plage déserte aux Seychelles.

- Une autre dame me lance un regard noir, un peu comme si j'étais en train d'éventrer un cochon vivant sur son vison tout neuf. Le jeune papa d'un nourrisson me regarde avec compassion et angoisse. Je le sais, il s'imagine à ma place dans quelques mois. J'aimerais trouver une camisole de force taille 24 mois.

- L'ascenceur du parking s'ouvre. Ma fille s'allonge en travers de la porte. Je suis obligée de la tirer, d'une main, pour que la porte puisse se fermer. Elle reste au sol, et Dieu sait que les ascenseurs du parking Saleya sont dégueulasses.

- Dans un parking, ça résonne pas mal. J'en fais l'expérience, puisque les hurlements continuent.
Devant la voiture, je suis face à un casse-tête: Installer mon fils dans son siège auto: ça, c'est fait. Mais impossible d'asseoir ma fille et de l'immobiliser. Elle s'est transformée en furie, et, comme envoutée par l'Exorciste, elle se cambre et refuse de se faire attacher. J'essaie de la pousser contre le dossier, mais ses hurlements me mettent hors de moi et j'ai peur de lui faire mal. Tant pis, je ferme la porte de la Twingo, je la laisse hurler seule encore 5 bonnes minutes pour tenter de me calmer, debout, un peu plus loin, sur le parking.

- Une dame d'une soixantaine d'années vient chercher sa voiture, près de la mienne. Avec un petit sourire, elle me dit "faut pas avoir peur de leur foutre des torgnoles, vous savez, à un moment." C'est vrai qu'une bonne fessée, c'est tentant. Et puis ne dit-on pas que "ça n'a jamais fait de mal à personne"? Bon, on verra plus tard, ma morale (pfoua! la blague!) me l'empêche encore.
De bonne grâce, elle accepte ma demande: de jouer à la méchante ogresse devant ma fille, de la prendre fermement dans ses bras et de la menacer de l'enfermer à double-tour dans une cage avec d'autres enfants pas sages, pendant que je me cache derrière un poteau. (NDLR: Avant d'avoir des enfants, évidemment, je pensais que le chantage ou la menace n'était pas une bonne méthode d'éducation, et qu'il était honteux d'y avoir recours. Oui mais c'est efficace).
J'en rajoute une couche en annonçant à ma fille " fini les tour de manège, terminé les balades, zéro cadeau à Noël et plus de socca pendant 6 mois".

- Toujours hurlante, mais devenue moins crispée, j'arrive à la mettre, enfin, sur son siège auto.
Mon fils se met à gigoter... on aurait du être rentrés depuis une bonne demi-heure maintenant, il va avoir faim. J'angoisse.

- Je m'installe sur le siège conducteur. Les quinze minutes de trajet pour rentrer se feront dans les cris stridents. Je positive: au moins, elle ne dort pas, ça sera plus simple pour la coucher ensuite. Je fais la sourde, je mets France Inter un peu plus fort et j'arrive presque à ne plus l'entendre (question d'entraînement). Mon fils est calme, heureusement.

- Nous voilà enfin rentrés. Je l'ai couchée, privée de repas.

Je suis donc à la maison, je n'ai pas mangé, pas bu, je dois encore donner le bib au petit dernier qui commence à pleurer.
De rage, je crois que je pourrais décimer une famille ours à mains nues. Ou foutre le feu à tous les CD d'Abd-Al-Malik chez Virgin. Ou bien même procéder à un autodafé de tous les T'Choupi présents chez moi.
Je me contenterais d'aller faire 5 ou 6 heures de footing pieds nus sur la plage de galets, pour lâcher la pression.

Ce soir, la baby-sitter vient pour la première fois garder mes deux chéris d'amour.
Je l'aime.

Ça va vous sinon? des réactions? Une anecdote dans le même genre à raconter? Allez, je sais que je ne suis pas toute seule. Hein, je ne suis pas toute seule?
(Dans le même genre: mon post sur les Trucs qui peuvent rendre chèvre les jeunes parents.)

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18 commentaires:

  1. Oh ma pauvre! J'imagine la scène!
    Tu sais, le regard de gens, faut pas te laisser impressionner, imagine plutôt qu'eux ont eu besoin de Super Nanny pour réussir à dresser leurs gosses, ça te soulagera!

