vendredi 18 mai 2012

Accouchement: "la phase de désespérance"

Mmmh... quelle petite tenue affriolante pourrais-je revêtir pour égayer un peu mon accouchement?


Avertissement:
Dans ce post, je parle de la douleur de l'accouchement. Je tente de décrire celle que j'ai vécue, avec mes mots. Pour moi c'est important, et intéressant, de tenter de la décrire, de figer ce moment, fondateur dans mes débuts dans la "maternité". Mais mon texte est vraiment subjectif, intime... peut-être que vous ne vous y retrouverez pas du tout.
Mon texte peut informer, mais aussi choquer une future maman... si vous le lisez, je veux que vous en soyez conscient(e)s dès le départ!
(Je précise aussi que j'ai écrit ce texte sincèrement... sans autre but que de décrire un phénomène, pour le plaisir d'écrire. J'aimerais juste qu'il ne donne pas lieu à un débat enflammée pro/anti péridurale, ce n'est vraiment pas mon intention ;-)



Aujourd'hui j'ai lu un article assez intéressant sur le blog Les Vendredis Intellos.
Il m'a interpellée parce qu'il décrit assez précisément une sensation que j'ai ressentie, remarquée, analysée, même (je m'en souviens encore) ... sans savoir que c'était une sensation normale, partagée par toutes ou presque. Sans savoir que cette sensation avait une définition: il s'agit de la "phase de désespérance" de l'accouchement.

Je vous laisse lire le billet... il explique en gros que, vers la fin de l'accouchement, la future mère ressent souvent une grande douleur, accompagnée d'une panique psychologique. L'espace de quelques instants, dépassée, elle perd pied, a l'impression qu'elle va mourir, qu'elle ne va pas pouvoir supporter l'épreuve de l'expulsion, persuadée que c'est au dessus de ses forces. En fait cette panique serait le signe que, au contraire, tout se passe bien, et que la femme, grâce à une puissante montée d'adrénaline, est prête à donner le maximum pour faire naître son enfant.
 Je pense que la péridurale atténue plus ou moins cette douleur... mais je ne sais pas si elle atténue cette panique.

Je suis contente d'avoir trouvé un billet sur ce thème... car personne ne m'avait prévenue, avant d'accoucher, que je pourrais passer par cette phase, très déstabilisante.

Mon 2ème accouchement a été bien  plus douloureux (et rapide) que le premier… je me vois encore en train de trembler de douleur et de froid sur la table d’accouchement, à la limite de perdre connaissance, persuadée d'être en train de me faire rouler dessus par un camion. La sage-femme de 25 ans, qui était de permanence, en pleine nuit, à mon étage désert, ne voulait pas me croire lorsque je lui disais que j'allais accoucher vite, et qu'il me fallait la péridurale. Elle me disait "mais non, on a le temps, un accouchement ça prend du temps". "Et puis vous n'allez pas me faire le coup d'accoucher tout de suite, on attend le gynéco! Moi je n'ai encore jamais fait d'accouchement toute seule!".

Je crois que j'ai pris la mesure de ce que pouvait être la douleur, cette nuit-là.
Je n’arrêtais pas de dire “allez stop, je vais crever, on arrête tout, tant pis”. Je redoutais chaque contraction, parce qu'elle était à chaque fois plus douloureuse et rapprochée que la précédente, et qu'elle était annonciatrice d'une suivante. Je me rappelle avoir eu envie d'arracher à mains nues la tapisserie rose pâle du mur près de mon lit. L’espace de quelques minutes (secondes?), j’ai complètement perdu de vue l’idée que mon fils allait naitre… je n’en avais plus rien à faire. La péridurale m’a été posée en urgence, à haute-dose, et au dernier, dernier moment… juste avant que je tombe dans les pommes, à temps pour éviter la césarienne d'urgence.
J'avais vécu un premier accouchement correct, avec une bonne gestion de la douleur, une péridurale posée à temps. Malgré les contractions douloureuses, j'en avais gardé un assez bon souvenir.
Pour mon deuxième accouchement, j’ai été assez troublée d’avoir ressenti une douleur bien plus forte... et surtout d'avoir ressenti ça à l’égard de mon futur fils… une sorte de désintéressement total, trop aveuglée par la souffrance. A partir d'un moment, la souffrance était telle que c'était comme si elle empêchait le lien de se faire correctement avec mon bébé. J'allais baisser les bras.

