jeudi 24 février 2011

La parisienne: Ines de la Fressange

Je viens de lire le petit livre rouge de La Parisienne, signé par Inès de la Fressange, en rupture de stock partout.
Ben c'est mignon. On ne peut pas dire que ce qu'on y apprenne soit révolutionnaire, mais lire ce genre de petit guide, dans un bon bain, est agréable.

On y retrouve l'esprit frivole et sympa du magazine Elle (que je conspue bien souvent, c'est mal, oups), de bonnes adresses (surtout Rive Gauche, évidemment), deux-trois trucs qui définissent le style de la parisienne (que la provinciale peut détenir aussi, hein, pas de monopole à la lutécienne!). 
Et surtout, les ficelles du style parisien, sophistiqué et nonchalant à la fois, qui plairont, je n'en doute pas, aux américaines qui raffolent de ce genre de bouquins "comment ressembler aux françaises trop belles trop minces trop sexy trop pas pouffes". Un rien chauvin, donc.

Bref, rien que de très léger donc, mais qui, finalement, définit assez bien ce qu'est le chic parisien: less is more, par exemple, est un de mes mantras fashion préférés (si, si, j'ai des mantras fashion). J'aime bien donc retrouver cet esprit dans un petit bouquin.

En fait, ce qui m'a surtout plu, dans ce livre, ce n'est pas tant les conseils déco ou beauté... à vrai dire je m'en fous un peu, de savoir qu'il faut se démaquiller avant de se coucher, ou que les serviettes de bain noires dans sa salle de bain, c'est claaaaaaasse.

Ce que j'ai aimé, c'est que, en tant qu'ancienne parisienne expatriée chez les cigales, je me suis replongée dans mes souvenirs de "jeunesse". Et, par la lecture, j'ai parcouru les quartiers, pleins de souvenirs étudiants, qui me sont chers: la rue d'Assas, le Boulevard Saint-Germain, Odéon où je buvais des verres avec mes copines les soirs d'été, le jardin du Luxembourg dans lequel je passais des heures à bouquiner et à observer les enfants et leurs parents lookés Rive Gauche à mort (mais ils ont des parcs géniaux pour les nains dans ce coin!), la rue des Archives dans le Marais, le spa Nuxe à Montorgueuil, le Bon Marché évidemment, avec sa Grande Ep' et sa mercerie qui déchire (Jean-Chou avait son studio juste en face, le rêve)...
Et cette balade dans mes années d' insouciance à Paris a forcément réveillé une petite nostalgie très agréable...

Et il faut dire que j'aime bien le personnage d'Inès de la Fressange, que je trouve drôle, pleine d'esprit et évidemment très classe: une simplicité extrême, un pull bleu marine, un bijou minuscule, pas trop de maquillage et surtout pas de botox (au fait, vous avez déjà remarqué comme le front de Nicole Kidman a la superficie d'un écran plasma?)... j'aimerais bien ressembler à peu près à ça, plus tard (bon, je vais pas m'affamer non-plus, hein). Du charme et du naturel, plus que des lèvres gonflées façon "poisson nettoyeur d'aquarium".

Voilà. C'était donc la rubrique mode/ Paris/ fashion midinette du blog! Vous êtes pas habitués, hein? Un peu de légèreté, ça fait du bien parfois.
Ne vous inquiétez pas, ce blog ne va surtout pas devenir un blog de mode, rien que l'idée de poser pour les photos avec les genoux rentrés en dedans comme le font toutes les blogueuses de la fashion, ça m'angoisse à l'avance.

Enfin ce que je me suis dit, surtout, en refermant ce livre, c'est qu'il n'y a pas de raison que seule Inès puisse publier un bouquin comme ça.
Je vous propose un truc, donc: très vite, je vous écris un post sur la niçoise. Avec tous les plans sympas, du piercing au nombril au nail-art, en passant par la décoloration des mèches et le maquillage permanent.
Et plus sérieusement, une fois décrite avec précision et sarcasme la niçoise caricaturale dans toute sa splendeur, je donnerai un avis -essentiel, bien sûr- sur plein de coins, adresses et activités qui me plaisent vraiment, ici.

Parce que, comme dit la cagole dans nos contrées, avé l'accent: "Je suis franche, moi, comme ma manucure".

PS: 
Ines ne nous donne pas l'adresse du stock Maje à Paris dans le XIVème... dans lequel j'ai du, en additionnant, passer des jours entiers!  Je la soupçonne de vouloir garder l'adresse secrète... je la comprends; acheter des robes ou des pantalons Maje hyper bien coupés à -70%, c'est pas un truc qu'on a envie d'ébruiter. Hé hé.

5 commentaires:

  1. Comme t'es trop fashion! Bientôt, tu vas nous mettre des photos de toi lookée et maquillée, ce sera trop fun!
    Bon plus sérieusement, dis-moi si tu veux passer commande au stock Maje.. ;)

    RépondreSupprimer
  2. Dans le genre photos lookée et maquillée comme un camion, j'ai des photos en stock, tiens. Par (mal)chance, tu es dessus aussi!
    Pour le stock Maje, mais OUI!!!!!

    RépondreSupprimer
  3. Ah ben tiens... moi je ne la supporte pas cette grande bourgeoise qui se la pète!
    M'enfin si tu passes par là Ines, on m'a obligé à dire ça, si tu passes pas par là en fait je le pense!

    RépondreSupprimer
  4. On veut l'adresse du Stock Maje.... allez s'il te plaaiiittttt!

    RépondreSupprimer
  5. @ anonyme:
    bon, allez, je suis sympa: le stock Maje, il est au Métro Mouton-Duvernet... dans une petite boutique qui ne paye pas de mine, en face du kiosque à journaux...
    la première salle, on voit surtout des petites tuniques à 10€ du style qu'on trouve sur les marchés... mais il y a une 2ème salle, au fond, vachement plus sympa... il faut la mériter, quoi. Bon shopping ;-)

    RépondreSupprimer