    Quant au caprice de ta petite, j'imagine qu'il y en aura d'autres. Suis pas contre une bonne fessée qui recadre, personnellement, mais après, c'est chacun son credo...

    Bon allez, souffle un bon coup, prend une douche fraîche pour faire descendre la tension et prépare toi à expliquer à ta fille à son réveil que son comportement ne se reproduira pas sinon tu l'abandonneras dans une poubelle. Comment on peut pas dire ça à un enfant? Ah bon? ;)

    Bon, je vais aller savourer ma nulliparité, mais je penserai bien à toi.

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  2. Merde alors… tu veux dire qu'avoir un enfant sage à 21 mois ne me met pas à l'abri de ce genre de crise ? Et qu'il risque de me faire ça le jour où le deuxième aura pointé le bout de son nez ?
    Je compatis, j'imagine exactement ce que ça doit être de vivre ça pour la première fois sous les regards outrés des gens dont on devine très bien les pensées pour les avoir eues soi-même quelques mois avant !
    Promis, dès que cette première crise me sera tombée dessus, je viendrai la raconter ici, histoire de se serrer les coudes :)

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  3. Vache, elle t'a pas gâtée, pour ta première fois. Je te remercie de me rappeler à l'humilité. Pour le moment, pas encore de scène, mais je suis à l'abri de rien avec la Number Three qui a autant de caractère que les deux autres réunis. Je tâcherai de me souvenir de tes mots de sagesse en introduction.

    Je pense que je l'aurais laissée sur place ;-) ou comme toi, mis la musique un peu plus fort et fait semblant que je l'entendais pas.

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  4. hum alors
    1- même en étant la meilleure de mère, on doit en passer dans sa vie de maman par 1 ou 2 scènes en publique au moins.
    2- le chantage ou la menace ne fonctionne pas trop mal que lorsqu'elle est exercée par une personne extérieur inconnue. Tu n'en auras pas toujours sous la main pour te sauver la mise. Il serait peut-être utile que tu admetes que le premier chantage "bon comportement = socca" n'avait pas ammené de résultat terrible: pas d'amélioration du comportement et une scène quand tu mets la menace à exécution. Sans chantage tu n'aurais pas eu cet impératif de ne pas acheter de socca pour rester cohérente et donc tu aurais sans doute évité la crise.
    Inutile par ailleur de préciserà quel point je réprouve l'avalanche de punitions annoncées pour tenter "d'anéantir la bête".

    Point de détail: est-ce que ta fille était au courant que vous aviez la visite d'une nouvelle baby-siter aujourd'hui?
    Cela a pu faire parti des petits point de détail contrariant justifiant qu'elle soit moins sage que d'ordinaire.

    Enfin voici les pistes que j'ai utilisé par le passé pour ne pas me mettre dans des situations infernales: écourter les balades dès que je sentais les enfants dans de mauvaises dispositions. Si pas le choix, les contrarier le moins possible et aller un maximum dans leur sens. Si on arrive quand même à un conflit d'intérêt, se mettre à leur niveau, tenter la négociation douce, le compromis, ou aussi patienter tranquillement à leur coté, sans chercher à leur faire faire quoi que ce soit.

    Bon je donne l'impression de tous leur passer, c'est un peu plus le cas à l'extérieur, à la maison, ils peuvent bien criser autant que ça leur chante ils savent que je ne calerais pas d'un poil.

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  5. Premier commentaire par ici, normal j'ai entendu ce matin que c'était le jour de la gentillesse. J'ai la même à la maison (26 mois), j'avais les mêmes principes du genre " c'est pas un tama de 91 cm qui va dicter sa loi à sa mère et son autorité naturelle louée par beaucoup !"... Ahmmmm... Hébé la crise des deux ans, c'est la crise des deux ans. J'ai tenté la fessée au début, elle la jouait oeil pour oeil, dent pour dent, j'ai vite arrêté quand j'ai réalisé qu'il faudrait bientôt lui arracher un bras !
    Ensuite, je l'ai jouée mère hystérique, généralement, tout le monde finissait en pleurs. Maintenant, je fais la grosse voix sans jamais l'élever (accompagné de "je compte jusqu'à 3) mais de toutes façons y a un moment où ils écoutent plus rien, faut y passer. Dans ces cas là, je dis plus rien, je la contrains physiquement jusqu'à ce que je puisse rentrer chez moi et la mettre "au coin" à la maison. Et oui ce sont de grands moments de solitude où je me rue littéralement à la maison avec monstrota trainée derrière sous le regard effrayée de passants. Par contre, très clairement, le premier qui me dit un truc, lui je l'insulte et je le frappe, ça aide, c'est dingue... :-p