Et puis; très vite, c’est passé. Cette phase de "désespérance" est passée. Grâce à l'arrivée de Jean-Chou, de mon gynéco, en pleine nuit. Grâce aux mots rassurants de mon docteur, à sa main qu'il a passée dans mes cheveux,. Cette simple caresse, peut-être machinale pour lui, j'y ai repensé pendant des semaines. Ce geste doux, confiant, qui me signifiait "vous allez y arriver", tellement plus tendre que certaines attitudes un peu brutales de sages-femmes blasées, m'a fait du bien. Mes tremblements ont diminué. Mon mental a refait surface. J'ai presque remercié l'anesthésiste de venir me piquer une énorme aiguille dans le dos. Je l'attendais, mon sauveur, un peu comme une junkie attend sa dose. Redoutée pour certaine, la piqûre était pour moi synonyme de libération. J'allais pouvoir revenir peu à peu sur terre, me réchauffer, retrouver des sensations à peu près humaines.
La caresse de mon gynéco m'a re-motivée... la sensation un peu masochiste de l'aiguille dans mon dos, re-mobilisée.

J’étais assez clairvoyante, pendant cette fameuse "phase de désespérance". A ce moment-là, j’ai imprimé ces instants, j'ai vu venir la souffrance, je l'ai reçue en pleine face, j'ai pris une distance nécessaire, automatiquement, pour mieux la supporter. Je n'étais plus actrice de mon accouchement, mais, l'espace d'un instant, observatrice. Je me suis concrètement vue le vivre, de loin.

On dit qu’on oublie tout, mais je me souviens très précisément de ce que j’ai ressenti pendant ces moments de désespoir, et de la douleur. Je ne sais pas si c'est une question de personnalité, si c'est parce que j'aime bien intellectualiser les choses, ou les analyser pendant qu'elles m'arrivent... mais je serais capable, aujourd'hui, de décrire avec précision les sensations que j'ai ressenties. Parce que j'y ai beaucoup pensé, et que j'y repense encore régulièrement. Parce que ce moment est important, et qu'il me parait important de m'en souvenir, le plus longtemps possible.
Évidemment, et heureusement, cette souffrance est passagère, et on en est consciente... c'est ce qui nous permet de gérer cette épreuve. On sait qu'on ne la revivra pas tous les jours, que c'est pour la bonne cause.

Mais moi qui n'ait connu aucune grosse souffrance physique dans la vie, j'ai pris, à mon deuxième accouchement, la mesure de ce qu'est la douleur, l'importance de ma vie.
Maintenant je sais que cette phase de transition est on ne peut plus normale, et qu'elle est annonciatrice de l'accouchement. Et je ne suis pas dégoutée de l'accouchement, au contraire.
Mais aucun cours de préparation à l'accouchement, aucun livre, ne m'avait avertie sur ce point précis... et j'ai mis du temps à évacuer ce sentiment ambivalent, teinté de culpabilité, que j'ai eu à l'égard de mon fils, peu avant qu'il naisse.

Etonnant…


Et vous? avez-vous l'impression d'avoir vécu cette "phase de désespérance"? Avez-vous réellement oublié la douleur de votre accouchement? Pourriez-vous décrire, mettre des mots sur ce que vous avez ressenti, physiquement et psychologiquement, pendant cette phase?



