jeudi 3 février 2011

Le séjour à la maternité: J'aime / J'aime pas.

"J'suis tellement contente! j'ai eu deux fois des spaghetti bolo Sodhexo à la maternité! Que du bonheur"

(article un peu longuet, je sais...)

Le séjour à la maternité est quelque chose de très important, dans une période évidemment charnière. Avec un peu de recul, je crois pouvoir un peu plus décrire mon ressenti, ce que j'ai aimé et moins aimé.
Deux accouchements, donc, dans deux maternités différentes:


- 1er accouchement en région parisienne: Hôpital public.

Dans cet hôpital plutôt réputé, déjà, il faut penser à s'inscrire à peine le test de grossesse devenu positif.

Ensuite, tous les mois, je devais me rendre là-bas pour voir les infirmières (analyses d'urine, prise de poids, etc) et me faire ausculter par le gynéco. Autant préciser qu'on ne choisit pas son médecin: un gynéco nous est attribué dès le départ, et la consultation est hyper rapide (après une longue attente avant, bien sûr... qui nous donne l'occasion d'observer la taille du ventre de chacune-toujours plus enceinte que soi-)

Pas le temps ni de matériel pour faire des échographies à chaque fois. On se contente du monitoring pour écouter le cœur du bébé. Uniquement les 3 échographies obligatoires sont prescrites, qu'on peut faire chez le médecin de son choix.
A la sortie de la consultation, c'est assez pratique: le laboratoire d'analyses est à l'intérieur de l'hôpital. Il est donc très facile d'enchaîner sur les prises de sang à faire.

En cas de petit souci pendant la grossesse, hop! on se rend à l'hôpital, notre dossier est déjà là-bas donc on est prise en charge facilement.
Les cours de préparation à l'accouchement sont aussi proposés dans les locaux, par les sage-femmes de l'hôpital. Elles nous font d'ailleurs visiter les lieux, les chambres, les salles de tortu... heuh, gloups, de travail. (ouais ça impressionne pas mal)

L'accouchement: personnellement cela s'est passé la nuit, un soir de canicule... j'ai trouvé l'ambiance assez zen, je me suis sentie "bien" (autant que cela soit possible en tous cas). Les lumières étaient tamisées, j'étais seule avec Jean-Chou pendant le travail, et une sage-femme (que je n'avais jamais vue avant bien sûr) s'est occupée de tout: contrôles réguliers pendant le travail, accouchement, et tout ce qui suit (délivrance, sutures, etc). Un gynécologue ne vient que si l'accouchement se complique.
Moi qui m'attendais à voir débarquer tout un tas de gens, j'ai été agréablement surprise.

Dans cet hôpital, on m'a immédiatement mis mon bébé sur la poitrine, pour faire du peau à peau et commencer l'allaitement. Le pédiatre (ou la puéricultrice, je ne me souviens plus) a réalisé tous les contrôles de mon nouveau-né sous mes yeux, juste à côté de moi.
Pendant que la sage-femme s'occupait de la suite de mon accouchement, je pouvais, avec Jean-Chou, assister aux premiers pas de notre fille (le fameux réflexe de mettre un pied devant l'autre, qu'ils perdent ensuite!), à la pesée, aux premiers pleurs, etc... J'ai adoré pouvoir profiter d'elle dès les premières secondes.
Durant le séjour, ma fille ne m'a jamais été enlevée une minute, je l'ai gardée toujours près de moi pendant ses soins, et heureusement.