    Du courage et de la patience...
    Sinon parfois j'ai pensé à la laisser dans un placard quelques mois le temsp que ça passe mais il parait qu'on peut pas. C'est dommage non ?

    Bravo pour le blog, je rigole souvent par ici. Et toute maman d'un enfant de 2 ans et + a besoin de rire c'est connu !

    Etiennette

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  6. Ah bin là t'as été gâtée !!!!! Je sui à fond opur un autodafé de tous les T'Choupi, je le hais ! Petit ours brun est niais ET insupportable, mais moins que T'Choupi... Alors on les brûle et on va se boire un bon verre de vin. Tu crois que je vais finir alcoolique et accessoirement en prison pour brûlage de T'Choupi prohibé ???

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  7. ça me rappelle la fois où Mi Broteur 1, âgé de 2 ans et quelques, faisait rien qu'à ronchonner, couiner, gémir parce qu'on se promenait sur un joli chemin plein de neige en Savoie. On venait de faire de la route, certes, mais rien ne justifiait l'humeur grincheuse du cher enfant. Sa fatigue, il allait bien vite apprendre à n'en faire pas (trop longtemps) profiter ses géniteurs sous forme de décibels surnuméraires. Après les sommations d'usage, sans résultat aucun, Mi Broteur 1 se vit agripper par la doudoune et le fond de la culotte, et propulser dans la congère bordant la route, y inscrustant sa bruyante petite personne. J'en ris encore. Le mouflet, ça l'a calmé instantanément et en plus, il nous offrait une vraie image de cartoon façon Tex Avery, les bras en croix incrustés dans la neige. On l'a retiré illico bien sûr, écroulés de rire devant le gosse ahuri mais enfin silencieux. Tout ça sous les yeux sévères et réprobateurs des passants. Ce qui contribuait évidemment à notre hilarité de parents parfaitement indignes.
    Pour dire qu'on a toujours eu tellement horreur des braillards capricieux que l'on a jamais hésité à les secouer fermement et surtout sans attendre le paroxysme, en public comme en privé. Pas de négociation pour les caprices qui souvent sont le signe d'un besoin de sévérité, c'est-à-dire une demande d'attention particulière du petit enfant. Ne pas y répondre par la fermeté engendrerait un sentiment d'insécurité, dixit le corps médical. Mais nous, ce qu'on retenait surtout, c'était le désagrément auditif causé, nous si fragiles de la feuille. Je sais ce que ce commentaire peut avoir d'arrogant mais c'est la vraie vérité !

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  8. Pardon pour les fautes d'accord ("s'est vu agrippÉ...et propulsÉ").

    Et surtout, pour être honnête, Titcheur et ses frères étaient faciles à vivre. Ou alors, c'est parce qu'ils ont tout de suite su qui était le chef ?!

    C'est surtout Mi Broteur 2 qui avait une grosse tendance à râler, notamment en se réveillant de sa sieste. Il braillait comme un veau. Ou quand on lui coupait les tifs. Jamais compris pourquoi. Aujourd'hui encore quand quelque chose lui résiste (un jeu vidéo, un objet, du bricolage) : il gueule. Mais là, c'est pas (que) des caprices, c'est son caractère de ch... comme sa mère.

