lundi 7 février 2011

Les grand-mères... (attention sujet tabou!)


Aujourd'hui, mesdames et mesdames, j'ai envie de vous parler d'un sujet important.
Quand on devient maman, on rencontre tout un tas de nouveautés (je vais pas vous résumer mon blog vous êtes au courant).

Il y a une chose assez nouvelle qui apparait, avec la venue du premier enfant: La vie de couple doit s'adapter à une nouvelle notion, la vie de famille. Et notre famille, au sens large, va devoir elle aussi s'ajuster.

Par notre volonté de devenir parents, nous donnons aussi un nouveau rôle à nos parents, nos frères, sœurs.
Nos parents deviennent grands-parents. On les fait grimper d'une marche sur l'escalier de la vie (c'est bôôôô Marine tes métaphores). Et pour eux aussi, c'est un apprentissage.
Et donc j'y viens: les relations souvent assez fusionnelles/ conflictuelles que l'on vit avec nos mamans (ou belles-mères), vont s'instensifier (wouah, l'angoââââsse!)
Oui, oui. On va être au milieu, entre nos mères et nos enfants. Avec les grands-pères et les pères pas loin. Alors même si l'on a la plus simple et la plus belle des relations mère-fille, même si toutes les bonnes volontés du monde se rencontrent à ce moment-là, ben c'est pas évident tous les jours.

Vous avez remarqué, sur mon blog, je parle de tout un tas de trucs, mais jamais de ma famille, concrètement. Ce n'est pas aujourd'hui que je dérogerai à la règle. Je ne vais pas parler de ma mère ici, ni de mon père, ni de mes beaux-parents.

- raison n°1: j'suis pas folle! je sais qu'il leur arrive de lire mon blog.
- raison n°2: J'suis pas folle (bis)! j'ai besoin d'eux, je vais pas me griller maintenant!
- raison n°3: Plus sérieusement, j'ai objectivement de la chance: nous entretenons ensemble des relations d'adulte à adulte (ou quasiment), les choses se passent globalement bien, et s'il y a quelques ajustements à faire, je ne me gêne pas pour les exprimer (aussi calmement que possible. Bon, parfois, je sors le poing américain, mais c'est vraiment dans les cas exceptionnels et quand ils l'ont bien cherché). Nous essayons aussi d'asseoir notre autorité de parents, de faire bloc, solidaires, d'assumer nos actes et notre façon d'éduquer nos enfants, afin que personne ne puisse être trop intrusif. Bon parfois ça foire mais on se débrouille. Ils sont, surtout, là pour nous, disponibles et à l'écoute. Rien ne vaut donc une bonne petite disp... discussion.
Bref, rien qui mérite que j'en cancane sur mon blog.

En revanche, je vais vous parler de mon ressenti sur les mères et belles-mères des autres. C'est bien plus facile, hé hé. Et surtout, je vais vous laisser vous exprimer, vous, sur ce sujet.

Soyons clairs: La vie c'est pas "Une famille formidable". La famille, ça peut être super sympa, comme ça, sur le papier, mais ça peut aussi rapidement tourner au plan foireux.
Et les grands-mères, soyons honnêtes, même s'il en existe d'adorables, sans passif psychiatrique trop lourd, il y en a aussi des dingues. Et beaucoup, même.
Rien que dans mon entourage (au sens large), je suis assez sidérée de voir à quel point des grands-mères peuvent faire vivre un enfer à leur fille/ bru.

La bouffe, d'abord: C'est fou comme la bouffe et les femmes, c'est lié. Il y a sûrement tout un tas d'études psychologiques ou sociologiques sur ce thème, mais la femme, c'est la mère nourricière. Et une grand-mère a souvent ce réflexe: donner à la nourriture une importance exagérée.
J'en vois donc qui donnent des biberons en douce, alors que leur fille leur a bien dit de ne pas en donner (elle est en plein sevrage!!!!! période sombre à respecter, merde!), ou filer des cuillères de choucroute en cachette à leur petit-nain qui n'a pas encore de dents.
Un nombre incalculable de grands-mères violent carrément les règles instaurées par leur fille/fils ("Non, maman, pour la 3ème fois, pas de gaufre au nutella pour notre fille de 3 mois, même bien mixée et diluée dans 250 ml de lait. Pas de viande des Grisons non plus"), en face ou en cachette (je ne sais pas ce qui est le mieux...), sûrement pour se faire aimer de la petite merveille.
Je trouve ça choquant lorsque c'est fait sciemment. Comme s'il fallait trouver du plaisir à ruiner les efforts que font les parents pour se faire respecter de leur enfant.
On est bien d'accord, dans un groupe, pour que ça fonctionne, il faut UN chef. S'il y en a deux, et qui font les choses différemment, c'est l'anarchie.
Eh bien allez faire comprendre ça à bien des grands-mères...

