jeudi 5 mai 2011

Sois féministe ou tais-toi



Depuis longtemps, un sujet me tient à cœur. Cela fait un bon moment que je réfléchis à la manière dont je pourrais écrire un post sur ce thème. Ce sujet est tellement essentiel, important, généraliste, fourre-tout et mouvant... que je suis un peu impressionnée à l'idée de l'aborder, sur ce petit blog de maman.

Il s'agit du Féminisme. Rien que ça.

Plutôt que d'essayer de l'analyser vraiment... ce qui me parait trop audacieux et pas très réaliste, je vais me contenter de vous parler de mes réactions, mon ressenti, par rapport à une situation précise:
Comment, une fois maman, on constate à quel point les femmes peuvent se juger entre elles, juger les choix de vie des autres, et considérer, soi-disant guidées par des théories féministes rigides, que leurs choix sont les meilleurs.
Je veux vous parler de ces femmes qui se prétendent, par leur façon de vivre, dépositaires du concept du féminisme, et partant, nient à d'autres la possibilité de se considérer, elles aussi, comme dignes d'être féministes.

Quand je parcours certains blogs, certains sites d'info, et que je lis des commentaires (ce que je ne fais pas très souvent, heureusement), que je lis la presse, ou que j'entends des nanas, ou des compte-rendus de copines après des soirées, des rencontres, des débats, je suis souvent assez estomaquée par une chose.

C'est un fait, les femmes s'opposent sur tout.
Mais je constate aussi qu'il y a pas mal de femmes, célibataires revendiquées, mères, ou encore épouses mais indépendantes, qui prétendent avoir la BONNE vision des choses.

Il y a celles qui travaillent, et qui considèrent que les femmes en congé parental sont des moins que rien.
Il y a celles qui se prétendent libérées, qui revendiquent sans cesse que leur carrière passe avant tout, et qui adoptent la posture de "mauvaise mère", pas par humilité ou auto-dérision, mais parce que c'est à la mode, parce que ça fait bien, ça fait moderne.
Il y a celles qui pensent que le choix de donner le biberon ou choisir d'allaiter doit relever d'une certaine idéologie, et non d'un choix personnel.

Il y a celles qui se sont fabriqué une parfaite image de businesswoman hors-pair, d'épouse libérée et de mère pas trop investie, ou de célibataire qui n'a besoin de personne... alors qu'elles sont, en privé, pas très bien payées, jalouses de la secrétaire de leur mari et tellement tentées par un petit 2ème, ou en quête, en secret, du Prince Charmant (bouh! la honte!)

Il y a celles qui crient leur autonomie, leur indépendance, leur capacité à tout gérer, 24h sur 24, sur tous les fronts, sans jamais reconnaître qu'on peut avoir, aussi, parfois, des difficultés.
Il y a celles qui hurlent au scandale si une femme plaque son job pour suivre son mari en province, alors qu'elle aurait du lui faire la guerre et lui montrer que c'est elle qui décide ("What the fuck! mon mec est muté à Rouen! Je gagne plus que lui de toutes façons, si je veux, je le plaque!". Comme si la femme qui faisait ce choix était nécessairement une victime.

Il y a celles qui se vantent d'avoir une carrière exceptionnelle, d'être surbookées du matin au soir, comme si elles avaient besoin de prouver, toujours un peu plus, leur légitimité, leur mérite, leur "utilité" pour la société... en faisant passer le message, entre les lignes, que les femmes qui privilégient , à un moment de leur vie, leur famille, ou décident de quitter un rythme fou pour faire d'autres enfants, et les élever elles-mêmes, sont une honte pour le féminisme.

Il y a ces mêmes-là qui revendiquent une indépendance totale par rapport à leur mari, les contraintes familiales, les tâches ménagères... en expliquant qu'elles n'ont pas besoin d'un homme pour "REUSSIR" (ah, "réussir"... quel grand mot)
Il y a celles qui sont tellement sûres d'elles, qu'elles sont persuadées qu'elles peuvent tout contrôler, tout maîtriser dans la vie.