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  9. @ Toutes:

    merci pour vos commentaires. Après sa sieste (3h! jamais vu une sieste aussi longue!) ma fille est venue me rejoindre et m'a immédiatement dit, encore toute ensommeillée: "si ze fais des caprices la dame méchante elle me met dans un carton dans la voiture avec les autres zenfants pas zentils".
    Je me suis dit que ça a du faire son petit effet, mes menaces ;-)
    puis, alors que je pensais vraiment que tout cela était derrière nous, elle m'a refait une scène monumentale d'une heure, en fin d'après-midi. Les pompiers ont sonné pile à ce moment-là avec leur calendrier et je les ai plutôt mal reçus, les pauvres chéris.
    Notre soirée chez des potes est tombée à point nommé...

    Sinon pour répondre à vos conseils, si ma fille atteint l'inacceptable (comme ce jour-là), je suis plutôt "fermeté" que "négociation". Mais mon gros souci, définitivement, c'est qu'elle a bien senti que j'étais fatiguée et entravée par le porte-bébé.
    Ce week-end elle a été adorable... mais lorsqu'on s'est mis à faire un gateau au chocolat, j'ai cru qu'on allait revivre le même truc. J'ai du la raisonner pour qu'elle ne fonde pas en larmes lorsque je lui ai annoncé que le gateau ne serait pas prêt tant qu'il ne serait pas cuit...

    Alors ok, elle a peut-être un fond de jalousie envers son frère qui s'exprime... ou juste le caractère d'une naine de 2 ans et demi... mais c'est peut-être tout simplement qu'elle a un souci avec la nourriture! La socca, le chocolat... qu'est-ce qu'il y a de plus important que ça, finalement? ;-)

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  10. tu t'en es plutôt bien sorti. j'avoue avoir peur que ça m'arrive.
    courage à toi, bises :)

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  11. Alors là, ptdr!! Je rigole depuis plus d'1h à lire tes articles, mais là j'en ai carrément mal au ventre! Pas cool, j'accouche dans 2 mois à peine!!
    Je peux pas croire que ma fille ainée me fera vivre le même enfer quand bb2 sera là... non, c'est pas possible, le problème vient forcément de toi, tu fais partie de ces "parents irresponsables, qui font des gosses et qui leur passent tout"...
    En tout cas, merci pour la partie de rigolade, le titre et l'image sont carrément bien choisies!
    Mais au fait, c'est quoi la "socca"??

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  12. Non non tu n'es pas toute seule!!!..et moi, j'en connais un rayon question caprices en public...avec 2 filles (9 et 3 ans) je suis vernie, mais pas blindée!!! Entre la grande qui commence en avance sa crise d'ado et la petite qui hurle dans les rayons de la FNAC de Bordeaux...j'ai parfois une grosse envie de pleurer en public moi aussi...si tu veux voir nos aventures, c'est par là avec MDP: loulou
    http://petitemimi.monbebeblog.com/2569495/Quand-ma-progeniture-est-tyrannique/

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  13. Selon ma mère, chacun de ses 4 enfants lui a fait UNE fois le coup de la Crise Monumentale et Ingérable (bien que j'aie du mal à croire que moi, petit être de lumière et de joie, ait pu faire quelque chose d'aussi criminel pour les tympans). Visiblement, en rentrant, le petit braillard (ou la petite braillarde) a été emmené dans al salle de bains, s'est fait agenouiller devant la baignoire et a eu un jet d'eau froide sur la tête pour le (ou la) calmer. Suite à cela, quand on exagérait, il suffisait que Maman demande "si elle devait s'énerver" d'une voix calme mais glaciale, et on se calmait illico... (cela dit je n'ai aucun souvenir de l'incident en question... je n'ai visiblement pas été traumatisée...)

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  14. Extaordinaire !!! Je suis en plein dedans et ça fait tellement du bien de te lire !!! Merci du fond du coeur, je me sens tellement normale malgré la terrible sensation de solitude qui m'envahit à chaque CMI (Crise Monumentale Ingérable)...!!

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  15. Tidiou quelle histoire ! Je me demande si ce n'est pas pour éviter ça que je n'ai jamais voulu avoir d'enfants :-)) Quelle énergie il faut pour les élever. J'admire les mères du monde entier, mais ça aurait été au-dessus de mes forces.

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  16. bon, 4 ans après mais tant pis... c'est quoi la socca??

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    1. C'est un plat niçois tout simple à base de farine de pois chiche, d'huile de olive et d'eau... C'est un délice, cherche sur le net pour la reçette ;-)

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