Je vois aussi des copines un peu envahies par leur mère/ belle-mère, lesquelles les appellent bien trop souvent, pour savoir à quelle heure a mangé LEUR petit-fils, à quelle heure il va aller dormir... Et puis "as-tu bien réfléchi à reprendre le travail?" et "je serais toi je le mettrai dans le privé, il fera moins de mauvaises fréquentations, parce que votre quartier...", ou "de mon temps on leur mettait une bonne fessée, on ne négociait pas pour un oui ou un non, vous allez vous faire bouffer", ou "de toutes façons tu le chouchoutes trop ton fils, s'il est timide c'est parce que tu l'étouffes". "Quoi, tu prends encore ta douche devant mon petit-fils de 2 ans? Mais tu vas en faire un efféminé, ma pauvre".
Une de mes copines subit pas mal de réflexions infantilisantes sur sa "mauvaise" manière d'éduquer son môme.
Et puis les grands-mères qui se plaignent toujours, aussi, c'est un régal ("je n'ai pas vu MON petit Trésor depuis au moins 10 jours, si ça continue je vais oublier son visage!")

D'autres, plus perverses et manipulatrices, utilisent l'argent, par exemple, comme moyen de prendre le pouvoir. Faire des dons financiers très importants au petit-fils, dans le dos de ses parents, puis l'annoncer en grandes pompes lors d'un repas familial, et reprocher aux parents indignes de ne pas mériter toutes les largesses dont ils ont bénéficié (à leur insu), par exemple. C'est un cas qui existe dans mon entourage, et qui est très pénible à vivre pour mon amie (faut dire qu'elle n'est vraiment pas gâtée, sa belle-mère, c'est la méchante connasse dans Blanche-Neige. En un peu plus pire. Si, si, ça existe en vrai!)

Certaines ne se gênent pas pour exclure explicitement leur bru/ gendre, en s'accaparant leur petit-enfant, en prétendant qu'il est à EUX, et donc en niant que cet enfant a deux familles, celle de sa mère et celle de son père.

Oui, ces exemples sont assez forts, mais je vous promets, je n'ai l'impression de voir que ça autour de moi: des jeunes mamans qui en ont marre de l'intrusion de leurs belles-mères, ou qui subissent une relation trop fusionnelle avec leur mère.
Je ne nie pas qu'il existe tout un tas de grands-mères normales, très sympa, disponibles et qui nous rendent de grands services. J'ai la chance d'en connaître. Elles apprennent, elles aussi, et tant pis s'il y a parfois des couacs. Rien n'est grave quand chacune a envie de faire aussi bien que possible.
En tant que maman, aussi, parfois, on peut avoir tendance à exagérer. Il faut, de notre côté, apprendre à lâcher un peu la pression, à faire confiance, à accepter qu'une autre fasse différemment que soi.

Mais parfois, il y a vraiment des cas compliqués.
Alors, c'est vrai qu'on ne peut pas changer quelqu'un. Une grand-mère qui a du caractère, on le sait depuis longtempts. C'est plutôt à ses enfants de ne pas se laisser marcher sur les pieds, de dire stop, et souvent les choses se règlent d'elles-mêmes, quitte à installer plus de distance.
Mais voilà, c'est parfois difficile à appliquer. Et selon que l'on craigne ou non le conflit, les grandes explications entre quat'-z-yeux, les choses sont plus ou moins confortables à vivre.

Je ne suis pas ici pour en conclure quoi que ce soit (à part que j'ai de la chance!).
J'espère que je serai une grand-mère correcte plus tard, mais qui sait ce que la vie me réservera?
Mais si vous voulez réagir, n'hésitez pas. Je suis sûre que, bien protégés derrière vos pseudos, vous avez tout un tas d'anecdotes ou de réactions sur ce sujet à nous faire partager, lecteurs complices.

Je me trompe?

