dimanche 13 mai 2012

Les familles nombreuses, les No-Kid... et les Japonais.

The Duggar Family

Bonjour les lapins

Aujourd'hui, j'avais simplement envie de vous faire une petite revue de presse, sur le thème de la "natalité".
Je suis arrivée à ce thème un peu par hasard cette semaine, au gré de lectures et découvertes.
En fait de revue de presse, c'est plus des idées que je vous donne, une mise en perspective, afin de réfléchir à ce thème, tranquillement.

Voici déjà un lien vers l'émission des Maternelles intitulée "Familles nombreuses, une place pour chacun?"

Je l'ai visionnée en replay, et je peux simplement vous dire que je l'ai adorée! j'ai trouvé les témoignages pleins de vie, de sérénité, de joie... et ça m'a presque donné envie de jeter ma plaquette de pilules, pour faire 2 ou 3 nouveaux petits. Ouais. La folle.
Regardez cette émission, sérieusement. 
Et vous pouvez (re)découvrir le blog de Cécile, maman de 6 enfants: 8 à la maison
ainsi que celui de Caroline, maman de 5 enfants, intervenant dans l'émission: Des Vertes et des Pas Mûres.


Japon: une industrie du "sexe" florissante...

Puis j'ai lu un article de Slate, qui prend complètement le contrepied de ce dont je viens vous parler, puisqu'il s'intéresse au phénomène inquiétant qui touche le Japon, et pas seulement depuis le tsunami: les japonais ne se marient plus, se désintéressent de plus en plus de la sexualité, ne font presque plus d'enfants. Importance grandissante du monde virtuel chez les jeunes hommes, pornographie (moins fatigante que les "vraies" relations), industrie de la sexualité (poupées gonflables...), coût de la vie, rythme de travail acharné, politiques familiales peu incitatives, machisme, modèle traditionnel rigide du mariage, et absence d'immigration... amènent à un véritable suicide collectif démographique du Japon.
Lisez cet article.
Le Figaro avait aussi écrit un article sur une solution étonnante envisagée au Japon; Taxer les hommes beaux pour inciter au mariage. On prête même des poupées aux femmes pour tenter de leur transmettre l'instinct maternel...(des incitations économiques seraient peut-etre plus motivantes?)


Nouvel Obs de cette semaine

Enfin, j'ai appris dans la presse qu'hier, devant le Sacré-cœur à Paris, se tenait un Happening Dénataliste Nudiste (sic), organisé par le Collectif des Lutins Obstinément Dénatalistes (le CLOD). Avec distribution de capotes, propositions foldingues en matière de politique familiale, et strip-tease.

Forcément curieuse, je suis allée voir leur blog. Il est objectivement drôle, à base d'humour noir et de provoc'. Mais au fil de la lecture, je me suis sentie assez gênée devant les propos tenus. Fantaisistes et loufoques... Ils m'ont surtout paru, finalement, très (trop) sérieux pour se contenter du simple humour.
Ces mouvements écologistes extrémistes, prônant la dénatalité pour ne pas détruire la planète, me paraissent assez inquiétants, voire dangereux. Je ne comprends pas leur idéologie, je ne sais pas exactement ce qui pousse des gens à se rallier à des mouvements aussi utopistes et radicaux que ceux-ci (peut-être des raisons psy, très personnelles...?).. qui commencent par défendre la dénatalité pour des raisons écolo... pour aboutir finalement à une position anti-enfants (No-Kid, child-free...) assez effrayante...
Et puis je ne comprends pas du tout en quoi nous, pays occidentaux avec 2 enfants par femme grand maximum, sommes la bonne cible pour ces associations.
Vous pouvez aller voir leur blog ici pour vous faire votre opinion.
Voir aussi un livre de Corinne Maier (Bonjour paresse), -que je n'ai pas lu-: No-Kid: 40 raisons de ne pas avoir d'enfants.

L'émission des Maternelles, et les mères de famille nombreuses y intervenant, transpiraient l'optimisme, la joie de vivre, la sagesse et l'intelligence de la vie. Les mouvements dénatalistes tels qu'expliqué sur le blog que je vous ai cité me paraissent au contraire très pessimistes, torturés, compliqués psychologiquement, voire aigris et cyniques.
C'est un point de vue personnel. Je comprends tout autant qu'on veuille faire plein d'enfants, ou qu'on n'en veuille pas du tout. Et que chacun de ces choix puisse amener au bonheur. Mais ceux qui en font toute une idéologie, qui tentent d'évangéliser la population et de la convaincre, dans un sens comme dans un autre, me paraissent vraiment étranges...

Et vous? Quelle est votre idée?
Partant(e) pour un p'tit dernier, ou déjà en chemin pour aller vous faire ligaturer les trompes?

A bientôt!