Il y a celles qui disent faire uniquement des CHOIX, trop orgueilleuses pour reconnaître que parfois la vie choisit pour nous, et qu'on doit s'adapter.
Il y a celles, qui donnent l'impression d'avoir créé de toutes pièces une théorie de vie collant parfaitement, a posteriori, à la vie qu'elles ont et qu'elles ne pourront de toutes façons pas vraiment changer.

Il y a celles qui, à même pas trente ans, considèrent qu'elles sont arrivées. Qu'elles ont réussi. Qu'elles ont tout, voudront tout, et auront toujours tout.
Il y a celles qui ne sont pas prudentes par rapport à l'avenir. Qui, à force de vouloir montrer à leurs congénères à quel point elles ont fait les bons choix, à quel point elles se débrouillent très bien toute seules, et n'ont besoin de personne, tomberont de haut.
Il y a celles qui auraient bien besoin de quitter Paris, ou n'importe quel autre endroit, leur vie trépidante, le stress et leurs activités prenantes, qui, certes, les occupent, mais les empêchent peut-être de VIVRE vraiment, et de réfléchir.
Pour aller, ne serait-ce que quelques semaines, voir un peu ce qui se passe ailleurs: en province, ou à l'étranger... afin de moins mépriser les choix des autres femmes, voire, pourquoi pas... les comprendre.

Il y a celles qui, à travers leurs revendications, leurs "moi je suis libre", leur "quoi? s'arrêter un peu de travailler pour élever mon enfant?", leurs "à force de faire bobonne à la maison je vais finir dinde!", trop revanchardes pour être honnêtes, laissent clairement transparaître leur sentiment de frustration, d'envie, voire de jalousie, parfois, à l'égard de ces femmes qu'elles critiquent avec trop de force, mais qui peuvent paraître, bizarrement, épanouies.

Qui sait si ces célibattantes sans enfants, ou ces femmes mariées MAIS indépendantes, ou ces revendicatrices en tous genres, les mêmes qui traitent les femmes "au foyer" d'inconscientes, ou les jeunes mamans de filles pas très fun, ne risquent pas, elles aussi, de se faire plaquer par leur mec?
Qui sait si, un jour, elles ne perdront pas tout contrôle sur leurs émotions, pour tomber folle amoureuse d'un routard de 10 ans plus jeune qu'elles, éleveur de moutons en Patagonie, et finir par quitter mari, CDI, et vacances a prix réduit grâce au CE pour le suivre?
Qui sait si, un jour, la maladie, un accident de la vie, un hasard, une mutation, un déclic, une grossesse surprise ET gémellaire (tant qu'à faire) ne les forcera pas à reconsidérer leurs priorités, à voir la vie différemment?

Qu'est-ce que c'est, Réussir? Comment peut-on être si sûre de soi en apparence?
Ce que je sais, moi, à même pas 30 ans... c'est que je ne suis plus sûre de grand chose.
Devenir maman m'a enlevé tellement de certitudes. La conception de la vie change...
Et changer un peu d'air, aussi. Quitter Paris pour suivre mon homme...
Ca m'a apporté pas mal de doutes, c'est certain, de quitter un job prenant, une vie bien remplie, des conceptions un peu rigides de ce qui est BIEN ou MAL, comme choix de vie. J'ai appris à découvrir les choix et les contraintes de la vie de femme, qui ne sont pas évidents, loin de là.
  Avoir un rythme me permettant de faire des enfants, mais aussi de les voir et de les élever, m'apporte tellement plus de bonheur, d'épanouissement, de zénitude, de recul sur la vie.
En tant que femme, mère, moins "indépendante" qu'avant, avec plus de responsabilités et de contraintes, je me sens, paradoxalement, tellement mieux dans ma peau, tellement plus libre qu'avant, et aussi, beaucoup plus libre que pas mal d'autres femmes! J'assume, tout en ne revendiquant rien.
Je pense, d'ailleurs, que vouloir sans cesse prouver notre légitimité en tant que femme (comportement très féminin...), à la place qu'on occupe, -travail, famille- est une perte de temps, d'énergie, et l'expression trop évidente d'un complexe.