Là où ça se corse, maintenant, c'est l'arrivée dans les chambres: Après une nuit d'accouchement (= nuit blanche), on m'installe dans une chambre double. Bien sûr, la chambre seule que j'avais demandée n'était pas disponible... pas mal de femmes avaient manifestement décidé d'accoucher en même-temps que moi.
Ma fille est installée tout contre moi dans son lit à roulettes. En même temps vu la superficie de la chambre, on ne pouvait pas trop nous séparer.
L'autre maman était, disons, à 1 mètre de moi. Au réveil (enfin si on peut appeler ça un réveil), on a papoté un petit peu. Par chance, elle était très sympa, nous étions un peu du même style (pas très télé, par exemple). Ça compte, dans ces moments-là. Si, si.
Jean-Chou est revenu un peu plus tard dans la matinée, après avoir essayé de dormir un peu à la maison. La journée a donc été rythmée par les soins, le passage des infirmières, puéricultrices. Les deux papas étaient là, avec leurs bonnes femmes toujours à moitié nues, les seins à l'air, culottes en filet apparentes. On se moque un peu de la pudeur dans ces moments-là, surtout quand on n'a pas le choix.
La proximité est devenue plus insupportable le soir, quand ma voisine est partie pour laisser place à une autre: En pleine nuit, donc, je vois débarquer une jeune maman sur son brancard, tout juste sortie de césarienne. Accompagnée de son mari, et sûrement de son frère ou son beau-frère.
L'horreur. A peine installée, il devait être 22h, elle allume la télé. Alors que j'étais en train d'essayer de m'endormir. Et les hommes, bien installés, matent aussi l'émission, comme à la maison. (mais merde ils n'ont pas autre chose à faire? Admirer le nouveau-né par exemple!). Puis ils se mettent dans l'idée d'essayer de discuter avec moi. Et quand est-ce qu'elle est née, et comment elle s'appelle, et comment je m'appelle, etc etc.
Ils décident ensuite de sortir de leurs sacs de quoi grignoter. ben oui, à 22h30, faut bien boulotter quelques chips. Et puis en mettre un peu par terre au passage, tant qu'à faire.

Pour essayer de leur échapper un peu, je me dirige dans la salle de bains commune: mauvaise idée: il y a du sang partout par terre. Je n'ose pas prendre une douche, et je commence à paniquer sérieusement. J'appelle Jean-Chou. Je vais voir une sage-femme dans le couloir dans la nuit, pour lui demander de me changer de chambre, parce que la nana y a installé toute sa smala, que je me demande s'ils partiront un jour, et que c'est Beyrouth dans la douche . C'est à peine si la sage-femme m'entend.
Quelques heures plus tard, je ne dors toujours pas, il doit être minuit. Une autre sage-femme arrive. Et quand elle voit ce monde dans ma chambre, cette télé à fond (sur TF1 en plus), et moi en train de fondre en larmes, elle me dit: "je vais vous trouver une chambre tout de suite, d'habitude on ne mélange pas les césariennes et les voie-basse" (sic)
OUF! Je crois sinon que j'aurais fait une crise de nerfs. Une fois dans ma chambre seule, j'ai enfin pu commencer à respirer, et à faire connaissance avec mon bébé.

Je ne me suis pas sentie particulièrement épaulée par le personnel, alors qu'on en a bien besoin surtout pour un premier bébé. J'ai trouvé les sage-femmes et puéricultrices un peu rudes. Pour m'aider à allaiter, elles me collaient le visage du bébé sur le sein comme si tout ça était naturel. Les puéricultrices y allaient fort avec les nourrissons, elles les manipulaient comme des morceaux de rosbeef, je n'ai pas particulièrement apprécié ce manque de douceur.
Sans compter les visites incessantes du personnel durant la journée et... la nuit! Impossible de vraiment se sentir détendue quand on sait qu'une bonne-femme peut débouler d'une minute à l'autre (sans frapper) pour venir nous baisser la culotte.
Ah, et puis la nourriture, aussi. Dans ces conditions, avoir un baby-blues est juste normal, en fait.

Alors bien sûr, médicalement tout était top, et c'est bien cela l'essentiel, mais j'étais contente de rentrer chez moi, vraiment.


- 2ème accouchement sur la Côte d'Azur: Clinique privée.

