jeudi 8 décembre 2011

Petites filles d'aujourd'hui


Il y a quelques jours, une école primaire en Bretagne a du spécifier dans son règlement intérieur l'interdiction de mini-jupes, shorts, et talons hauts pour ses élèves.
Oui, vous avez bien lu, école PRIMAIRE.

Cela me parait évident, des gamines de huit ans n'ont pas à venir à l'école en collants résille, maquillées, soutiens-gorges rembourrés. C'est aussi l'avis d'un grand nombre de personnes. Ce qui est malheureux c'est que l'école doive intervenir. Cela signifie bien sûr que des parents complètement décérébrés laissent leurs filles partir à l'école comme pour aller à un casting de la Star Ac'.

Il y a tout de même des parents d'élèves, qui n'ont pas peur du ridicule, qui s'insurgent contre cette décision, criant à l'atteinte à la liberté, voire aux droits des femmes à s'habiller comme elles l'entendent (rien que ça). On aura tout vu. Des petites filles de 10 ans sont donc considérées par certains comme des adultes totalement libres, pouvant s'habiller avec tout l'attirail de séduction possible, parce que c'est LEUR choix.
 Ces parents ne se rendent pas compte qu'en se délectant de voir leur gamine habillée de manière ultra-vulgaire (Véronica Lubrique incluse), en leur montrant que leur accoutrement leur plait, ils lui lancent un message quasi-incestueux. Et la société, la presse féminine, entretiennent de manière très dérangeante cette espèce de pédophilie symbolique ambiante.

Voir ces petites filles déguisées en putes me rend triste.
Leur envie de jouer avec tous les codes de la féminité est bien normale, elle me parait même éternelle... quoique aujourd'hui leurs modèles sont des stars hyper féminisées, vulgaires, trash.
Mais c'est le rôle des parents de les freiner dans cette envie, de les éduquer, de les armer en leur expliquant les codes, de leur enseigner qu'il faut s'adapter au monde dans lequel on évolue: si on veut le meilleur pour son enfant, il faut lui apprendre qu'on ne se comporte/s'habille pas de la même manière dans sa chambre, sur une scène de spectacle, dans une école, un lieu de culte, un terrain de sport.

Certaines mères osent s'offusquer de la liberté qu'on enlève à leurs petites filles de s'habiller de manière sexualisée. Selon moi ce sont ces mères qui enlèvent à leur gamine la liberté d'être une enfant, qui vivent par procuration en se projetant de manière malsaine dans la jeunesse, la fraîcheur de leur petite fille... beauté qu'elles ont apparemment perdue elles-mêmes, pouvoir de séduction qu'elle n'ont visiblement plus sur leur mari, les hommes en général. Terrifiant.

Bien sûr la société tout entière est coupable, en nous donnant comme modèles, à nous, femmes, comme aux petites filles, les mêmes physiques irréels et photoshopés, les mêmes seins et bouches artificiels, les mêmes corps décharnés.
La presse féminine, sous couvert de donner dans le féminisme bien-pensant une page sur trois, nous sert des pubs avec mannequins de treize piges érigés en idéaux de féminité, nous vend du sourcil botoxé, du décolleté repulpé, ou nous propose, comme idée cadeau de Noël pour des ados de 12 ans, d'offrir des housses pour I-Phone (oui oui, j'ai lu ça, atterrée, dans Elle il y a 2 semaines environ...)

J'ose espérer que l'éducation que l'on donne à ses enfants peut atténuer ce phénomène. Suis-je naïve? Mères de filles qui me lisez, quel est votre expérience là-dessus?
Ma fille est encore petite, mais je ne peux m'empêcher d'observer autour de moi, de me poser des questions, de tirer des enseignements de ce que je peux constater dans mon entourage.

Je constate que, malheureusement, les mères sont souvent responsables.
J'en vois certaines qui paraissent fières de se balader avec leur petite fille, lookée rose et latex de la tête aux pieds, avec des bottes en vinyle à même pas huit ans.
Il y a certainement une question de milieu social qui entre en compte. La réussite d'une mère, dans certains milieux défavorisés, peut passer par l'apparence tapageuse, la féminisation de sa petite poupée (voir les concours de Mini-Pouffes et leurs mères pathétiques)



On est enfant dix ans seulement dans une vie. J'aimerais pouvoir laisser ma fille vivre cette période d'innocence aussi normalement que possible.
J'aimerais la préparer du mieux que je peux aux changements de son corps, au regard des hommes, qui est parfois insistant, dérangeant, et ce, dès le début de la puberté.
Les petites filles devraient être protégées, et si les parents n'assument pas ce rôle, c'est bien normal que l'école (et pourquoi pas l'Etat) décide d'intervenir.