12 commentaires:

  1. Je n'ai pas vécu ce par quoi tu es passée puisque j'ai eu la péridurale dès le début du travail. Je n'ai donc absolument pas souffert hormis quelques contractions au début.
    Par contre, je me souviens nettement de la drôle de sensation qui m'a envahie juste avant l'expulsion... Après 10H de travail non douloureux, la sage-femme m'annonce que ça y est, j'allais pouvoir pousser. Et là, j'ai été envahie par une vague de fatigue incompressible, un sentiment que je n'aurais jamais la force de pousser, pas un désespoir mais une sensation de fatigue extrême. Ca n'a été que très passager puisque j'ai mis toute mon énergie dans l'expulsion sans ciller mais ce moment est resté marqué dans ma mémoire.
    Je ne sais pas si c'est assimilable à cette phase que tu décris mais ça y ressemble. C'est vrai que la péridurale évite bien des souffrances (inutiles?) mais je reste curieuse de savoir ce que ça fait vraiment... on me dira qu'il n'y a rien à regretter mais tout de même, c'est une expérience que j'aimerais pouvoir faire et la prochaine fois, j'aimerais que la péridurale soit un peu moins dosée ou posée plus tardivement (je dis ça... on verra bien sur le moment!).

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  2. J'ai vécu deux accouchements totalement différents. Le premier, déclenché sans raison valable avec le protocole de circonstance (perfusion d'occytocine + péridurale) et le second, sans péridurale. Pour le premier j'ai eu l'impression d'être spectatrice de ce que je vivais tant j'ai l'impression d'avoir été traitée comme un objet. Avant la pose de la péridurale, la douleur était atroce car la perfusion était très fortement dosée afin de faire avancer le travail plus rapidement. J'étais tour à tour frigorifiée et en sueur, je tremblais et j'étais soulevée par de très fortes nausées. Je n'ai que très peu de souvenirs de cette expérience tant mon cerveau a fait un travail de nettoyage afin de m'aider à avancer... Pour mon second accouchement, j'angoissais d'avoir à revivre ce que l'on m'avait fait pour le premier mais j'avais changé de gynécologue et je lui avais confié mes craintes. Il m'a laissée écouter bien davantage mon corps et c'est lui-même qui m'a dit que ce que tu décris allait m'arriver. Il me disait:"Tu vas peut-être sentir ça ou ça...", le fait de n'avoir aucune anesthésie m'a aidée à ressentir bien mieux les messages que m'envoyait mon propre corps. Je pense que le fait de savoir que ces sensations, que cette douleur est normale peut nous aider à nous y préparer. Je sais que la douleur était terrible aussi sans péridurale mais étrangement, je suis bien plus marquée par mon accouchement avec anesthésie...

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  3. Pour mon premier sous péri, je n'ai pas souvenir d'avoir rien senti de tel. J'ai eu mal puis plus mal puis j'ai à nouveau senti les contractions et c'était le moment de pousser.
    Pour ma puce, sans péri je me souviens avoir voulu qu'on fasse absolument qqchose contre mes douleurs alors que j'étais encore bien loin d'accoucher, puis j'ai réussi à gerer à nouveau jusqu'à ce que ça n'aille plus du tout et que je perde les pédales en geignant et en me tortillant sur le lit pour tenter d’échapper aux contractions bon je me souviens pas avoir penser de choses terribles mais je crois que je n'avais à ce moment là plus vraiment ma tête, je n'étais plus focalisée que sur la douleur comme si c'était ma pire ennemie . La sage-femme est venue et m'a accompagné pour réussir à me reprendre, à sortir de cette panique en reprenant une respiration profonde et régulière et effectivement à ce moment là nous n'en étions plus loin du tout de la fin.