Devenir maman m'a fait me découvrir.... Je m'aperçois que, sur bien des points, je ne suis pas celle que je pensais être, je développe des compétences que je croyais ne pas détenir, je ne colle plus à certaines théories toutes faites que je croyais être la VERITE.
Je ne peux donc plus me permettre de juger celles qui vivent différemment de moi!

Et féministe, malgré certains aspects de ma vie qui peuvent paraître assez traditionnels, je vais vous faire une confidence: je le suis de plus en plus.
Parce que le féminisme, pour moi, plus que de "contraindre" les femmes à une certaines idée de liberté, de les faire se conformer à une conception rigide de la libération des femmes, et donc de leur imposer de nouvelles contraintes, c'est d'abord se battre, ensemble, pour que les femmes aient la possibilité de vivre comme elles l'entendent: ainsi, on peut être féministe et PDG, féministe et femme au foyer, féministe et catho, féministe et voilée, féministe et adhérente du club bouliste du coin, féministe et prostituée, féministe et canon en mini-jupe, féministe et célibataire, féministe et libertine, féministe et fidèle épouse, féministe et poilue, féministe et passionnée de scap-booking.

Etre féministe, c'est considérer que les femmes ne sont pas des personnes mineures ne sachant pas penser par elles-mêmes, ou faire leurs propres choix, qu'elles sont conscientes et responsables des "risques" qu'elles prennent.
C'est leur donner libre accès à tous les moyens géniaux qui leur permettent de se libérer: le travail, la contraception, l'avortement, la pilule du lendemain pour les adolescentes, le droit de vote, le choix de se marier ou pas, etc... sans pour autant les forcer à employer une seule voie.
Triste féminisme que celui qui combattrait les aliénations des femmes pour lui en imposer de nouvelles...

Je ne me lasserais pas de lire les féministes, j'adore lire les bouquins d'Elisabeth Badinter (L'Amour en plus, Fausse Route, Le Conflit...) -voir un des mes posts ici-... même si, parce que je suis une adulte qui sait penser par elle-même, je ne suis pas toujours d'accord avec tout ce qu'elle dit. Je serai toujours passionnée par les combats féministes, et du côté du progrès pour les femmes.

Mais n'oublions pas que le féminisme est là pour permettre aux femmes d'obtenir l'égalité des droits (qu'elle méritent!), mais n'a pas le pouvoir de leur apporter le BONHEUR...
Chacune ensuite fait ses choix pour se sentir heureuse, pour coller à son propre "éco-système", en quelque sorte.... unique à chacun. En cela, il est impensable de vouloir juger les choix des autres.

Personnellement, je ne vais pas faire de choix, dans ma vie privée, par respect pour une idéologie, mais pour approcher du bonheur.
Et si cela doit passer par le fait d'être heureuse de pouponner, et plutôt deux fois qu'une, d'entendre mes enfants apprendre à parler, les voir faire leurs premiers pas, d'être amoureuse, de rougir quand on me fait une déclaration d'amour, d'être contente qu'on me paye l'addition, de faire des concessions pour mon couple, de faire des choses qui peuvent rendre la vie agréable à mon homme et de le voir, en face, me rendre lui-même ce bonheur en me faisant me sentir libre de faire les choix qui me correspondent, et si cela peut me permettre, au passage, de montrer à ma fille que dans la vie il y a des hommes qui valent le coup... ben je vais pas me gêner, idéologie ou pas.


Et vous? Avec-vous des anecdotes en ce sens? Faites-vous la même constatation que moi?
Etes-vous confrontée au jugement d'autres femmes? De quelle manière? Qu'en pensez-vous?

