vendredi 21 janvier 2011

Tokophobie: La peur de la REALITE de l'Accouchement

crédit photo: Monkey Business
"allez grognasse, arrête deux secondes avec ta salade. En vrai, t'es morte de trouille, comme nous toutes!"

Tokophobie.
J'ai découvert ce mot, et sa signification, aujourd'hui.
Il veut dire "peur de l'accouchement".


J'ai lu un article là-dessus dans le Nouvel Observateur (p.80) de cette semaine, très instructif.
Article reprenant la désormais célèbre phrase de Florence Foresti: "l'accouchement, c'est un peu notre Vietnam à nous".
("si on racontait aux gens la bouch... le bonheur que c'est, l'humanité pourrait s'éteindre en 50 ans à peine")

La tokophobie, si vous lisez la définition dans Doctissimo, a été assez bien décrite par les médecins au 19ème siècle. Les femmes enceintes étaient toutes plus ou moins terrorisées à l'idée d'accoucher pour la première fois, ou de revivre les souffrances déjà endurées lors d'accouchements précédents.
Aujourd'hui, malgré les progrès médicaux énormes, cette véritable phobie, provenant des pays anglo-saxons, serait de plus en plus répandue en France.
Le risque d'y laisser sa vie est presque inexistant à présent, pourtant l'idée de l'accouchement provoque chez certaines femmes une terreur les poussant, soit à ne jamais vouloir enfanter par peur d'être mutilées, soit, pour celles qui y sont déjà passées, à se contenter d'un enfant unique. Celles qui franchissent quand-même le pas exigent bien souvent une césarienne, effrayées par les souffrances et les conséquences assez lourdes d'un accouchement naturel par voie basse.

Les médecins voient de plus en plus ce genre de femmes, obsédées par le contrôle, qui veulent souffrir le moins possible, ne pas subir les saignements et suites de couches jamais très confortables. Nombre de stars ( Victoria Beckham, Claudia Schiffer, etc...) refusent l'accouchement par voie basse, on les appelle les "too posh to push" (trop classe pour pousser)
Et de plus en plus de femmes demandent la césarienne à leur chirurgien, terrorisées à l'idée de "s'abîmer", pensant souvent d'abord à leur bien être avant la sécurité de leur enfant.
Ainsi, le syndrome "Rachida Dati" est de plus en plus répandu, où les femmes préfèrent tout contrôler de leur accouchement, "vite fait bien fait": caler la date un jour de congé, faire ça en quelques heures, et repartir à la maison aussitôt pour boire un cosmopolitain avec les copines puis essayer leur nouvelle lingerie sexy avec John-Ken (permettez, je rigole sous cape).

Le problème, toujours selon le Nouvel Observateur, c'est que cette envie de contrôler un accouchement de A à Z, comme on organiserait un mariage parfait, "tout beau tout rose" est souvent vouée à l'échec.
Selon les médecins, on ment aux femmes depuis 20 ans: elles croient désormais que l'accouchement est sans douleur grâce à la péridurale. Elles tombent bien souvent de haut, après la période ultra-protégée de la grossesse, quand elles accouchent: beaucoup d'entre elles craignent la perte de dignité face au mari, restent dans un contrôle les empêchant de pousser vraiment.
Or l'accouchement, c'est ça: du sang, de la douleur, de la sueur, et un bébé de 3 kg qui doit finir par sortir (et deux-trois autres trucs pas super glam, on va pas détailler).

Certes, la naissance de mes enfants a été un moment merveilleux dans ma vie. Mais l'accouchement, pas exactement (mais je n'ai pas détesté non-plus)
Arrêtons avec ces phrases débiles "c'est que du bonheur" (déjà dit précédemment) et "l'accouchement c'est le plus beau jour de la vie d'une femme".

