mercredi 16 février 2011

Bientôt l'école maternelle...

(Jeunes parents, comment pleurer pendant une 1h54? en regardant "Le premier jour du reste de ta vie", pardi)


Nous sommes allés, il y a quelques jours, rencontrer la directrice de l'école dans laquelle nous voulons inscrire notre fille.

Bon déjà, j'avais bien réfléchi à: comment y aller, comment arriver à l'heure, comment retrouver Jean-Chou, comment faire pour que les enfants soient prêts, de bonne humeur, pour passer l'entretien ensemble dans de bonnes conditions.
Tout ne s'est pas exactement passé comme dans mes plans.


J'arrive pile à l'heure, mais je ne trouve pas de place tout de suite pour me garer. Le temps de déplier la poussette, de prendre les enfants, d'aller devant l'école: il est 14h10. Moi qui suis plutôt toujours en avance... bref.
Ensuite, j'essaie d'appeler Jean-Chou, qui n'est toujours pas là: mon portable me lâche! il s'éteint, d'un coup, comme ça! bien sûr je ne connais toujours pas par cœur son nouveau numéro professionnel...

Me voilà, seule avec les enfants, devant la directrice dans son bureau. Finalement, ce sont les parents qui sont évalués, pas les enfants!
Je suis interrogée sur mes valeurs, la vision que j'ai de l'autorité des professeurs... effectivement pendant une demie-heure, la directrice ne m'a parlé que de ça: des parents intrusifs, qui se mêlent de tout, qui refusent les directives données par les instit', qui disent à leurs enfants de ne pas faire les punitions... et qui décrédibilisent donc énormément les profs. Ces parents, elle essaie au maximum de les détecter.
C'est fou, tous les profs sont confrontés à ce problème de nos jours, à des parents "consuméristes", qui exigent de l'instit' qu'il se conforme à LEURS règles et refusent d'entendre que leur enfant puisse ne pas être parfait...

Pendant ce temps, ma fille chouine, réclame d'aller visiter la cour... mon fils, après avoir bu son biberon sur mes genoux, décide d'en vomir la moitié sur mes collants et ma robe... noire.
"Ah, c'est du boulot, hein?" remarque la directrice dans un sourire compréhensif, en me tendant un mouchoir. J'en ai marre.
Voilà enfin Jean-Chou qui arrive! après son déjeuner professionnel, il était bloqué derrière un camion... Plates excuses, et on recommence.
Les valeurs, le respect des règles, de l'autorité... etc.
On lui précise, que, "d'habitude", on est très à cheval sur les horaires. Qu'on a des principes, qu'on veut transmettre à nos enfants le respect des règles, leur donner un cadre solide, etc, etc. Qu'on fait confiance aux professeurs, qu'on va les laisser faire leur métier. Que si quelque chose ne nous plait pas, ce qui est possible, on ne contredira pas l'instit' devant notre fille, mais on ira le lui dire d'adultes à adultes.
Bon, malgré l'ambiance plutôt sonore qu'on a mise dans son bureau tous les quatre -une vraie manif!-, notre candidature a été acceptée (faut reconnaître qu'on présente vachement bien)

Eh bien ça me fait quelque chose, de savoir que ma fille va aller à l'école l'année prochaine.
Je suis ravie pour elle, elle est tellement en demande de découvrir, d'apprendre de nouvelles choses. Je sais qu'elle va s'éclater. Et puis, je trouve qu'elle est de plus en plus intéressante en grandissant, je serai toute excitée moi aussi de la voir passer cette étape.

Mais ça me trouble, aussi. J'ai l'impression qu'elle est née hier... et je la vois déjà partir. je sais que tout ça est exagéré. Elle n'est pas née hier, elle ne part pas encore... au contraire, elle aura encore plus besoin de nous dans les prochaines années.
Mes enfants sont tout petits, et je ressens déjà une nostalgie. Je suis une mère maintenant, plus une enfant. Je les imagine déjà grands, élevés, vaccinés, amoureux, boutonneux, passionnés, rebellés, chevelus, diplômés, casés. Et ça donne un peu le vertige.
La petite enfance est parfois contraignante, c'est le casse-tête pour les faire garder, pour avoir une minute pour soi... mais une fois qu'elle se termine, on se dit: j'aimerais bien garder ma fille pour moi encore quelques années! Pouvoir me coller à elle encore un peu, toujours la câliner le matin dans notre lit quand elle prend son biberon, la faire rire, la fasciner avec mes pouvoirs magiques (comme mettre un DVD par exemple).
Rester encore un peu, avec son père, sa priorité, son idole, son unique repère...

