jeudi 26 janvier 2012

Les principes... et la tétine

Aujourd'hui j'avais envie de partager avec vous un article, que je trouve intéressant.
Il explique en quoi l'usage de la tétine s'est accru ces quinze dernières années (J'avais lu quelque part que 7 bébés sur 10 en ont une)
J'aime bien cet article parce qu'il rejoint ce que je ressens, tout en n'étant pas non plus culpabilisateur.
 C'est là.

Je n'ai pas de grands principes concernant la manière de s'occuper des enfants en général. Par exemple, jamais ça ne me viendrait à l'idée de dire "il faut allaiter", "il ne faut pas allaiter", et surtout, de militer pour l'un ou l'autre de ces choix. Chacune fait ce qui lui plait, d'ailleurs chacune fait surtout comme elle peut, et puis on fait différemment selon les périodes de sa vie, l'expérience... par exemple j'ai allaité (et adoré le faire) mon premier enfant... et donné direct le biberon à mon deuxième, sans passer par la case allaitement, à mon plus grand bonheur (et sans une once de culpabilité). En fait, en deux ans j'ai changé, évolué, eu besoin d'autre chose, et je trouve que l'un, comme l'autre choix, a ses avantages et ses inconvénients.


Si je n'ai pas du tout envie de donner mon avis au monde entier (qui s'en moque bien d'ailleurs, vous admirerez ma lucidité), j'ai quand-même quelques principes quant à ce que je veux pour MES enfants. Mes miens, quoi. Normal.
J'avoue que je n'en ai pas beaucoup, des principes, je me laisse souvent la possibilité d'évoluer, de remettre en question mes façons de faire, en tâtonnant, parce que le pragmatisme, c'est quand même ce qu'on a inventé de mieux pour s'en sortir, avec des enfants ("pas de télé, pas de bonbons, les enfants mangeront de tout, ils ne feront pas de caprices en public"... ha ha ha! c'est beau de rêver! j'ai vite compris qu'en réalité c'était super dur de se tenir à toutes ces belles ambitions!)

Mais parmi ces quelques principes, Jean-Chou et moi on en avait un, assez fort: PAS de tétine, jamais, même sous la torture.
Je n'avais pas envie que mes enfants se déforment la bouche, qu'ils deviennent accros et nous rendent dingues à la perdre tout le temps (notamment dans leur lit), je trouvais ça moche sur les photos, mais surtout je n'aimais pas trop l'idée de leur "clouer le bec". Et je n'aime toujours pas voir des enfants, qui ne sont plus des bébés depuis longtemps, avoir sans cesse une tétine dans la bouche et parler de manière inaudible.
Les nourrissons ont certes, au tout début, un besoin de "succion", mais qui exprime d'abord un besoin de contact avec leur mère, leur père. Leur appel signifie quelque chose, c'est un besoin de contact naturel, de peau à peau, pour se rassurer.

Pour me compliquer la tâche et me tester encore plus dans mon choix, il s'est avéré que mes deux enfants ont été de vrais hurleurs, entre leurs 1 et 2 mois. Des crises de pleurs à en crever les tympans, 4 heures d'affilée, TOUS les jours pendant un mois. L'horreur.
Pour ma fille, ça a été tellement dur à supporter qu'on a fini, pas très fiers, par aller acheter une tétine au supermarché du coin. Eh oui, j'étais tellement à bout que j'étais prête à faire une grosse concession à mes jolis idéaux. Par chance, ma fille a refusé tout net la tétine. Ca m'a soulagée finalement, ça m'a permis de reprendre confiance en ma décision.
On a laissé finalement nos enfants pleurer, pleurer, pleurer... parce que c'est naturel finalement. A chaque appel, j'ai essayé de répondre au mieux par des câlins, les bras, une présence, une chanson, mais jamais par le fameux embout de silicone... et petit à petit, avec Jean-Chou on est devenus plus patients, on a admis qu'un enfant, ça pleurait, que ça ne s"éteignait" pas (oh que non...), que c'était exigeant, tout simplement. On s'est complètement détendus là-dessus, tant pis si on avait des enfants bruyants, tant pis si ça gênait les voisins, et tant pis si ça dérangeait un peu notre organisation, nos habitudes. Et d'ailleurs pour notre deuxième on ne s'est presque pas pris la tête à ce sujet.
Mais ça c'est joué à peu de chose... ma fille aurait pu tout aussi bien apprécier la tétine qu'on lui avait proposée dans ce "moment d'égarement"... et tout aurait été différent.