18 commentaires:

  1. Mamou Zèbre !!5 mai 2011 à 11:52

    J'adore et j'adhère, le sujet, les idées vont tout à fait dans le sens de mes réflexions actuelles... Je suis jugé en permanence pour les choix que j'ai et je fait encore maintenant. Je crois ça ne changera pas qu'il y a quelque part à l'intérieur de ces femmes qui critiquent en permanence, un jalousie qu'elles ne veulent pas s'avouer.
    Je veux voir grandir et évoluer mes enfants. Je n'ai + envie de courir après le temps mais d'en profiter. Je veux pouvoir profiter de ma vie de femme, d'épouse, de mère.
    Alors oui, je suis seule très souvent lorsque mon mari part à l'étranger, oui, je m'épanouie dans ma vie de maman "au foyer" et encore oui, j'assume les choix que je fait n'en déplaise aux personnes qui pensent que je devrais me remettre à courir, que je devrais être + stressé que je devrais rentrer dans "la norme" mais ou ce situe-t-elle exactement ?

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  2. Alors là j'applaudis bien fort ! Rien à ajouter, le feminisme c'est avoir la liberté d'être la femme que l'on veut/peut et mener la vie qui est épanouissante pour nous-mêmes !

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  3. Tout à fait d'accord avec ce billet et le commentaire au dessus !

    Perso , je me moque complétement de ce que les autres femmes pensent de moi ( je suis chef de ( petite) entreprise ) , je voulais quand même rendre hommage à toutes ces femmes avant nous qui ont lutté pour que l'on puisse avoir le choix .... quelquefois .

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  4. Je suis également on ne peut plus d'accord avec ce que tu dis. Rien ne m'énerve plus que les gens qui jugent les choix de vie des autres à l'ausne de ce qu'ils considèrent être le BIEN.
    Qui peut se permettre de savoir ce qui est bon pour l'autre? Si une femme s'épanouit dans sa carrière et son couple et n'a pas envie de s'occuper de ses enfants à plein temps, tant mieux pour elle. L'important c'est son bonheur et personne ne peut juger de son choix.
    Mais inversement faire le choix 'suicidaire' de dépendre financièrement de son mari pendant quelques temps pour élever ses enfants est un choix tout aussi "valide" que personne n'a à juger.
    Personnellement, c'est quand, à 28 ans, j'ai quitté mon super poste en prépa (mais loin de chez moi et trop prenant) pour pouvoir faire ma PMA et espérer avoir un bébé un jour que je me suis pris des remarques du style: "Faut pas t'étonner d'avoir fini en ZEP, tu peux faire une croix sur ta carrière". J'ai effectivement "fini en ZEP" mais certainement pas fait une croix sur ma carrière... Et je me félicite tous les jours d'avoir fait ce choix, étant donné que la PMA dure depuis plus de 2 ans!

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  5. C'est une problèmatique probablement propre à ta génération, Marine, de s'entendre plus ou moins jugée sur ses choix de vie, car "d'mon temps", je n'ai jamais été confrontée à ce genre de critiques mâtinées de jalousie, de prétention et surtout de bêtise. En même temps, j'étais dans de petites villes de province, et cotoyait surtout des mamans restées à la maison, mais pas que !
    De toute façon, je n'en aurais eu cure, sachant bien que ce qui est bon pour moi ne l'est pas forcément pour les autres.
    Il semble en effet qu'il y ait une grosse différence entre "réussir" et "être heureux", l'un n'empêchant d'ailleurs pas l'autre, pour peu qu'on fasse preuve de sagesse... Bravo pour ce billet qui tord le cou à toutes les intolérantes et autres limitées du cervelet !

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  6. alors là...
    BIEN PARLE
    I approve!!

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  7. I approve because je suis mere au foyer par choix oui, et j'aime ma vie, n'en déplaise aux autres ça m'est égal, ça fait un moment que je me fiche de ce qu'on pense de moi, de toute maniere on est jugee QUOI QUE L'ON FASSE!alors autant FAIRE CE QU'ON VEUT CHOISIR QUOI!
    et que je "dépende" de mon mari, si ça va entre nous, ça regarde personne d'autre!