11 commentaires:

  1. Personnellement, je suis convaincu que la dénatalité serait une bonne chose pour la planète. Tout comme il vaudrait mieux ne pas avoir d'animaux de compagnie, et puis être plus écolo sur plein d'autres choses. Mais je suis un peu trop égoïste: c'est trop bon d'avoir des enfants. Et les animaux aussi d'ailleurs. Alors je me contenterais de ne pas juger ceux qui préfèrent ne pas en avoir, tant qu'ils ne m'agressent pas...

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  2. Effectivement si on rationalise, il faudrait que l'espèce humaine disparaisse si on veut que la planète nous survive (oui je caricature). Et puis ensuite on réfléchit et on se dit que le caillou sur lequel on vit ne risque pas de "disparaître" mais plutôt de changer, avec des espèces différentes (celles qui auront survécu), des continents à la forme changée (merci la montée des eaux) et une population humaine toujours en croissance. Parce qu'avoir envie de se reproduire, c'est quand même la base du principe de la vie. Que si c'était pas le cas, ça fait longtemps qu'il n'y aurait plus rien sur Terre. Et que si pour certaines avoir 2 enfants ça suffit, pour d'autres c'est un tel bonheur que 6 accouchements ne leur font pas peur. Et si certaines ne veulent pas du tout d'enfant, pareil, c'est leur choix et y a pas de raison de les juger. Mais faire des idéologies "faites des bébés, n'utilisez pas de contraception car c'est le mal" comme "ligaturez-vous les trompes pour sauver les bébés phoques", je trouve ça déplacé. C'est quand même super intime comme choix non?
    Donc pour conclure ma tartine: je suis d'accord avec toi (pour changer).

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  3. alors pour répondre à ta dernière question et bien cinq beaux loulous entre 11 ans et 2 mois et en effet un ligature des trompes si j'étais courageuse serait le top, tout simplement car nous trouvons notre famille au complet, et qu'à 33 ans ça serait la méthode de contraception idéale car pour moi tout ce qui est hormonal c'est niet, et le stérilet en cuivre bah c'est bien mais si je pouvais faire sans ça serait mieux ! donc en réflexion sur le sujet quand même ...... (et même à ce sujet tu vois on veut penser pour nous ! ligature à cet âge ? et si vous le regrettiez, blablabla ......)

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  4. salut!
    je ne sais pas trop quoi en penser...pour sauver la planète je pense que pratiquer des politiques écologiques et de développement durable, ça serait déjà pas mal, ans en arriver à de telles extrémités. Ca ne me serait même pas venu à l'esprit en fait...

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  5. Hey. C sympa de citer mon petit blog. Moi j'arrête à cinq et bientôt 40 piges ! Chacun ses talents. Pour une famille c'est zéro, un, deux... Cinq, sept... Du moment qu'y a d'lamour!!!

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  6. comme Titcheur, et contrairement à Cleanettte, je ne comprends pas cet argument selon lequel pour que la planète soit sauvée de la surpopulation, il faudrait qu'il n'y ait plus d'hommes dessus.
    C'est une tautologie. Ca ne veut rien dire. Comme de dire que pour qu'il y ait plus de soleil, il faudrait qu'il y ait moins de nuages.
    Ca me passe au dessus, en fait.

    La vie, c'est les espèces. L'espèce humaine, c'est la nature, aussi. Ce n'est pas que "le mal".
    Le sens de la vie, c'est de vivre, se rencontrer, s'accoupler, se reproduire, pour renouveler l'espèce.
    Comment imaginer inverser ce phénomène?
    Les dénatalistes donnent bien trop d'importance à l'homme!
    La planète a vécu sans l'Homme... elle vivra certainement bien après lui.

    Et surtout, l'idéologie dénataliste me parait vraiment anti-humaine:
    pessimiste, masochiste, voire suicidaire.
    L'espèce humaine est optimiste, le fait d'avoir une descendance lui permet de vivre, croire en l'avenir, avancer.
    Ou alors on peut carrément se dire: "vu qu'on va tous finir par mourir, autant tous nous tuer maintenant". Mais voilà. On y pense, mais on ne le fait pas. C'est humain.

    Et puis n'oublions pas que la planète s'adapte! et elle s'adaptera!
    et puis, pourquoi ne pas pousser l'optimisme jusqu'à imaginer que l'homme trouvera de nouvelles solutions pour subvenir aux besoins des terriens, pourquoi pas en allant s'établir sur de nouvelles planètes...
    Le mouvement dénataliste m'étonne par son pessimisme extrême.
    Et puis, aboutir à une planète déserte, sans hommes... quel intérêt? nous ne serons plus là pour en profiter!

    Bref... je ne comprends pas la démarche. C'est comme si on devait déclarer forfait maintenant, constater l'échec de l'humanité, s'arrêter dans notre évolution, convaincus, avec les connaissances qu'on a actuellement, que plus rien de bon ne peut plus advenir, que croire en l'avenir est une erreur, et que nos connaissances, notre créativité, s'arrêteront là. Inenvisageable!