Tout ça pour dire que je ne juge pas du tout ceux qui font ce choix appelé durement "choix de la facilité"... parce qu'étant passée par les angoisses du nourrisson avec mes deux enfants, j'en ai bavé, j'en ai pleuré... rien que d'en parler je m'y revois, assise par terre dans le salon en implorant le ciel de me laisser une heure de répit... et il faut avouer que c'était assez cauchemardesque pour ma santé mentale, mon couple, mes soirées devant un film (avec les sous-titres, obligatoires!), mes oreilles. Nos vies sont stressantes, on est souvent assez seules, avec peu d'aide, de soutien... on fait comme on peut.
Mais j'en suis sortie, de ces périodes difficiles (ouf), et je suis assez (très, en fait) contente finalement de n'avoir pas cédé là-dessus.
(rassurez-vous j'ai cédé sur plein d'autres trucs ;-).

Et vous, quel est votre avis?
Avez-vous quelques principes sur lesquels vous êtes intransigeants?

16 commentaires:

  1. Mon fils a (enfin) laissé tomber la sucette à 3ans et 1/2, ma fille de 2 ans l'a encore. On a toujours essayé de limiter son usage aux temps de sommeil (j'ai bien dit "essayé") et pourtant, sur le principe j'étais contre la sucette. Bref, avant j'avais des principes... maintenant j'ai des enfants!

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  2. Alors moi aussi comme tout le monde, je disais "pas de tétine". Sauf que ma fille, et bien elle avait et a toujours un énoooooorme besoin de succion qu'un petit doigt était très loin de satisfaire (j'ai lu qq part sur un blog intégriste une femme qui déplorait qu'on ne puisse même pas prendre sur soi pour offrir son petit doigt à son enfants pendant des heures chaque jour...). Maintenant ma fille a 2 ans et elle saute dessus quand elle voit sa tétine, mais 1) elle parle super bien, quand elle a qq chose à dire elle l'enlève, et surtout 2) quand je vois le bonheur, le soulagement que ça lui procure, je me dis que ce serait simplement cruel de la lui refuser. J'essaie de ne pas la lui donner plus que nécessaire mais c'est sûr qu'il y a des moments où c'est très souvent (genre les rages de dents, les voyages, etc.). Quoi qu'il en soit, principes ou pas, elle prendra le même chemin que les autres et elle finira bien par la laisser tomber. Ça ne la rend pas plus bête, ça lui fait juste du bien, et ce n'est pas pour ça qu'elle n'aura pas son bac ;)

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  3. Mon fils avait un fort besoin de succion, le sein ne "suffisait" pas, il refusait la tétine et donc a eu besoin de téter mon petit doigt pendant... 2 ans et demi.
    Ouais, pas facile, hein?!?

    Donc quand la seconde est née, même problème mais solution différente, bilan, à 5 ans elle est toujours accro mais elle se fait parfaitement comprendre même avec la tétine dans la bouche! Alors je rigole franchement quand "on" me dit très sérieusement que ça empêche les enfants de parler... J'ai même vexé des amis qui m'avouaient, après m'avoir copieusement gonflé en me disant que je faisais une erreur, que ma fille parlerait tard et mal, que leur fille-à-eux s'en passait très bien bref, que leur-parfaite-petite-chérie allait devoir faire des séances d'orthophonie pour régler son problème d'élocution. J'avoue: j'ai explosé de rire (oui, je sais, ce n'est paaaaas gentil!)(bon, la petite n'était pas là hein, quand même je ne suis pas sans coeur à ce point)(pis mon fils aussi s'est fadé 30 séances, très productives d'ailleurs, il parle très bien).

    Ce qui ne règle pas ce problème d'addiction! Enfin, je connais des gens qui étaient accros aussi, aucun d'entre eux n'a de tétine actuellement (mais par contre, j'en connais hein aussi, qui bien bien bien fatigué a encore le réflexe "pouce-dans-la-bouche", à 40 ans passé...)

    Je ne laisse par contre rien passer en ce qui concerne la politesse, et même avec une tétine, ma fille dit systématiquement "bonjour Monsieur/Madame, merci, s'il vous plaît, pardon, au revoir".
    Na.

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  4. N°1 a eu la tetine pour dormir, et s'en est séparé vers l'âge de 2 ans. N°2 a presque 3 ans et suce son pouce en tenant son Doudou, y compris pour parler même si on la reprend systématiquement, là c'est un peu ennuyeux.. Pour N°3, après 3 nuits passées le petit doigt dans sa bouche a la maternité j'ai craqué et demandé a ma belle-mère de m'apporter une tetine et a 1 an et demi elle ne la prend que pour dormir et j'ai 0 culpabilité !