Pendant le travail précédant l'accouchement, j'étais seule dans ma chambre. La sage-femme, de 25 ans à peine, qui "débutait" les accouchements m'a-t-elle dit, trainait un peu quand je lui disais que j'avais vraiment mal. Elle me disait "on a le temps, on a le temps". Elle m'a laissée aller prendre ma douche seule, et je trouve ça dingue quand j'y repense. La douleur était tellement forte que je suis presque revenue sur mon lit en rampant, les pieds mouillés en sortant de ma tentative de douche, toute seule dans le noir.
A peine a-t-elle renvoyé Jean-Chou à la maison que j'ai du le rappeler une heure après (il venait de s'endormir); "reviens chéri, finalement ça se précise, j'accouche bientôt, trèèèèèès bientôt même. Non, tu n'as pas le temps de prendre une douche, dans 3 quarts d'heure on devrait avoir notre fils dans les bras, apparemment. La sage-femme fraîchement diplômée m'a quand même demandé de ne pas lui "faire le coup" d'accoucher avant que le gynéco arrive. Rassurante!
Eh oui, un 2ème accouchement... c'est beaucoup, beaucoup plus rapide (et douloureux).

C'est un gynéco en libéral, que J'ai choisi, qui m'a suivie tout au long de ma grossesse dans son cabinet. (avec une longue échographie chaque mois!) C'est LUI qui est venu en urgence à l'hôpital m'accoucher.
C'est encore LUI qui m'a suivie pendant les 3 jours à la maternité. J'ai noué une relation forte avec lui, forcément. J'étais émue, ensuite, de le quitter, après ces neuf mois.

Bon, j'ai accouché face à la mer, en pleine nuit. Il se trouve que je n'ai pas particulièrement profité de la vue, mais rien que l'idée de SAVOIR qu'il y a la mer en face, c'est sympa.
MON gynéco d'amour, celui qui me CONNAISSAIT, qui connaissait Jean-Chou, s'est occupé de moi, et ça, c'est génial. Ca change beaucoup de choses.

Après la naissance, je n'ai pas vraiment pu profiter du peau à peau. A plusieurs reprises, on m'a enlevé mon bébé quelques minutes pour lui faire ses soins. J'étais seule dans la salle d'accouchement, les jambes encore insensibilisées par la péridurale, et je me suis sentie, à plusieurs reprises, assez désemparée.
Une fois dans ma chambre (oui, double, encore), je suis tombée sur une nana très sympa. Et hyper bien foutue. Vous savez, le genre de fille qui prend 6 kg en tout, et a des abdos béton 2 heures après avoir accouché? ben c'était celle-là. On croit que c'est une légende, mais si, ça existe. Ça énerve. Mais comme elle m'a dit qu'elle n'avait pas eu le temps de se rendre à l'hopital et qu'elle avait du accoucher de son 2ème sur son canapé (foutu, la canapé), avec sa fille de 3 ans à côté, et son mari en guise de sage-femme.... je ne l'ai pas enviée non-plus, la malheureuse.