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  8. J'ai bien aimé ton billet et tes propos. Comme toi, je me méfie des avis ou jugements trop tranchés...sur mon blog, j'essaye de montrer différents parcours, différents choix, différents équilibres...car je suis persuadée qu'il s'agit de quelque chose de très personnel et qu'il n'y a surtout pas un modèle à favoriser davantage qu'un autre...Pour moi, le féminisme intelligent est celui qui respecte et donne de la valeur au choix des femmes.

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  9. Bonjour à toutes,

    Sujet délicat s'il en est un... Je vais me permettre de vous livrer mon point de vue quoique pas très éclairé, je pense, vu que je n'en suis qu'en essai bébé 1.

    Ainsi, je vais plutôt parler en tant que "fille de ma maman" ;) Quels que soient les choix que nous faisons, quels que soient notre recherche, nos objectifs ou notre vision des choses, l'important, pour moi, est d'essayer de garder une certaine harmonie, d'éviter les extrêmes dans un sens (parfaite-bio ou super businesswoman).

    Que l'on soit maman "au foyer", femme active ou supersonique (j'en connais), je pense qu'il faut garder à l'esprit, bien-sûr, notre bonheur mais également celui que ceux qui nous entourent et sans lesquels nous serions bien seules, indépendantes ou pas.

    Trop souvent, j'entends dire "Moi, moi, moi, mes choix, mes idées, mes prérogatives..." mais l'on oublie l'essentiel, nous ne sommes pas seules ! Personnellement, j'ai eu une mère très peu présente, très impliquée dans sa vie professionnelle et peu dans sa vie personnelle et cela m'attriste. Non pas que j'en veuille à ma mère, je l'admire beaucoup et je l'aime mais je regrette de ne pas la connaître mieux, de ne pas avoir plus de souvenirs avec elle.

    En résumé, je pense que quelle que soit la voie que l'ont choisi, l'important est de ne pas oublier que nous ne sommes pas les seules à vivre ces choix et qu'il est important d'être attentif à sa famille, ses amis et tous, car, comme l'a si bien dit Marine, on ne sait pas de quoi est fait demain et ça serait dommage d'avoir des regrets.

    Bises à toutes et plein de bonheur !!

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  10. Juste à mot à ajouter, la culpabilité ne sert à rien !! Nous sommes humain et il est normal de faire des erreurs !! L'important et d'en apprendre et d'essayer de faire de son mieux avec toute la tendresse que l'on peut y mettre.

    Voilà, je ne vous ennuie plus ;)

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  11. @ Titcheur, Queen Mom:

    j'ai été obligée de supprimmer vos commentaires en réponse à ceux de Lilicarambar (supprimés aussi)....
    Parce que, lorsqu'on cliquait sur le pseudo de Lilicarambar, on arrivait sur ma boite mail apparemment, et elle sur la sienne.
    Bref je 'ai pas bien compris le souci, elle a du faire une fausse manip' en s'inscrivant, mais par précaution j'ai tout supprimé.

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  12. Merci beaucoup pour cet article. Comme me disait une amie récemment sur le même thème, "autant arrêter les grands discours qui n'aident pas"...

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  13. Chouette post! Merci!