Même avec la péridurale, on souffre: tremblements de douleur sur la table de travail, teint livide, perte de connaissance, vomissements, envie de se taper la tête contre le mur tellement les contractions sont insupportables, sensation que jamais on ne saura comment faire sortir cette masse de plusieurs kilos : c'est la réalité du travail avant que la péridurale fasse son effet (et cela dure quelques heures)
Alors, loin de moi l'idée de dire qu'il faut souffrir (vous me connaissez!), au contraire, les techniques proposées comme la péridurale, dans mon cas personnel, m'ont juste SAUVEE.
Mais comme le disent les médecins dans le journal, les femmes qui vont accoucher manquent souvent de REALISME. Elles sont bercées dans un petit cocon pendant 9 mois et peuvent être choquées par le dénouement.
Plutôt que de vouloir absolument tout contrôler, il vaut mieux avoir conscience que l'accouchement et ses suites sont une épreuve physique. Connaître la réalité de ce qui va nous arriver permet de mieux gérer le moment. Et faire confiance aux médecins, lâcher prise, oublier sa petite personne aussi, ça aide beaucoup. Et tant pis si on a l'impression de "perdre un peu de sa dignité devant le Prince Charmant". Ca vaut le coup quand-même.

Et puis, tant de femmes font un 2ème enfant après avoir vécu ces moments durs... C'est aussi parce que le cerveau est bien fait: les douleurs de l'accouchement, je ne sais plus grâce à quelle hormone, sont très vite oubliées.
Et puis, c'est aussi parce qu'on sait que la souffrance ne dure qu'un temps. Plusieurs heures, quelques jours tout au plus. C'est cela qui fait que les femmes ne deviennent pas folles, tout simplement! Elles sont même, bien souvent, Heureuses, ensuite. Si, si!

Allez! Pendant l'accouchement, pensez à toutes les femmes qui ont fait ça avant vous, ou qui sont en train d'accoucher au même moment; vous avez, au fond de vous, cette mémoire ancestrale qui se réveillera. Personnellement, ça m'a donné une force dingue!
Allez, courage les filles.

Des avis?

pour les passionnés, tout est très poétiquement résumé dans cette video de quelques secondes -Oh ça va si on peut plus rigoler!-
(Note: -rajoutée le 26 janvier 2011-: je crois que j'ai trouvé sur le net un livre qui décrit exactement ce sujet:
Naitre, de l'idéal de l'accouchement à la réalité de la naissance)

20 commentaires:

  1. Ben plutôt d'accord. On chie tous les jours, c'est pas glam, si on est constipé, ça devient pénible, si on est malade c'est encore moins glam et on n'en fait pas tout un drame: c'est la nature. Bon en général on évite de faire devant son conjoint mais pour ma part je n'ai pas convié mon conjoint à l'expulsion non plus et il n'y tenait pas: un accouchement c'est pas Urgence en live et gratis.
    D'ailleurs, le sexe c'est aussi assez bestial quand c'est bien fait: c'est sportif, on n'est plus tellement connecté avec la réalité, on ne se controle plus totalement non plus et c'est pourtant bien comme ça que la grossesse commence.
    Enfin pour ma part j'ai bien aimé cette sensation d'être une simple mammifère comme les autres.
    mais ça fait bien longtemps que je sais que je ne suis pas assez prout-prout pour certaines. ;-)

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  2. On est d'accord Cleanettte (pour une fois ;-)
    Moi aussi j'ai aimé découvrir ce côté "mammifère" se développer pendant ces 9 mois. C'est plus une fierté qu'une honte.

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  3. Chouette article ! C'est vrai qu'il y a un manque d'information sur la réalité d'un accouchement, comme si la péridurale réglait tout.
    Ca va faire un an demain que j'ai accouché de mon premier bébé, ça me fait quelque chose d'y repenser.
    Après une grossesse de rêve en ce qui me concerne (je serais bien resté enceinte encore quelques temps !), l'accouchement a été rapide, assez douloureux (déclenchement), mais j'ai aussi beaucoup aimé le côté animal de l'affaire, et paradoxalement, la violence des contractions aussi (oui je suis maso...). C'est une expérience qui m'a fait grandir, progresser dans l'apprentissage du "lacher prise" aussi...
    J'ai bien envie de retenter l'aventure !

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  4. S'il n'y avait que l'accouchement, j'aurai des dizaines de bébés ... Je suis certainement maso, ou ce sont peut être ces fameuses hormones, mais j'ai adoré accoucher.
    Certes, ça fait mal (les péridurales ne fonctionnent parfois pas très bien). Mais j'ai trouvé ce moment magique. J'ai adoré les sensations physiques que ça procure.
    Et que dire de la rencontre avec son bébé ... Pourtant, mon premier accouchement ne s'est pas forcément super bien déroulé.
    Mais je garde quand même un super souvenir de mes deux accouchements.