Le séjour, ensuite, était un bonheur. J'appréhendais de ne pas avoir ma fille avec moi pendant ces 3 jours, mais finalement, comparé au ryhtme assez fou du quotidien avec un enfant, j'ai trouvé ça presque reposant (si).
Je me suis fait chouchouter, on m'a vite installée dans une chambre seule surplombant la mer. Je me faisais réveiller par le lever du soleil sur l'horizon. J'avais même le temps de rêvasser.
La nourriture était assez correcte. Les sages-femmes et puéricultrices étaient aux petits-soins, à l'écoute de mes questions, de mes petits-soucis. On m'a proposé de prendre mon fils en pouponnière pour me reposer (j'ai refusé, ça va pas la tête? Vous voulez encore me le prendre?)
J'ai même eu droit au passage des Blouses Roses, association apportant un soutien aux personnes hospitalisées.
Bon, comme la première fois, je n'ai pas adoré les visites incessantes 24h/24h (à 4heures du matin: "bonsoââââr nous sommes l'équipe de nuiiiiiiiit! s'il y a quoi que ce soit vous pouvez nous appeler bien sûûûûûr"!).
Mais globalement, j'ai profité. Et puis, présenter mon fils à mes proches, avec fenêtre panoramique donnant sur les plages et les touristes en maillot, ça détend, quand-même.
Et puis, ça permet de pleurer un peu moins longtemps. Un baby-blues express, même pas mal!

~~~~

Et vous? Quelles seraient vos remarques, positives et négatives, sur votre séjour à la maternité? Le service? l'écoute? le contact avec le personnel?
Je suis sûre que vous avez pas mal de choses à faire partager sur votre expérience, non? Je suis curieuse!

Allez, pour rigoler un peu: voyez "l'accouchement" de Dieudonné... tout y est très bien expliqué!

12 commentaires:

  1. et bien je ne t'envie pas.
    Je ne comprends pas bien ton désir de voir un gynéco durant ton accouchement: pour moi c'est signe que ça ne se passe pas bien. Dans mon cas, les 2 fois si un gynéco est passé , ce fut vraiment de façon furtive au moment de l'expulsion car je ne m'en souvient pas.
    Ensuite les 2 fois on m'a trouvé aussitôt une chambre solo, j'aurais pété un cable avec de la compagnie. Je n'ai pas eu non plus eu droit à des visites intempestives surtout la nuit: ça va pas la tête! Juste soin ou contrôle le matin et le reste de la journée juste des visites de courtoisie pour s'assurer que bébé tétait régulièrement et efficacement. Bon la SF n'était pas forcément au top en matière d'allaitement heureusement que je m'étais documenté sérieusement avant. La 2ème fois elle m'ont vraiment laissé tranquille. Evidement les bébés ne quittent pas leur maman sauf demande express et maman visiblement trop fatigué car de toute façon il n'y a même pas de vrai pouponnière les bébés sont laissés sous surveillance dans la salle de garde.
    Sinon la nourriture était correcte mais je ne suis pas trop difficile et je n'ai du coup pas eu envie d'écourter mon séjour. J'ai profité pleinement de mes 5 jours de congés, sans ménage, sans lessive et sans cuisine à faire ;-)

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  2. J'adore te lire.
    Je me retrouve un peu dans la description de ton premier accouchement. Moi j'étais un peu le bordel, vu que j'étais en stage, j'ai effectué tous mes examens dans le ville de mon stage (même la CPA). J'ai accouché dans une autre ville (un hôpital que je ne connaissais, un peu angoissée donc). Les sages femmes m'ont laissé rentrer chez mon ami pour me doucher (j'avais faim, on passe au quick, mauvaise idée, j'ai finalement peu mangé, pour tout rendre dans les escaliers!). De retour, à la maternité (hôpital public), salle d'accouchement tamisée, 50°c, monitoring etc.. Les SF très gentille, peu à peau de suite, le papa a assisté aux premiers soins.
    J'étais en chambre individuelle mais le lit face à la fenêtre, pratique quand on allaite avec des nénés gros comme des missiles. Mon séjour s'est bien passé, excepté une auxiliaire qui m'a engueulé car je ne lavais pas bébé assez vite. Sympa, 2j après la naissance.
    La bouffe ça allait mais pas de gouter, je crevais de faim. Heureusement, j'avais des visiteurs qui ne venaient jamais les mains vides.
    J'ai pu laissé bébé une nuit pour dormir, il est revenu pour ouvrir le frigo. Ca s'est assez sympa, surtout qu'on est assez naze.
    Voilà, je crois que je n'ai rien oublié. :)

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  3. Bonjour Marine et bravo pour ton blog si réjouissant. Premier post pour moi mais je te lis régulièrement.