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  14. Excellent post !
    C'est vrai que nos choix peuvent être jugé et au début de bb1, c'est pas toujours facile. Je pense notamment à l'allaitement. Au tout début : tout le monde en extase (c'est très bien !!) SI on a un démarrage difficile : tu sais, c'est pas grave, c'est déjà bien 2 semaines ! A 3 mois : ah, tu l'allaites encore ? A 6 mois : tu l'allaites ENCORE ?????? Et à 1 an .... ben oui je l'allaite mais il mange autre chose aussi !! Et je vous em... de toutes façons, c'est nous qui décidons !!
    J'ai toujours eu un boulot très prenant. Mon Haricot vient d'avoir un an. A la fin du congé maternité, j'avais envie de reprendre le travail. Maintenant qu'il a grandi, j'ai envie de passer plus de temps avec lui et ça va en contradiction avec les choix de boulot que j'ai fait à mon retour : et tant pis !! Je suis en train de voir pour changer et mieux concilier ma vie de maman avec le reste, marre de courir !
    J'ai fini de lire ton article hier devant les reportages de Arte sur la jupe et le pantalon : c'est un peu comme tout ça : finalement, on veut avoir la liberté de porter jupe ou pantalon comme on veut et quand on veut, sans être jugée ni pour l'un ni pour l'autre.
    Bravo encore pour ton billet !

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  15. straight line for very beautiful: broad shoulders and collarbone clearly not suitable for: flat-chested women. The maternity woman can also choose the strapless winter wedding dresses plus size wedding gowns as your wedding gowns. You can also sexy at your day And if possible you might like to add quite a few fashion accessories which could far winter wedding dresses more mimic Alice from the the last movie. However if you decide to emulate the other characters below are a few tips that you can check out.You might like to winter wedding dress have on Queen Halloween cosplay costumes which usually appear to be a lot more classical and even for some reason classy in ways. The Queen of Hearts from the winter wedding dresses picture could seem to some extent classy along with her reddish colored or maybe orange curly hair beneath the crown plus her very fashionable make up winter wedding dress

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  16. bravo pour vos talent d'écrivain!
    c'est trés bien écrit!
    je vais faire court:
    j'ai 19 ans, je suis maman d'un loustique de 3ans
    je vais vous éviter le calcul: je suis tombé enceinte à 15ans, accouché à 16ans.
    Les "féministes" de mon lycée m'ont tombé dessus à l'annonce de ma grossesse.
    EN disant un discours déformés, je vous explique: "etre femme à notre époque c'est etre libre, tu as la chance de pouvoir avorter, fait le"
    malgrés cette énorme surprise je me suis battue pour garder ce cadeau si précieux...
    Pour moi etre féministe oui c'est avoir la liberté de choisir! choisir de rester élever ses enfants, ou choisir de travailler etc...
    ce n'est pas etre indépendante à tout prix!
    quand je les vois dans l'affaire DSK qui sont toutes derrière cette femme sans vraiment savoir le pourquoi du comment, mais c'est une femme, elle à donc raison!!
    ou quand je vois l'affaire qu'elles ont fait avec l'affiche de damien saez dans le metro (une femme nue dans un caddie avec écrit en gros j'accuse) elles ont fait supprimé cette affiche qui allé POUR le féminisme!! alors qu'on laisse les affiches de pub de femme nue pour du chocolat en poudre!
    elles se trompent de combat et c'est bien dommage!
    quand à babinter, faudrait lui dire que mon fils à été allaité 13mois, porté exclusivement en écharpe, en cododo durant 2 ans et il est trés équilibré! j'ai fais des choix de vie mais à 18 ans j'ai eu mon bac comme tout le monde, mais par correspondance pour m'occuper de mon fils malgrés tout... j'ai réussi!