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  5. Bon alors comme toi j'avais ce grand principe du No tétine et puis j'en suis revenue... Très très vite puisque des la 1ère nuit à la maternité, après 5h pendant lesquelles Mamerveille n'a pas voulu laché mon sein (je te raconte pas leur état...), j'ai craqué et demandé conseil à une puéricultrice qui m'a bricolé une tétine. Ce fut radical: le bébé s'est endormi dans la foulée. Le lendemain ma mère me ramenait une tétine flambant neuve et on l'a utilisée uniquement pour le sommeil. Aujourd'hui, Mamerveille a 3 mois 1/2 et la refuse en bloc. Elle a trouvé son pouce et s'éclate avec. On est bien content car on n'aura pas à l'en détacher mais si elle avait voulu continuer on aurait fait avec. À mon sens, ce ne sont pas des choix "éducatifs" susceptibles d'avoir un impact néfaste sur l'avenir de notre enfant donc on va pas se prendre la tête la dessus! :)

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  6. Mon histoire est similaire à titcheur, à la maternité mon fils avait un énorme besoin de succion, les infirmières m'ont fabriqué une tétine et miracle bébé s'est endormi. Ensuite on s'est servi de la tétine pour espacer ces repas, puis pour dormir mais là erreur à 3 mois il n'arrivait toujours pas à tenir sa tétine tout seul dans sa bouche...Un soir j'ai craqué et j'ai décidé de ne plus lui donner vu qu'il ne la tenait pas tout seul... cela a été difficile pendant 3/4 jours et ensuite c'était affaire classée! maintenant il a bientôt 2 ans et vit très bien sans tétine! pour le 2ème j'essaierai de ne pas lui donner du tout ou bien juste les 2/3 premiers et une fois qu'il sera calé au niveau des repas fini basta :-)

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  7. Et bin moi, je me rappelle une séance d'enfer que j'ai fait vivre à mon entourage quand j'avais quatre ans. Comme je suçais frénétiquement mon pouce et à grand bruit, mes parents avaient cru bon me coller une sorte de cage en métal pour m'en passer l'envie. J'ai braillé toute une après-midi, à les rendre fous. Ce n'était que justice ! Peut-être avaient-ils essayé de me donner une tétine, je ne sais pas, ou bien l'avais-je repoussée avec dégoût. J'ai donc pu continuer à sucer mon pouce pendant de longues années, pouce qui portait les stigmates de mon addiction : une callosité creusée d'un trait horizontal en son milieu, la trace de mes ratiches. Aujourd'hui, je n'ai plus de dents (non je rigole), je me gratte les peaux des pouces jusqu'à l'os, bref tout va bien. Signé : une vioque de bientôt 55 balais!

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  8. Je suis très sceptique sur les propos de cet article. Quid du pouce dont on ne peut pas priver les enfants mes frères et soeur ont eu bien du mal a arréter cet usage vers 8-9 ans!
    La tétine ne baillone pas un enfant qui a vraiment un problème autre que le besoin de suscion. Il n'est pas sorcier d'apprendre à l'enfant de ne pas parler avec. Fiston, tétouilleur intensif, parlait très bien à son entrée en maternelle ce n'était pas le cas de tout ses camarades.
    Après il y a un point que m'a rappelé ma mère c'est qu'autrefois même en appart il était admis par tous le voisinage qu'un bébé pleure et même si il pleurait beaucoup on plaignait la pauvre mère( que bébé ait raison ou tord).Vous avez sans doute toutes entendu comme moi vos ailleux vous recommander de laisser votre bébé faire ses poumons, qu'il faut le laisser pleurer un peu(beaucoup). Aujourd'hui, si les voisins entendent trop pleurer un bébé ils appellent les services sociaux, au mieux ils se plaignent des nuisances sonores: autres temps, autres moeurs.
    Alors si la tétine fonctionne pourquoi pas.
    Mais je n'ai pas du tout regrété que ma puce n'en ai pas besoin pas plus que du pouce.