    Un seul accouchement à mon actif en clinique privée à Paris (Sainte-Thérèse, 17ème) parce que ma gynéco y officiait et qu'il n'y avait pas de place dans le public. Côté médical je n'ai vraiment rien à redire, la sage-femme, jeune, était vraiment douce et rassurante, et comme mon accouchement a duré 10 minutes on a pas vraiment eu le temps de sympathiser :) Gygy accourue aussi vite que possible pour un 31 décembre, anesthésiste marrant et bébé comme un lettre à la poste, avec Papa derrière moi.
    J'ai eu la chance d'avoir une chambre simple grâce à ma gentille mutuelle et ça c'était énorme, et la bouffe était vraiment bien.

    Mais... (il y en a un, toujours) le personnel après était vraiment froid et indifférent. Ma fille pleurait beaucoup, toutes les personnes qui venaient me disaient des trucs différents qui tombaient sous le sens, pour eux : "mais elle a faim, Madame"! J'ai surtout le souvenir du méchant bb-blues du 3ème jour où je me suis retrouvée dans le couloir parce que la femme de ménage aérait ma chambre, ma petite hurlant dans son lit à roulettes et moi en larmes également, complètement désemparée, et des tas de gens qui passaient autour de moi sans me dire un mot!!! Pareil pour l'allaitement, pas très accompagnée, d'ailleurs ça n'a pas marché plus de 10 jours. Bref, médicalement le top mais humainement je me suis sentie vraiment seule, à part ma gynéco qui est passée me voir tous les jours après à l'occasion d'autres accouchements qu'elle avait faits. La sage-femme géniale ne m'a même pas reconnue quand elle a fait la garde le jour de mon départ...
    J'ai l'impression qu'on a rarement tout en même temps... mais je croise quand même les doigts pour la prochaine fois !

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  4. @ Cleanettte: bravo à toi.

    @ ynausicaa et SuperLu:
    merci pour vos commentaires, ça fait chaud au cœur de se rendre compte que ce n'est jamais facile pour personne!

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  5. @Cleanette: bah pour un 1er, c'est rassurant d'avoir un gynéco, je vois pas bien pourquoi ça poserait problème! Quant à la chambre solo, je crois que Marine aurait préféré mais qu'elle n'a pas eu le choix... Je trouve ton commentaire étrange...

    @Marine: c'est bien de nous donner un retour d'expérience. En effet, j'ai l'impression qu'on peut pas tout avoir ou que c'est rare... Quelqu'un a une bonne adresse pour accoucher alors?

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  6. pour moi l'accouchement a été un peu compliqué médicalement donc la priorité etait a notre santé a toutes les 2
    je precise j'ai accouché dans un hopital public de la region parisienne, celui de mon secteur.
    ma fille a été mise en peau a peau des que ca a été possible, environ 1heure et demie apres la naissance, et comme les auxiliaires puer pensaient que j'avais besoin de me reposer et ne l'ont pas proposé immediatement, j'ai mis ma fille au sein pour la premiere fois toute seule comme une grande (enfin c'est surtout elle qui a rampé toute seule en fait)
    ensuite j'ai eu une chambre seule, j'ai abandonné la télé apres la premiere soirée ca ne m'interessait plus, j'ai compensé la bouffe de l'hosto pas tres saine - meme si pas si mauvaise que ca par ailleurs- par mes petites reserves de biscuits bio et une livraison de fruits et de super chocolat noir par ma maman
    par contre impossible de dormir plus d'une heure de suite, le lit me rappelait trop celui des gardes de l'hopital....alors quand les sages femems se sont rendues compte que je ne reussissais qu'a dormir dans le fauteuil, elles m'ont proposé de rentrer chez moi
    il est vrai que je ne les sollicitais quasiment pas vu que je me debrouillais bien toute seule, et du coup elles m'ont plutot laissé tranquille a part 2 ou 3 moments ou j'avais besoin de parler. je crois que personne n'est jamais entré dans ma chambre entre 22h et 6h du matin. apres la journée forcement...
    le baby blues a commencé reellement quand ma belle mere est repartie de chez moi (et oui ca faisait 10 jours qu'elle gerait l'intendance), par contre il a duré pfiouuuuuu 1 mois et demi au moins. mais ca ne m'empeche pas de toujours allaiter au bout de 3 mois et une semaine, et en ayant deja repris le boulot!