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  17. Bonjour tout le monde... J'ai 16 ans, je suis féministe, et j'aimerais vous dire à quel point j'approuve votre point de vue ; en effet, étant féministe depuis quelque temps, je m'étais posé une question assez troublante : "Qui est la féministe ?" Je veux dire, j'avais à l'époque, 2 réprésentations du féminisme actuel : les féministes revendiquant leur côté féminin à grands coups de mini-jupes et d'eye-liner, et les féministes en jogging et en col roulé noir (celles qu'on voit au cours de boxe le mercredi). Je me demandais : "Laquelle de ces deux féministes a raison ? Dois-je rejeter ma féminité en bloc ou revendiquer mon côté femme fatale pour être une vraie féministe ?" Ah, les affres de la jeunesse... Après avoir réfléchi seule, retourné le problème dans tous les sens, je me suis rendue compte que je me gourais terriblement de débat : car en effet, quel sens aurait le féminisme, si celui-ci n'avait pour but que d'inventer un format obligatoire de la femme féministe parfaite ? Ca ne ferait que de créer de nouveaux clivages, de nouvelles contraintes, une nouvelle source de culpabilité pour les femmes qui ne se retrouveraient pas dedans et se demanderaient (une fois de plus) si elles sont bien dans la norme... ! C'est cet écueil que le féminisme doit à tout prix éviter. Car en effet, le féminisme n'a-t-il pas pour but ultime d'assurer aux femmes un épanouissement sans barrières dans le domaine qui leur convient ? De leur donner l'égalité avec leurs collègues masculins, de leur donner la liberté d'être elles-mêmes ? Nous sommes toutes et tous des êtres humains, tous différents l'un de l'autre ; je ne comprends donc pas la propension de notre société à vouloir absolument caser tout le monde dans un format particulier, c'est vraiment du foutage de gueule... Si le féminisme se perd dans cette voie, ce ne sera plus digne d'être appelé du féminisme. Etre femme au foyer, quitter son job pour suivre son mari (même si ça fait partie des trucs que je ne ferais jamais MOI...), avoir la flemme de s'épiler la touffe, aimer se maquiller, aimer les films d'actions ou ça explose dans tous les sens, ne pas savoir cuisiner (mon cas), être bordellique (mon cas aussi), avoir envie d'enfants, de travailler, d'un gentil mari ou d'une gentille épouse (;D), pouvoir aimer et épouser qui on veut, aimer traîner en jogging et pull col roulé noir à la maison et/ou hors de chez soi, aimer la mode... C'est qui on est, qui on a envie d'être, vivre sa vie, s'épanouir, et ça ne regarde que nous... Et si le féminisme c'est m'imposer une façon d'être, alors c'est de la bullshit !!!
    D'ailleurs, pour finir, encore un truc qui m'agace au plus haut point en ce qui concerne le féminisme... Pourquoi parle-t-on toujours des femmes, et pourquoi n'est-il jamais question des hommes ? Je veux dire, pour prendre un exemple parmi tant d'autres, j'ai beaucoup entendu ces derniers temps des choses du genre "La femme doit allier carrière pro et famille maintenant" et/ou "les femmes ne peuvent en fait pas maintenir la cadence enfants/boulot, il faut se faire une raison"... C'est cool. Mais les hommes dans tout ça ? Ils existent aussi ! Pourquoi dés qu'il s'agit d'allier famille/boulot c'est "Femmmes, femmes, femmes" ? Un homme aussi peut faire des concessions ! Je remarque qu'une fois encore, c'est nous qui portons tout sur nos épaules... Ce qui est une immense connerie de notre part.

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    1. J'ai 39 ans et j'ai mis quelques années à déceler le malaise que provoquait le mot "féminisme" dans ma tête. Aujourd'hui, j'espère encore être considérée comme un individu, avec ses atouts et ses imperfections, mais pas seulement comme une femme qui , par définition muette de la société, est un boulet, un être presque amputé parce que capable de faire des enfants...contrairement à un homme. J'aimerai juste vivre ma vie, avec ce que je suis. J'en arrive parfois à être compréhensive et à avoir pitié de l'homme sur qui on projette l'exigence de réussir professionnellement, personnellement, parce que c'est comme çà, c'est un homme, il a le temps, n'est ce pas, il ne fait pas d'enfants...
      A eux non plus, on ne leur laisse pas le choix d'être autre chose que ce que la société a décidé pour eux. Je ne suis pas féministe, mais je crois en l'individu, point. Les concessions, c'est aussi pour un homme d'admettre qu'à 60 ans, il a tout donné pour son travail et qu'il n'a pas vu grandir ses enfants, alors que sa femme était au foyer. Sa chance (même si cela peut être discutable), c'est de s'en rendre compte parce qu'il redevient père au moment de sa retraite.

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