Je sais qu'en tant que mère, j'aurai une responsabilité.
J'aimerais bien sûr que ma fille se trouve jolie, qu'elle soit bien dans sa peau. J'espère pouvoir la voir s'intéresser à des choses, avoir des passions (un sport, une activité musicale, culturelle...) qui lui permettront de s'exprimer, et de ne pas perdre son temps à traîner, à avoir des questions existentielles se limitant à penser à avoir un I-Phone à neuf ans, ou passer ses mercredi uniquement à se mettre du gloss à paillettes.

Je crois que l'image que je vais lui transmettre sera primordiale. Dans l'idéal, j'aimerais lui montrer qu'on peut être une femme épanouie, qu'on peut avoir la féminité "joviale", sans forcément se maquiller à outrance, se saper avec la dernière fringue vue dans les magazines, ou contrôler son poids de manière obsessionnelle à chaque repas familial.
On peut être bien dans sa tête grâce à des activités créatives, des projets, des envies... et dans son corps grâce à une hygiène de vie naturelle, sportive, saine, sans être stricte non plus... en s'assumant, en ne courant pas de manière excessive et ridicule après la jeunesse éternelle.
Je sais déjà que la mission sera difficile...

Même s'il est normal qu'elle ait, comme toutes les petites filles, sa période girly, paillettes et camping-car Barbie, j'aimerais ne pas la faire grandir dans la culture matérialiste à l'extrême de la pouffe-attitude, attitude qui est d'ailleurs hors-de-prix.



Un livre vient de paraitre, Petites filles d'aujourd'hui, l'apprentissage de la féminité, de la sociologue Catherine Monnot.
Je crois qu'il peut être intéressant...



Difficile d'élever une petite fille aujourd'hui... n'est-ce pas?

Soutiens-gorges rembourrés taille 7/8 ans



à lire, un autre de mes posts: Génération Pouffista

Pour aller plus loin: 
"My Little Princess" film réalisé par Eva Ionesco, racontant les abus qu'elle a subis, enfant: sa mère la photographiait des des poses pornographiques, et commercialisait ses œuvres. Les photos sont toujours en circulation aujourd'hui. Eva Ionesco, aujourd'hui adulte, ne s'en est jamais remise...
Véronica "Lubrique" devrait pouvoir faire le rapprochement...

18 commentaires:

  1. Je suis comme toi: choquée par la sexualisation précoce et à outrance des fillettes! Et au-delà, par la banalisation de la pornographie, avec cette nouvelle mode du "porno chic"... Comme s'il fallait une femme nue pour vendre des céréales...
    Bref, j'espère arriver à préserver l'enfance de Mamerveille et à faire d'elle une future femme épanouie. Mais avant ça, une enfant, puis une ado bien dans ses pompes (et pas dans ses stilettos...).

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  2. Sont-ce les mêmes parents qui ont séquestré du personnel d'école pour faire virer un jeune prof ? Voulait-il virer de sa classe une morveuse nippée en pouffe par sa co....asse de manman ? 30 ans de réclusion criminelle, tarif de base pour les parents microcéphales...

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  3. Extrèment intéressant, je suis choquée de l'attitude ces parents. Je ne comprends tout simplement pas ce qui se passe dans leur tête, problème d'éducation (leur propre éducation) sûrement.

    Je suis entièrement d'accord avec tout ce que tu dis si bien dans cet article et j'espère que si j'ai une fille un jour, je serai comme toi et que j'aurai la force de me battre contre les débiles et les poufs.

    Merci.

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  4. Je suis d'accord avec toi sur la sexualisation précoce des pré ado et petites filles. En revanche, je vois moins le soucis sur l'iphone (on peut en brider les fonctionnalités et il y a des apps trés sympas pour les enfants dessus, on n'est pas obligé d'avoir un forfait lié) ou la barbie (tant que ce n'est pas la petite fille qui est la barbie). Je pense qu'il y a une grosse différence entre avoir un objet Hello Kitty (qui reste mignon) et avoir des talons et des soutiens gorges rembourrés. L'un me choque, l'autre pas. On peut être une petite fille girly sans être une mini pouf! (Enfin je pense).

    Mais je suis d'accord avec ta réaction de départ :)

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  5. Sur le sujet général de la sexualisation précoce des enfants, je suis assez d'accord avec toi, même si les jeunes ados que je croise autour de moi ont l'air d'a-do-rer jouer aux grands. Je ne suis pas sûre que les parents de toutes les mini-lolitas de mon quartier soient d'accord avec les accoutrements et attitudes de leur progéniture, j'ai parfois l'impression qu'ils aimeraient bien que leurs enfants restent davantage des enfants, mais n'ont pas assez d'autorité... Alors évidemment, on peut ne pas donner beaucoup d'argent de poche et filtrer les fringues qu'on achète à ses enfants, mais reste l'attitude générale du préado, qui peut être très provocante même avec des fringues "normales"...