13 commentaires:

  1. Ben oui, si je t'aime bien c'est que tu as du caractère comme moi(je le cache bien mais les intimes le reconnaissent)! Du coups, dès le départ, j'ai fixé mes conditions, ça n'a pas été drôle ma mère en particulier a morflé mais au final je n'ai quasi rien à leur reprocher: pour les prochaines vacances ma mère reconnait qu'il vaut mieux qu'elle ne prenne pas mes loustics si c'est pour les emmener contre leur gré(parcequ'ils sont un peu trop strict et que mes loulous ne sont pas habitués), mes beaux-parents s'en occupent au quotidien(avant/après école et midi) à merveille et ne font que des éloges de mes loulous qui sont toujours angéliques avec eux(un pouillème moins à la maison mais juste un pouillème)

    RépondreSupprimer
  2. @ Cleanettte: I'm flattered.
    Mes lectrices ont des cojones, c'est ma fierté.

    RépondreSupprimer
  3. Mes parents n'ont jamais été intrusifs, ouf!
    Après quand les doudoux vont chez eux, on fixe bien les règles et même s'ils ne sont pas toujours d'accord (mes parents), ils nous écoutent.

    Ma BM au début, elle a tenté de donner un peu trop son avis à mon goût mais elle a vite compris que nous étions les parents et que nous décidions.

    RépondreSupprimer
  4. coucou marine,

    j'aime beaucoup ton blog ! je pourrais te faire une tartine sur ma belle-mère, une vraie déséquilibrée, et ce d'autant plus que j'ai des parents supers avec mes enfants.

    mais je nuancerai quand même ton propos sur l'autorité : je sais que mon fils transgresse chez mes parents quelques règles de la maison. mais il fait bien la différence. et puis j'aime bien ce coté jardin secret avec ses grands-parents (dans la mesure où rien n'est fait contre moi ni sur des choses très importantes)

    à bientôt

    RépondreSupprimer
  5. Ah ... quel sujet!!!
    Le dernier exemple: la semaine dernière, mon fils chéri a chopé la gastro. Mais une belle carabinée hein, de celle qui te pourrit le bébé et la maison!
    J'ai du appeler ma mère pour qu'elle s'en occupe mardi.
    Quand je suis rentrée à la maison, j'ai dû lui demander de rester une heure et demi de plus, juste pour nettoyer le BORDEL monstrueux qu'était devenue la maison!
    Elle avait laissé sur la table tout les emballages de ce qu'elle avait essayé de lui donner à manger "pour que tu vois ce qu'il a pris"!!! Je trouve des petits filous à moitié bouffés et étalés sur la table, une compote ouverte et pleine...
    Je lui demande pourquoi elle n'a pas jeté tout ça: " ben pour que tu vois ce qu'il a mangé"!
    Comme si je ne pouvais pas la croire sur parole!?!?!
    Je lui demande de m'expliquer le traitement qu'il doit prendre (le médecin était passé le matin même), elle a été incapable de s'expliquer!!! Mais par contre elle était bien au clair sur ce qu'il fallait lui donner!?!?!?
    Mais bon, c'était sympa de venir s'en occuper et je lui en suis reconnaissante... (mais Put... que c'est compliqué!!)

    RépondreSupprimer
  6. Ahhhhhhhhhh ce que j'aimerais avoir des problèmes de grands-parents intrusifs et casse pieds! nous on a pas et ça nous manque!!

    RépondreSupprimer
  7. oh oui je me retrouve ds cet article malheureusement, pour moi la relation avec ma mère (qui n'était déjà pas simple) a empiré quand je suis devenue mère pour la première fois, je ne supportais plus (entre autres) ses remarques incessantes sur le caractère de ma fille, la façon dont je l'éduquais etc et auj (enceinte de ma deuxième) j'ai carrément coupé les ponts, c'est radical, c'est terrible, c'est dommage même, mais c'est essentiel à ma survie, entre son harcèlement téléphonique et ses remarques pfffffff
    avec ma belle-mère c'est compliqué aussi, mais en gros j'arrive à ne pas me laisser envahir (en refilant systématiquement le téléphone à mon mari quand je vois que c'est elle au bout du fil par exemple!!)!c'est mal je sais!!