L'école, ce sera les premiers copains, les jeux, les grandes découvertes, les sorties scolaires, une belle maîtresse, les souvenirs qui se créent...
Mais c'est aussi la confrontation avec les professeurs, les contraintes, le travail à faire, les règles, les normes auxquelles se conformer... Je n'ai jamais trop aimé ça, j'espère qu'elle s'y fera.
Je n'ai pas très hâte, non plus, d'entamer la relation parents-profs. Ça va durer des années.

Il y a quelque temps, je me demandais un peu pourquoi les parents pleuraient souvent, le jour de la première rentrée de leur enfant... Je me disais qu'ils étaient pourtant déjà habitués à le laisser, leur enfant, à la crèche, chez la nounou... et que l'école n'était finalement qu'un prolongement.
Finalement, je sens que je vais probablement en faire partie, de cette catégorie des parents émus.

9 commentaires:

  1. Bah Voila j'ai failli verser ma petite larme la, de bon matin...
    Moi aussi mon grand va a l'école l'année prochaine, je me sens tout pareil que toi. Je l'attendais quand je suis allée voir "Le premier jour du reste de ta vie" avec mon chéri, et j'arrivais pas a m'arrêter de pleurer a la fin, ce film est touchant, rajoute a ca l'état hormonal dans lequel j'etais !
    Merci pour ce billet en tout cas, ca me rappelle qu'il faut que j'en profite a fond maintenant...!

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  2. DIs donc, ils sont hyper stricts dans cette école. Même si je suis à 100% pour le fait de laisser les profs faire leur boulot et de pas laisser les parents faire leur diktat, y a quand même une façon de faire la leçon que je trouve un poil condescendante... Mais bref...

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  3. Dis donc, l'école es strict, je ne savais pas qu'on devait passer un entretien.
    Mon grumeau ira à l'école l'année prochaine ( 2 ans et demi), ça fait peur. Je comprends un peu que tout cela soit effrayant... J'ai hâte qu'il y aille, qu'il me raconte ce qu'il a fait...
    Hier, j'ai croisé plein d'ados en rentrant du boulot (sortie de lycée oblige), du grunge, au gothique, à Justin Bieber etc... Et là, je me suis dis mince, un jour, mon petit poulet ressemblera à ça.
    Evidemment, j'ai encore le temps, je profite por jouer avec lui (la bagarre j'adore), j'ai encore du temps avant tout ça...
    J'ai un peu dévié du sujet mais courage à toi. Profite bien :)

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  4. Ma fille aussi rentre à l'école à la rentrée en septembre.

    J'ai hâte et en même temps effectivement, on se dit que ce moment de grâce de la petite enfance va disparaître. Tu l'exprimes comme d'habitude avec beaucoup de justesse.

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  5. Je suis tellement d'accord avec toi, Marine. Il y a du chagrin dans l'air, à songer que nos petits n'auront plus besoin de nous, enfin en pas pareil. Prends Titch, par exemple. Je trouve scandaleux de ne plus l'avoir avec moi. Et je demande à Tendrépoux de me la rendre ou que pour le moins, il me la prête un peu plus. Et pour ses Broteurs 1 et 2, c'est idem. Pourquoi sont-ils loin de moi, hein, pourquoi ? Rendez moi mes enfants !
    Sinon, ta directrice de maternelle, elle prend sûrement les chèques pour ses oeuvres ?
    Ok, je sors.

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  6. J'ai A-DO-RE ce film. Moi j'ai pleuré quand mon 2ième fils a quitté la maternelle l'année dernière en me disant que le voilà maintenant sur l'autoroute des grands...Tellement nostalgique que dans l'été, on a fait une petite 3ième attendue pour le printemps...
    On voudrait pas que ça grandisse ces petites bêtes là. Surtout le sentiment d'intimité et de proximité que j'ai avec eux aujourd'hui, je ne voudrais jamais le perdre, hors il faudra bien qu'ils vivent leurs vies d'adultes, snif.

    insofa

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  7. Oui oui c'est un peu strictounet, c'est vrai.
    Mais bon la directrice était sympa, quand-même, j'ai souligné surtout cet aspect là dans mon post mais ils sont malgré tout humains. Enfin j'espère.

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  8. J'espère mais on reste inquiet malgré tout. :/

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  9. Tous les ans, à la rentrée, avec quelques parents, nous faisons un café dans la cour, ce qui permet aux parents de venir renifler en coeur avant de reprendre une vie normale...

    C'est un des moments les plus apprécié de l'année...

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