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  7. Je ne vais parler que du premier... dans une clinique privée, mais avec 7 semaines d'avance.
    Rupture de la poche des eaux. Une journée à angoisser et à essayer de supporter le médicament sensé me "faire tenir" plus longtemps. Le soir, le gynéco indique à mon mari qu'il peut rentrer à la maison. Pendant la nuit, le médicament me fait battre le coeur à 150, je suis malade. Le gynéco vient, coupe la perfusion sans me le dire- donc sait que je vais accoucher- (je l'apprendrai par ma gygy perso 2 mois après, donc vous imaginez la dose de culpabilité)et me dit "Madame, les contractions, c'est vous qui vous les créez", il repart.
    Du temps passe avec les contractions qui se rapprochent. Heureusement, je suis en chambre double : l'autre personne me dit que je suis en train d'accoucher et qu'il faut appeler. On vient me chercher, mais on n'a pas envie de se galérer avec un brancard : on me demande de venir à pied, avec ma perf. Impossible !
    2ème bienfait de la chambre double,la compagne de chambre me demande si je veux qu'elle appelle mon mari. J'ai juste le temps de lui donner le n° de tél. Ce sera une bonne intuition : il faudra que mon mari insiste lourdement, et coince la porte avec son pied pour pouvoir entrer.
    J'ai accouché avec le SAMU pédiatrique dans le couloir,et avec un chat qui a traversé la salle, si, si !
    J'ai vu mon bébé quelques instants avan tque le SAMU l'emmène. Le lendemain matin, le gynéco vient me rassurer : le bébé va bien,mais "puisque d'autres mamans donnent leur lait pour qu'il l'ait par sonde, vous n'avez pas le choix, il faut tirer votre lait". Soit. Sauf qu'avec un tire-lait en panne, je ne peux pas ! Je sortirai au bout de 2 jours après avoir constaté qu'on voulait me donner des médocs périmés.
    Au service néo-nat de l'hôpital, pas plus d'accompagnement, ce n'est qu'après 2 jours de visite à mon bébé qu'une infirmière différente me dira que je peux ouvrir les portes de la couveuse pour toucher mon bébé. Et j'apprendrai par le cahier de liaison le jour où je peux commencer à allaiter : on donne à mon mari parti chercher de l'aide un coton et de l'eau, et youpla, on nous laisse nous débrouiller. Toute seule sur un petit tabouret, au vu de tous les "passants". Mon bébé et moi, on devait avoir une sacrée volonté d'y arriver. Je l'ai allaité 6 mois 1/2, et j'ai tiré mon lait en plus pour le donner...
    Bon, OK, c'était il y a 26 ans. D'après ce que j'ai lu, des progrès ont été faits, ouf !
    Lucie

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  8. Bonjour Marine et merci pour ce blog si réjouissant!
    Pour moi, jeune primi, l'accouchement s'est déroulé fin novembre à l'hôpital de Cannes (et oui, nous sommes presque voisines!). Malgré le "grand âge" des locaux (mais l'hôpital emménage dans des locaux neufs au mois de mai), le séjour a été plutôt agréable ( dans la mesure du possible au vue de la situation!). Le personnel est, dans la majorité, super sympa, très à l'écoute et très peu interventionniste : pas de visite au milieu de la nuit: Une psychologue passait même, chaque jour dans les chambres pour simplement discuter et cela m'a fait beaucoup de bien!
    Etant donné la durée de mon accouchement : de minuit à 20h40...j'ai été épaulée par 2 sages femmes différentes qui ont été parfaite! Même chose pour les gynécos ( pas obligatoire pour l'hôpital, mais la situation se compliquant, ils ont été appelé à mon secours!). Seul bémol : une anesthésiste fort peu compatissante...
    J'ai même eu droit à une petite chambre individuelle. Ma fille est aujourd'hui suivie par le pédiatre qui a autorisé sa sortie et j'en suit ravie : il est très humain et a toujours le bon mot pour calmer mes angoisses de jeune maman.
    Désormais, j'ai hâte de mettre en route le 2° pour pouvoir tester les nouveaux locaux!

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  9. Bonjour Marine, je découvre ton blog.. et je me régale !
    Moi j'ai accouché de mes 2 Loulous à Paris, à la maternité des Bluets.