    Sur le règlement de l'école, je pense que ça m'énerverait que l'école de ma fille impose des règles précises, je me dirais probablement "pour qui se prennent-ils, c'est à son père et moi de déterminer ce qu'est ou pas une tenue adéquate pour l'école !" D'ailleurs, le problème de règles très précises c'est qu'on trouvera toujours des contre-exemples pour démontrer la bêtise de la règle : la petite jupe plissée au-dessus du genou, vous appelez ça une mini-jupe ? Le short, interdit en juin quand il fait 30° ?

    C'est sûr qu'il y a de tout chez les parents, et j'imagine que si cette école en est arrivée là, c'est que les tenues de certains enfants étaient vraiment trop courtes/moulantes/transparentes... mais je ne suis pas sûre que la règle vestimentaire soit le meilleur moyen de faire prendre conscience aux parents de leur laxisme excessif, d'autant plus que les parents laxistes le sont souvent dans tous les domaines : fréquentations, loisirs, exigences scolaires, comportement de leurs enfants...

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  6. @ Mère Blabla:

    je maintiens que je suis outrée qu'on offre des I-phone à des pré-ados (et même des jeunes ados)
    Pas pour les applications et l'utilisation qu'ils en font, simplement parce que je trouve que le prix de ces choses est indécent, et que je ne comprends pas qu'on dépense autant pour des nains.
    Chacun ses moyens et ses priorités bien sur, mais je fais un blocage, là.

    en ce qui concerne les Barbies, et autres trucs hello Kitty, je ne suis pas du tout contre, d'ailleurs je le précise, je trouve ça tout à fait normal!
    je suis coquée par la mode de pouffe, notamment visible dans la campagne Toys'r us... et, là encore, par le prix de cette came.
    Là aussi... c'est un peu comme le package Audi A8/home cinema/écran plasma de la mort... ce ne sont pas forcément les plus aisés qui se le permettent, des gens défavorisés peuvent se prendre des crédits à la conso pour accéder à ces produits... je trouve cette surenchère immonde.

    je repense à des extraits de Polisse, où l'on voit des gamines qui pratiquent des fellations à leurs camarades de classe simplement pour récupérer leur portable ou 10€... sans comprendre lorsqu'on leur explique que tout ne s'achète pas, tout ne se vend pas.

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  7. @ Marie:
    je suis plutôt d'accord avec toi, c'est sur une globalité du comportement qu'il faudrait travailler, et pas simplement sur l'apparence vestimentaire... mais concrètement c'est compliqué!
    Je pense aussi que ce problème de vêtements hyper-sexualisés n'est pas le même selon les milieux sociaux, et les réponses à apporter sont aussi différentes.

    Comme l'école ne peut pas intervenir sur l'éducation toute entière d'un enfant (et ce n'est pas son rôle), autant rappeler tout de même les règles de base; on ne se déguise pas en tapin pour aller en classe, ce n'est ni pratique ni approprié (sauf pour raison de carnaval bien entendu)
    En tant que parent d'élève je ne vois pas comment je pourrais être choquée qu'on interdise à ma gamine de venir en talons de 12 à son cours de lecture en CE2.

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  8. @ Marie:

    j'ajoute que je trouve tout à fait normal que les jeunes ados commencent à transgresser les règles posées par leurs parents, veuillent adopter une attitude séductrice, provocatrice, etc... c'est le jeu, l'apprentissage de la vie.

    Ce qui est choquant ici, c'est que ce sont les parents eux-mêmes qui incitent leurs enfants à se "libérer" sexuellement, en les manipulant finalement, en contrôlant leur image sexualisée. C'est indécent, les parents doivent mettre des règles, en admettant évidemment l'idée qu'elles risquent d'êtres bafouées, dans leur dos... mais ils ne doivent en aucun cas pousser leurs enfants à mûrir trop vite sexuellement.
    Cet interventionnisme parental, je trouve que c'est proche de l'inceste... en tous cas, surement pas un comportement responsable.

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  9. merci Marine pour cet article! chui en plein dedans avec ma poulette de 13 ans 1/2!pas simple pour elle de se retrouver à 12 ans avec un corps de femme (ehh oui la puberté démarre de plus en plus tôt) et la maturité d'une enfant de son âge.
    Pas simple de comprendre que porter un short et un débardeur à 12 ans n'est pas choquant, mais que dans un corps de femme, le regard des autres n'est pas le même, et celui des mecs entre autres.
    Pas simple de traverser cette période où le physique est en total décalage avec la maturité de l'enfant!
    Mais très simple de lui dire qu'avec mascara et gloss elle a l'air d'avoir 16 ans, et qu'elle n'en a que 13!
    Très simple de lui expliquer que le portable avant la 2nde elle n'en a pas besoin.
    Tu as raison Marine, dans la classe de 6ème de Basile, un garçon a un Iphone 4S (et pour baver dessus, on ne l'a pas à 1 euro avec des points de fidélité celui-là)