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  9. Un peu pareil... on a donné la sucette à la fin de la première semaine, quelques jours après le retour de la maternité... Maintenant, mon fils a 15 mois. Je regrette un peu de ne pas avoir "lutté" vers ses 6 mois pour lui apprendre à s'en passer, parce que les réveils nocturnes pour cause de perte de sucette, c'est vraiment la plaie! En compensation, on limite les périodes d'utilisation: uniquement pour dormir et en cas de gros coup de pompe ou de bobo. Et quand je vois comme il se détend quand il l'a, je me dis que je n'aurais pas le coeur de l'en priver, il s'y est un peu trop attaché...

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  10. Moi je suis pour ! au moins la tétine, on la leur enlève sans trop de difficulté.
    Le pouce non...ma cadette a sucé son pouce jusqu'à 9 ans, ne l'a lâché qu'à l'occasion d'un accident qui lui a plâtré le bras, pouce compris et a commencé l'orthodontie par un pré-traitement tellement son palais est déformé, soit un an de traitement supplémentaire ! si j'avais su...
    Son petit frère, presque 4 ans, a encore la tétine, parle très bien, et ce depuis 2 ans, et la mettra lui même à la poubelle le jour de son anniversaire, on le prépare depuis qq temps déjà.

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  11. cela dépend des enfants je pense, car le besoin de succion est plus ou moins fort selon les enfants.
    j'ai cédé pour mon fils, à la fois sur conseil du pédiatre, et aussi par culpabilité car l'allaitement s'était mal passé et j'étais persuadée que mon fils n'avait pas sa dose de succion.
    avec le recul je pense que j'avais raison, même si ça a été un peu compliqué de lui faire arrêter.
    pour mon 2ème enfant, la question ne s'est pas posée : je n'ai pas essayé d'allaiter (donc pas d'échec, CQFD), elle ne pleurait jamais et a très vite trouvé son pouce, et là je commence à économiser pour l'orthodontiste -))
    bref, je trouve que c'est très bien d'avoir résisté mais l'essentiel c'est comment vous vous l'avez vécu ! (je pense que j'aurais résisté s'il n'y avait pas eu cette culpabilité du non allaitement)
    et surtout, comment vont tes enfants aujourd'hui ? bien ? ben alors tu as eu raison non ?

    n'en déplaise à cleanette, il y a bien une diffrénece entre donner son avis et donner des leçons ou je me trompe ?

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  12. Pareil que toi, avec Monsieur on était contre la tétine, et coup de bol notre minipouce a trouvé son pouce dès le premier jour à la maternité! Bon ça n'a pas empêché les grosses crises de larmes les premiers mois, mais on ne s'est jamais posé la question du coup de la tétine. Quand elle voulait têter, elle avait le pouce ou le sein.

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  13. Comme Sandrine et d'autres ici, la tétine s'est imposée à nous à la maternité, pas vraiment par choix et difficile maintenant que ma fille a deux ans qu'elle la laisse de côté. Elle est posée sur une petite table et elle a le droit de la prendre lorsqu'elle le souhaite, je ne l'ai jamais utilisée pour lui clouer le bec et je me suis résolu à l'accepter. Ce n'était pas spécialement une solution de facilité car j'aurais préféré mon petit doigt ou son pouce mais je ne l'ai pas poussé non plus dans le sens qui me convenait le mieux à moi. Elle parle super bien pour ses deux ans mais c'est vrai qu'elle la porte souvent et que parfois on comprend moins bien ce qu'elle dit.
    Il y a un principe qui pour le moment me tient à coeur et pour lequel je n'ai pas flanché c'est le fait qu'elle dorme dans notre lit. On a fait du cododo jusqu'à ses 6 semaines puis elle a adoré son lit.
    Il y a un mois elle a commencé à beaucoup réclamé d'être avec nous et les soirées ont été pourries mais j'y tiens (mais alors j'ai très peu conscience des raisons qui motivent ce "principe", question personnelle en tous cas).

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  14. je veux dire que je tiens à ce qu'elle ne dorme pas dans notre lit

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  15. Là à froid je dirai que je ne souhaite pas de tétine. Ca sera ça de moins à choisir et acheter. Et pour la suite, on verra bien ce que l'avenir nous réserve ! Je me laisse le droit de changer d'avis ;-) (qui sera de toute façon le meilleur avis du (de mon) monde puisque c'est le mien !)

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  16. J'étais complètement contre mais j'ai craqué et donné la tétine au bout de quelques jours car il passait sa journée accroché au sein. Aujourd’hui, il a 11 mois, il dort sans tétine, sauf de temps en temps où il la demande pour s'endormir et chez la nounou qui la lui donne systématiquement.
    Et jamais en journée, même quand les dents percent.

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