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  5. Je suppose qu'on a toutes adoré voir enfin la trombine de notre rejeton, c'est à dire après qu'il soit sorti de notre ventre mou, c'est à dire après le paroxysme des douleurs, c'est à dire quand c'est fini, l'accouchement ! Ou presque, parce qu'après 3 secondes de tendresse avec Bébé tout contre nous, la sage-femme te le pique et revient pour faire sortir le placenta en t'appuyant sur le bide comme une dingo, et là, tu dégustes ta race encore un coup et tu te retiens difficilement de ne pas lui casser la gueule. Sinon, c'est bien, l'accouchement.
    Mais quand Bébé sort, mieux vaut rapatrier le papa tout près de soi, et ne pas le laisser pile poil en face de la scène et son cortège de vilaines choses qui peuvent résulter d'un poussage ultime...ça calmera sûrement une partie des angoisses bien légitimes de ces anglosaxonnes d'aujourd'hui. Encore que, y a du mal de fait !

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  6. La nullipare que je suis te remercie pour les infos! C'est vrai que les femmes qui ont eu un bébé à qui on pose des questions sur l'accouchement restent bizarrement évasives, et leur réponse "Oh, on oublie que ça fait mal" n'est pas très rassurante.
    Déjà, si on arrêtait cette espèce de romance autour de la grossesse, comme si c'était les bisounours rencontrent mon petit poney, y aurait peut-être moins de tokophobes... A quand le livre-vérité sur la grossesse et l'accouchement? Tu devrais te lancer, Marine, tu as le talent pour l'écrire ce bouquin et y a probablement plein de nullipares/primipares qui aimeraient bien avoir la version non officielle de la chose!

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  7. ah! c'est vrai que le Prince Charming, il faut le garder près de son épaule dans ces moments-là!
    et puis, surtout, ne pas le "forcer" à assister à l'accouchement, c'est lui qui doit dire s'il se sent prêt ou pas.
    Mais bon il faut relativiser, un drap cache bien tout ce qui se passe.

    Et surtout, en en ayant discuté avec Jean-Chou, lorsqu'on accouche on est tellement prise par l'adrénaline du moment qu'on ne réalise pas bien ce qui se passe (et on ne voit rien). Alors que le futur papa, lui, est dans son état normal et a bien conscience de tout: ouïe, odorat, vue... tous ses sens sont stimulés à ce moment-là.

    @ Titcheur: oh oui oh oui! un livre, ça serait cool ça! (bon même s'il y a pléthore de livres de ce genre...) j'ai tellement de trucs "vrais" à dire, sur l'après, aussi... avis aux journalistes ;-)

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  8. J'ai un peu de mal avec le "on ment aux femmes", et "les femmes manquent de réalisme", et ne savent comment se passe un "vrai" accouchement. Quand on parle de grossesse et d'accouchement avec ses copines (et sa famille), que ce soit il y a 20 ans (quand j'ai eu mon ainée) ou maintenant (mon ptit dernier a 6 ans et j'ai des copines plus jeunes qui font encore des bébés), on doit bien souvent entendre plutôt des récits d'horreur que des rêves paradisiaques ! La longue suite de tout ce qui a mal tourné, des heures de travail, etc.
    Ou alors j'ai un entourage sadique ?

    Remarquez, je pense la même chose de la grossesse et de la vie avec un bébé : je ne me suis jamais attendue à une vie de bisounours, j'ai toujours entendu des "vivement qu'on puisse dormir, on n'en peut plus de ce bébé qui ne fait pas ses nuits !", même il y a 20 ans.