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  7. Étant d'une naïveté et d'un optimisme à toute épreuve, je me dis que chaque enfant est un espoir. Après tout, qui sait, peut-être l'une d'entre nous a enfanté de celui ou celle qui sauvera le monde !
    Je ne parle pas d'un messie, mais de quelqu'un qui pourrait avoir LA bonne idée... Non ?
    Ceci dit, j'ai quelques difficultés avec les gens qui font du prosélytisme échevelé (quel qu'il soit) et de préférence avec un niveau de tolérance proche de zéro.

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  8. À mon avis les détanalistes ne font qu'inciter à la réflexion. Et tout réflexion/incitation à la réflexion est positive.
    Ce n'est pas la répartition de la richesse par tête qui fait plus ou moins heureux un enfant.
    Oui chaque nouveau né est un espoir, il passera plein d'épreuves, il devra apprendre à être heureux.
    Je pense plutôt comme Marine.

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  9. Beau panorama de la diversité sur Terre ce billet.
    Ce que j'en pense :
    - déjà que le wifi de l'hôtel est pourri pour voir les maternelles mais tu t'en fiches
    - qu'avant un p'tit dernier un p'tit premier serait pas mal mais c'est très égo-centré !
    donc :
    - sur la dénatalité, ce n'est pas une idée qui m'est inconnu puisque j'ai eu l'occasion de l'entendre évoquer dans des cours et/ou conférence. Vu que passé un temps (moins aujourd'hui même si le sujet m'intéresse toujours) j'étais à fond sur tout ce qui concernait l'écologie, le développement durable, la responsabilité sociale &co.

    Et dans ce cadre on nous avait présenté une équation dont je me rapelle en partie qui consistait à dire :
    impact : nb de personnes * impact individuel * technique.
    En gros, pour agir sur une situation donnée (par exemple faire diminuer la consommation d'eau), plusieurs possibilités :
    - au lieu que 100 personnes utilisent de l'eau, si y'en a plus que 50 qui utilisent la même technique et consomment la même quantité, au final, la quantité globale utilisée diminue
    - si les mêmes 100 personnes utilisent toujours de l'eau avec la même technique mais diminuent de moitié leur conso, alors la quantité globale utilisée diminue
    - si les mêmes 100 personnes utilisent pour la même utilisation de l'eau mais qu'une technique leur permet d'en utiliser moins pour faire la même chose, alors la quantité globale utilisée diminue

    Bref, ça permet d'avoir en tête qu'il n'y a pas une seule variable. Qu'il faut mettre les choses dans leur contexte et que toutes les variables peuvent... varier justement.
    Si on parle en "impact global" sur la planète : effectivement, en diminuant le nombre de personnes, l'impact global diminue. Sauf que cette vision un peu réductrice de la situation a un risque de dérive qui est celui présenté dans les blogs/sites que tu cites (l'idée, c'est le "malthusianisme".)
    A nous de nous "réguler". L'idée de dire "consommons tous à fond et vive la technique" serait aussi un doux rêve... Tout miser sur le futur incertain... (ben ouais car même si la Terre survivra sûrement sans les hommes qui se seront peut-être auto-détruits, moi j'aimerais bien rester un peu !)

    Quid des familles nombreuses ? Est-ce qu'on peut considérer ça comme une dérive et "faut"-il (entre "" car je me méfie de ce mot !) les montrer du doigt ?
    NON, bien sûr, au nom de la liberté. Toujours mon crédo des "choix de chacun".
    Car une famille avec 7 enfants aura peut-être un impact moindre qu'une famille avec 2 qui mange de la viande 3 fois par jour et part en avion à chaques vacances scolaires...
    Mais le choix est "mieux" quand il y a une "connaissance" derrière. Oui en moyenne, avoir un enfant (même le premier) aura un impact pour la planète (consommation de ressources, rejets de déchets...). Mais au nom "du reste", ce n'est pas une raison pour ne plus vivre...

    (je ne sais pas si c'est très clair mais ce sont des notions que je ressasse depuis une dizaine d'années et du coup je peux faire des raccourcis)

    Quant aux Japonais, j'ai appris quelque chose !

    Merci pour cette réflexion...

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  10. Quant au livre de C. Maier, je ne l'ai pas lu. Mais j'ai l'impression, de loin, que c'est une "aide" pour l'argumentation de celles et ceux qui ne veulent pas d'enfant. Souvent les gens disent "j'en veux pas". Et on leur demande souvent "pourquoi ?!?!" Je vois ça comme un panorama qui leur permet justement d'approfondir les raisons de leur décision, de mettre des mots dessus.
    Mais je ne pense pas qu'elle soit malthusienne "pour la plantète" comme ceux que tu cites.

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  11. Voyez aussi ce que dit sur le sujet l'association Démographie Responsable, c'est fort intéressant.

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