    Pour le premier, perte des eaux à la maison pdt la nuit, arrivée à la mat à 5h, prise en charge immédiate par une SF très sympa qui nous a installé en salle de travail avec mon homme. Elle ne restait pas tt le temps avec nous mais passait régulièrement nous voir (je ne voulais pas de péri donc elle était ps mal présente qd même !!). Ambiance tamisée, musique douce (on avait apporté un CD), calme... on avait l'impression d'être dans une bulle !! Naissance à 11h et qd je suis sortie dans le couloir pour aller faire pipi (l'avantage des accouchements sans péri, c'est que 10 min après tu gambades !) c'était Beyrouth : du monde partout, des femmes en travail sur les banquettes, bref l'horreur !! A qq heures près j'ai échappé au pire !!
    Après chambre double mais avec voisines sympas, pas de télé donc pas de pb à ce niveau là par contre les chambres étaient minuscules donc moi je dormais entre mon bb et celui de ma voisine : les pleurs en stéréo la nuit, c'est moyen.... La première nuit, Loulou était avec moi : impossible de dormir !! je suis allé le déposer en larmes à la SF de garde qui l'a pris avec elle jusqu'à 6h, j'ai pu récupérer un peu ! Ensuite il a été tout le temps avec moi. Pour l'allaitement aucun souci, tout c'est fait très facilement donc je n'ai pas trop eu besoin de l'aide des SF mais elles étaient très disponibles pour ça !!
    Par contre il n'y avait que 2 WC et une douche pour tout l'étage (une dizaine de chambre je crois) donc c'était carrément n'importe quoi... Mais il y avait une super ambiance communautaire : à toute heure du jour et de la nuit les mamans qui avaient envie de discuter se retrouvaient dans le couloir ou le salon des visiteurs, on échangeait des conseils des idées, on se rassurait, c'était très chouette !!
    Pour ma fille les choses se sont encore mieux déroulées vu que j'ai accouché dans l'eau !! Après une nuit blanche à gérer mes contrax à la maison, je suis arrivée à la mat vers 7h30, la SF m'a proposé de prendre un bain pour me relaxer et gérer plus facilement les contrax qui commençaient à devenir violentes... Et du coup le travail s'est accéléré et Eliette est née dans l'eau !! c'est moi qui l'ai sorti, ça fait trop bizarre de voir son petit visage sous l'eau !! (mais c'est génial aussi!)
    Après chambre solo, assez vaste, avec salle de bain individuelle (la mater avait déménagé entre mes 2 accouchements) mais je me suis pas mal ennuyée du coup.....

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  10. Ben moi j'ai rien à partager à part l'expérience racontée par les autres !
    Finalement, en lisant tes 2 récits, je me dis que chaque chose et situation a ses avantages et ses inconvénients. Rien n'est parfait (rah mince).
    Que chaque accouchement a eu ses côtés positifs et ses côtés négatifs...

    Hôpital public dans ton cas :
    + accouchement dans une bonne ambiance (lumière tamisée et avec ta fille au départ)
    - trop de passage du personnel, bouffe dégeu et pas d'aide du personnel, un gynéco "au hasard"

    Hôpital privé dans ton cas :
    + suivi par TON gynéco, personnel sympa, nourriture correcte
    - pas de peau à peau, "enlèvement du bébé" trop vite et désemparement* par rapport au fait de ne pas pouvoir bouger suite à la péridurale

    Chambre double :
    + peut être sympa de rencontrer une maman, permet d'être moins seule
    - peut signifier film de TF1, chips au sol, salle de bain cracra et envie d'être Seule...

    Vue sur la mer :
    + chuuutt...

    Et aussi qu'un papa briefé peut être d'une grande aide. On n'en parle pas trop (pour l'instant je n'ai trouvé qu'un bouquin qui m'a parlé via Drôle de mamans) mais pour moi le père a un rôle important et doit être préparé aussi.

    Non il ne doit pas apprendre à faire le petit chien, mais il peut demander le peau à peau si la maman est trop KO, ramener de la bouffe si c'est pas bon...

    Merci pour le lien !

    * Ca m'a fait bizarre mais ça existe : http://fr.wiktionary.org/wiki/d%C3%A9semparement

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  11. Edit après avoir lu ton 2° commentaire : toi tu en parles :
    http://unechambreamoi.blogspot.com/2011/05/futurs-papas-comment-se-preparer.html#more
    Je m'en vais le lire...

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  12. Haaaaaaa mais je savais pas qu'on était voisiiines!!! Tu as donc accouché à Lenval? (enfin, à Santa Maria?!) C'est vrai que la vue y est fort jolie :) J'ai pu l'apprécier après mon opération de l'appendicite il y a quelques années!

    Bon, finalement, il y a vraiment du bon et du mauvais dans tous les cas en fait. Je me doutais bien que ça pouvait pas être parfait :)

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