    RépondreSupprimer
  8. Ah! Y'en a à dire dessus!
    Ma mère : absente et à l'autre bout du monde quand j'ai accouché, dur. La BM était là, mais c'est pas "maman". A son retour, c'était à coup de conseil plus ou moins foireux... Tu lui donnes à boire? Maman, j'allaite... Mais tu déshydrates ton fils... Une autre fois, elle m'arrache mon fils des bras car je n'arrivais pas à faire son rot... Depuis ça va, elle gère mieux : elle chante pour lui et il l'adore.
    La BM : gentille mais brave. Ne va jamais ou presque à l'encontre de mes décisions et celles du papa. Nous sommes les parents :D Juste un peu intrusive, une de filles aussi.
    Désolée si je fais des fautes :/

    RépondreSupprimer
  9. moi c'est le sucre ! dans la famille les médecins nous ont demandé de surveillé le sucre dès le plus jeune âge, devant moi alors que je lui ai déja dir ma mère donne un yaourt au sucre à mon loulou alors qu'il y a de la bonne confiture fait maison au frigo ...grrr je n'en dirais pas plus !

    RépondreSupprimer
  10. Il manque une réaction de grand mère... c'est difficile de le devenir et d'apprendre à taire son "expérience"!
    Hier (ou presque!) c'était moi qui pestait contre les réflexions de ma mère et de ma b.m.et maintenant je suis dans ce rôle! quand je couchais mes enfants sur le ventre parce que c'était le dictat dans ces années là, elles n'en pensaient rien de bon les pauvres, pour ne citer qu'un exemple! mais à cette époque les grand -mères étaient beaucoup moins présentes que maintenant..
    Bon tout ça pour dire que j'ai beaucoup appris de mes deux filles et que ça vaut le coup de ne pas trop la ramener avec ce que l'on croyait savoir, car les temps changent !

    RépondreSupprimer
  11. de mon côté, du très doux pour commencer :
    le jour où j'ai cru devoir lâché l'allaitement sur conseils (foireux) des médecins, ma maman, qui ne m'a jamais allaité, m'a dit "continue, accroche-toi, c'est génial ce que tu fais pour ton enfant". Alors qu'elle aurait pu dire comme tous les autres : "ce n'est pas si grave si tu arrêtes". Ils n'avaient pas torts non plus mais ils n'ont pas pris le risque de croire en moi, alors que ma maman, si, sans une seconde d'hésitation, et pourtant nous ne sommes pas d'accord sur tout.
    j'en ai encore les larmes aux yeux, rien qu'en l'écrivant!

    et puis du très moche :
    ma belle-mère qui justifie sa tentative de suicide par le fait qu'elle ne voit pas assez SON bébé (=notre fils)... là, j'ai eu envie de crier!

    RépondreSupprimer
  12. "dans un groupe, pour que ça fonctionne, il faut UN chef. S'il y en a deux, et qui font les choses différemment, c'est l'anarchie."

    Je ne suis pas d'accord sur ce point, comme le souligne aussi Vanille, car il n'y a pas UN groupe, mais deux (et plus). Les enfants savent très très bien changer de règles dans des contextes différents, que ce soit entre la crèche et la maison, entre l'école et la maison, entre chez les grands-parents et la maison. Ils peuvent tenter une fois de la ramener avec un "ah oui mais chez Mamie, j'ai pu faire ça", tu lui réponds fermement et parfaitement tranquillement que "c'est comme ça chez Mamie, mais pas avec moi", et basta. Non seulement ça marche très bien, mais ça suscite aussi des choses entre les deux : l'enfant entre plus facilement dans l'univers des grands-parents au lieu d'être simplement "gardé" à la place de maman...

    Quand je confie mes enfants à mes parents ou mes bp, je leur indique les choses à savoir, mais je ne me mêle pas de LEURS règles. Et quand je serai grand-mère, j'espère bien que ma fille s'en souviendra, et que mes futures belles-filles le comprendront aussi ! (c'est ma plus grande angoisse du fait d'avoir 4 garçons : il va falloir faire avec 4 belles-filles.... ).

    RépondreSupprimer
  13. Sans pseudo, même pas peur ! Mes futurs-ex-beaux-parents étaient du genre très très compliqués pour rester aimable. Ca veut dire très intrusifs, très culpabilisants. Leur fils, mon futur-ex donc, ne leur a JAMAIS expliqué que, non, on ne donnait pas un biberon en douce à un bébé qui attendait une tétée par exemple... Jusque fort tard, ils ont été pénibles vraiment. Mes (grands) enfants ne les ont pas vus depuis plus d'un an, n'ont reçu AUCUN signe depuis notre séparation à l'été 2010 et souhaiteraient maintenant les "avoir" avec eux (pour la photo je pense) pour les 60 ans de mariage qu'ils s'apprêtent à fêter. Anniversaire qui coincide avec la "liquidation" de notre mariage (30 ans)... Il y a des gens qui ont le sens de l'à propos non ?

    RépondreSupprimer