    Alors oui la responsabilité incombe aux parents, mais pour ça, il faut accepter de discuter, d'argumenter, de poser des limites, de se fâcher, d'entendre une porte claquer.
    Et il y a encore des parents qui pensent qu'en étant l'ami de leur enfant ils s'en feront aimer davantage... Alors être l'amie de sa fillette de 8 ans en faisant d'elle une princesse n'est qu'un premier pas dans une sexualisation précoce! je ne pense pas que ce soit de l'interventionnisme, mais du lâcher-prise dans l'éducation, et les risques sont grands quand on lâche prise dès le primaire!

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  10. Je trouve cela en effet effrayant. Et lorsque je vois certains vêtements en vitrine de magasins pour enfants, je me dis, dieu merci, je n'ai que des garçons !

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  11. Je comprends même pas qu'on ait besoin d'un portable en 2nde à vrai dire.

    Quant à ces petites filles, c'est bien triste pour elles. Pour avoir eu une mère dans l'excès inverse (cheveux ultra courts, jamais de jupes, privation de tout signe de féminité, négation de la féminité biologique...) mais qui revient au même (déformation de l'image de son propre corps, dégout de soi même), je confirme que cette perversité maternelle crée nombre de ravages (j'ai deux soeurs, même traitement, même ravage). Bien que je sois devenue une adulte heureuse, la confiance en moi est la dernière de mes qualités.

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  12. 200% d'accord !
    Je n'ai pas encore de fille mais je crois que c'est aussi pour ça que je préférais avoir un garçon en premier... Finalement, le problème est "seulement" différent : à l'abri des regards indiscrets et "jugeurs", je suis en train de lui confectionner une poupée de chez Marotte et Cie http://marotte-cie.com/
    ;)

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  13. Je viens de découvrir les photos d'Eva Ionesco...
    Je suis sans voix...
    D'habitude, j'ai dû mal à être choquée, là j'avoue que je suis vraiment... y a pas de mot. J'imaginais pas qu'une mère puisse faire ça à a fille. je comprends pas très bien...

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  14. Et si les parents ne disent rien... que l'école ne dit rien... ben on retrouve ces mini-pouffes dans le monde du boulot...
    De mon côté on a eu une stagiaire qui a été embauchée depuis qui s'habillait un peu court et un peu transparent pour un monde pro à 99% de mec... Je ne suis pas prude mais si je peux m'habiller sexy en soirée perso, je ne m'habillerai jamais comme ça dans le monde pro...
    Une histoire de limites...

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  15. Je n'ai pas lu en détail tout ton post mais je saisis l'idée. Je suis choquée par ces photos (celle de la fille de V. Loubry ou de E. Ionesco, je ne comprends pas que ces photos ne soient pas retirées, n'y a t'il pas atteinte à la dignité?).
    Que ces enfants restent des enfants aussi longtemps que possible...

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  16. Je viens de découvrir ton blog via le Délit Maille, et en le "feuilletant" je viens de tomber sur ce post.
    1) directrice d'école maternelle, j'ai dû dire en septembre à des parents incrédules qu'il serait mieux que leur fille de 3 ans ne vienne pas à l'école en brassière (style maillot de bain) et jupette lambada... et pas seulement parce que c'était moche. Ils n'ont pas compris en quoi la tenue évoquée posait problème, ni en quoi la vue du nombril de leur louloutte me gênait. Vivement qu'elle fasse la rentrée en CP avec un string!
    2) maman d'une petite fille de 2 ans, je n'ai pas envie qu'elle grandisse avec pour seule objectif "faire plus pouf que son âge".
    3) je n'ai pas eu de soutien-gorge rembourré à 7-8 ans... et tant mieux, j'aurai mis quoi maintenant (je n'ai toujours pas de gros tétés)
    4) bref, je ne comprends pas, tout comme toi, l'intérêt pour ces parents (et souvent ces mères) d'offrir une vitrine aussi sexuée de leur enfant. J'aime qu'on se retourne sur ma fille pour me dire qu'elle est mignonne, comme on l'est à 2 ans. Je ne voudrais pas imaginer qu'on puisse la "reluquer"

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  17. En revanche, je vois moins le soucis sur l'iphone : le soucis est peut etre d'acheter un téléphone portable à une gamine de 8 ans, dont la valeur est en plus de 600 e. Et pour votre fils vous lui achetez une porsche pour c'est 9 ans :) ?

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  18. vous ete egoiste!vous ne penser pas a c est petite qui aime peut etre tout simplement se style vestimentaire la!vous ete coincer et exasperante vous poter un jugement sans connaitre leurs avis!

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