    En revanche, notre époque pousse sacrément à la recherche du contrôle, c'est vrai. Et nous habitue de moins en moins à gérer la difficulté, où qu'elle soit. Tout doit être facile et immédiat... et c'est plutôt là-dessus que ça coince pour ces femmes dont tu parles. Au vu de mes ados (15, 18 et 20 ans), je pense que ça ne va pas s'arranger du tout ! Ils fuient vraiment le moindre effort, et pourtant je ne crois pas les avoir tant gâtés que ça ? Tout dans la "vraie" vie leur semble effroyablement compliqué...
    Ou alors c'est moi qui en tant que quadra expérimentée trouve leur frilosité de jeunesse bizarre. Il doit y avoir des deux !

    Perso, j'ai toujours eu de l'appréhension pour mes accouchements, de la même façon au 1er comme au 5ème.

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  9. @Oelita : ah une quadra ! Comme je suis d'accord avec toi dans cette époque qui veut tout contrôler et tout avoir tout de suite sans effort ! Epoque qui, du coup, augmente les angoisses de celles et ceusses qui n'arrivent pas à avoir tout, tout de suite ! Ce qui fait un paquet de monde, bien évidemment.

    @Marine : Céline a raison, tu dois te lancer dans l'écriture de l'envers des décors. Tu feras oeuvre utile et drôle à lire. Fonce !

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  10. Merci de m'avoir permis de mettre un nom sur les angoissées (moitié hystériques) que j'ai rencontré dans mes cours d'accouchement ; ))
    J'ai quand même entendu : "J'ai lu quelquepart que si on poussait trop fort le bébé pouvait avoir un traumatisme crânien" (véridique !).

    Et même une copine qui, enceinte de 6 semaines (!), m'a sorti qu'elle avait tellement peur de l'accouchement qu'elle voulait accoucher par césarienne... Il a fallu que je lui rappelle que certes y'a pas de risque d'épisio avec la césarienne mais que malgré tout faut qd même ouvrir quelque part et que ça n'est vraiment pas mieux après !

    Je me demande quand même si après cette tokophobie ces femmes ne risquent pas de tomber dans une bonne vieille déprime post-partum en réalisant que non, la vie avec un bébé c'est pas facile et beau tous les jours...

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  11. @ Oelita:
    si on regarde bien, ces récits horribles manquent eux aussi de réalisme...
    en tous cas, n'as tu pas constaté que lorsqu'on tombe enceinte et qu'on demande des conseils autour de soi, les déjà mères restent bizarrement assez évasives et floues dans leur description de ce que c'est, la grossesse et l'accouchement?
    on dirait que le secret doit être gardé depuis des millénaires...

    @ Queen Mom: merci bien, c'est très chrétien de ta part.

    @ Manue: pfiou! aux cours de préparation à l'accouchement on voit tous les échantillons de la population française; j'en avais une à côté de moi qui ne savait pas exactement ce qu'était un vagin.

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  12. Je ne sais pas si j'en suis au point de la phobie (toko), mais j'en suis proche. Quand je songe à vouloir (ou pas) avoir un enfant, j'essaie de ne pas trop y penser, car comme tu le dis, "ce ne sont que quelques heures"...Ce serait dommage de ne pas (contribuer à) créer une vie entière à cause de ces quelques heures.
    Avant,moi aussi, je me disais "je demanderai une césarienne", depuis, j'ai compris que ça ne réglait pas grand chose, en fait.
    En tous cas, deux choses sont certaines : de nos jours, on nous apprend à nous protéger de la douleur, bien plus qu'autrefois, ce qui doit être un facteur de tokophobie, en effet (au fait, merci de m'avoir appris un nouveau mot !)
    Deuxième évidence : c'est un sujet qui me touche beaucoup beaucoup en ce moment.

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  13. @ Sel:
    je pense que tes peurs sont normales, quelle femme ne les ressent pas quand elle prend la décision de faire un bébé?
    La phobie, c'est vraiment différent.

    L'accouchement c'est pas marrant, c'est sûr, mais donner la vie est quelque chose d'exceptionnel, qui nous dépasse.
    A mon avis chaque femme fait un rapide bilan pour/contre... et la majorité d'entre elles trouvent que ça vaut le coup de foncer, quitte à vivre ces désagréments physiques.
    Il ne faut pas trop se poser de questions...si on a l'envie, il faut y aller! la nature fait ensuite (bien) son boulot.

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  14. pour moi le "pire" ce n'est pas l'accouchement, mais les suites : les fameuses lochies,le ventre tout mou qui n'a pas encore repris sa place, les crampes utérines etc etc
    1 accouchement par voie basse
    1 césa (pour raison médicale, grossesse gémellaire avec bb en siège)
    et à chaque fois les mêmes inconvénients "post sortie de bb"

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  15. J'avoue ne pas être surprise. Quand mes amies m'ont m'ont demandé :"Alors c'est comment?", j'ai répondu ben ça fait mal, et tes content quand tu as bébé. J'ai l'impression d'avoir percuté que j'allais être maman à ce moment, quand il est sorti et on s'est rencontré. Je détestais les cours de préparation avec toutes ces femmes aux anges, béates d'admiration devant leur ventre sacré. Moi,je faisais tâche et ces femmes me stressaient. Pour l'après, c'est vrai, j'aurais bien voulu être "mieux préparée" même si on s'en doute. Et puis lire, le dernier E. Badinter, trois mois après l'accouchement c'est pas une bonne idée. Oups, je crois que je dérive.
    J'ai adoré te lire. :)

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  16. regardez ce lien:
    http://www.livres-medicaux.com/gynecologie-obstetrique/obstetrique/9782840235675.html

    j'ai l'impression que c'est exactement le bouquin que je cherchais!

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  17. Quand on me demande si ça fait mal d'accoucher, je réponds que oui bien sûr mais je revivrai bien cette douleur là tous les jours !!! D'ailleurs à peine sortie de la salle d'accouchement je demandais à mon mari quand est-ce qu'on faisait le 2 eme.... 3 mois plus tard, je me dit que nous allons attendre un peu . Pourtant bébé adorable qui fait ces nuits depuis ces 1mois !! Que demandais de plus ! Rien.... Juste que là je viens de mettre un sterilet et que j'ai des contractions dans le bas ventre depuis mardi. Moi qui les ai toutes eu dans le dos à l'accouchement... Je dois vous dire que je les préfère dans le dos car quand la péri ne fait plus effet, je n'ai plus rien senti...
    La Péri, moi qui n'en voulait pas car justement des millers de femmes étaient passaient par là avant moi !! Mais ces milliers de femmes n'ont peut être pas toutes eu un déclenchement....Et bien, heureusement que je l'ai demandée car mon placenta n'est pas sorti... je vous épargne les détails quand même... mais ça fait drôle quand c'est le gynéco qui va le chercher....

    Bon aller j'arrete mon roman
    Maïté

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  18. Et aussi :

    http://portail.naissance.asso.fr/docs/naissance-insoumise.pdf

    Eh les filles, ré-veil-lez-vous!!!!!!

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  19. Ba... Moi j'ai bien l'impression que c'est le contraire en fait. Quand on me raconte par le menu tous les ennuis, toutes les complications (et celle qui fait une hémorragie, celle qui doit rester à la maison parce que le bébé est deux mois dans le plâtre pour dysplasie des hanches, celle dont le bébé a une tumeur à opérer le plus vite possible; celle qu'on a tant poussé à allaiter qu'elle a des crevasses à la place des seins...) Ben j'ai pas trop envie de me lancer. En fait j'ai carrément la trouille, alors que chui même pas enceinte. Et que je fais en sorte que ça n'arrive pas, même en ayant l'âge, l'homme et la situation qui va bien.

    Le flou entretenu autour ne m'aide pas au contraire. Que me cache-t-on encore pour me forcer la main? Parce qu'il s'agit bien de cela: l'entourage me regarde avec un petit truc dans le coin de l'oeil maintenant: Il faut que tu commence à y penser, tu verras c'est merveilleux, l'horloge va bientôt sonner et alors tu en voudras aussi gnagnagnagna... Ben non. Toujours pas. Je ne sais pas si on peux parler de Tokophobie, mais j'ai d'une part pas vraiment l'impression que j'ai besoin d'en faire, et d'autre part... Le rapport risque/bénéfice me semble largement en faveur du risque.

    Faudra bien que je m'y mette si je veux garder le papa... C'est ma seule motivation. Un peu faible, j'avoue.

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  20. et celles qui sont mortes en couches aussi ont été égoistes ou comment ca se passe?

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