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  4. Je crois que je vois ce que tu veux dire par cette notion de "désespérance". Pour mon accouchement (je n'en ai qu'un à mon actif pour l'instant) je pense que j'en ai nettement moins bavé que toi parce que j'ai eu la péridurale très rapidement. Mais quand il a fallu pousser, les contractions ont recommencé à faire mal (enfin je préfère ça plutôt que de rien sentir). Ma fille était en siège donc on m'avait prévenu qu'il allait falloir y aller franco et qu'au moindre souci c'était la césarienne. Je ne pense pas que l'accouchement (la phase de la poussée, quoi) ait duré bien longtemps, mais soudain, alors que j'avais l'impression de pousser comme une folle et que les choses ne semblaient pas avancer,je me suis sentie complètement vide et incapable d'aller plus loin. J'étais à la fois fatiguée et paniquée. J'ai vraiment cru que c'était fichu, que je n'y arriverais pas, que ma fille allait rester coincée, que je nous mettais en danger toutes les 2. Je me souviens avoir pensé : "allez stop on arrête, qu'ils m'ouvrent le bide et puis c'est tout." Mais mon compagnon et l'équipe médicale, qui ont vu mon regard complètement paniqué, m'ont calmée, encouragée et reboostée, et finalement tout s'est bien passé. Il n'a duré que quelques secondes, ce moment de désespérance, mais il reste gravé en moi (et dans l'esprit de mon copain qui ne m'avait jamais vue comme ça!)

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  5. Je peux te répondre concernant la péridurale : grâce/à cause de la mienne, je n'ai pas vécu cette douleur intense de la phase de désespérance, ni la panique psychologique qui y est associée (alors que pour une fois, c'est une chose dont j'étais informée et que j'attendais de voir venir). Finalement, je n'ai senti que de petites douleurs de contractions qui revenaient sur la fin, malgré la péridurale, parce que mon fils descendait... puis je l'ai senti pousser (et j'en suis bien contente !).
    La prochaine fois (dans 2 mois), j'espère arriver à mener mon projet de naissance à bien, avec l'accompagnement de ma SF tout du long, sans péridurale... et je me demande ce que ça fait de vivre la phase de désespérance tout en sachant qu'elle est normale et qu'elle annonce l'arrivée imminente du bébé : est-ce qu'on arrive à intellectualiser, à se raisonner, sur le moment, parce qu'on SAIT ? Suspense... j'ai hâte d'avoir la réponse !

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  6. D'habitude , je ne commente pas, je lis : ça me suffit ! mais là ce sujet me parle ! ( et ça fait infiniment du bien de ne plus de sentir seule à avoir eu ce moment de panique total jusqu'à en oublier le pourquoi du comment( le bébé) !
    J'ai vraiment cru que j'allais mourir ( pas de souffrance : je gérais à peu prés bien) mais de trouille ... d'une espèce de non retour : il fallait moi que je fasse sortir ce bébé , moi toute seule !
    On m'a fait une piqure de calcibronate (le truc qu'on administre à ceux qui font des crises de tétanie) sans succès évidement...
    Elle a 18 ans maintenant et je n'ai pas oublié cette sensation ...

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  7. De mon côté, pas d'expérience, deux remarques :
    - je me souviens que dans ce bouquin du docteur Reynes – « Nouveaux parents, nouveaux enfants »
    http://mybabytrip.free.fr/?p=743 il décrit des étapes mais je ne me rappelle plus si la désespérance en fait partie. Peut-être bien et même que le papa (ou 2° personne), à ce moment là, par son amour pour la mère peut-être celui qui fait la différence, l'aide à reprendre confiance en elle et a dépassé le cap.
    Ca peut aussi être le corps médical (dans ton cas, la caresse par exemple), mais dans le bouquin, c'est surtout axé rôle du père.
    - et si d'autres bouquins n'en parlent pas, ce n'est pas grave, heureusement ton blog est là pour en parler !

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  8. #oui je pourrais me relire et compléter au lieu de poster deux fois mais l'idée vient après !#

    Après lecture du lien sur vendredi intello, deux idées :
    - je suis prévenue
    - je garderai le mot "phase de transition" qui sous-entend l'idée d'un "après" !

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  9. oh mon dieu, juste merci, parce que cette desesperance je l'ai vécue lors de mon premier accouchement (le second j'ai réclamé une césarienne parce que c'était juste pas possible de m'imaginer repasser par là) et donc c'est exactement ce que tu décris: l'impression que l'on est en train de mourir, que l'on ne va pas survivre à tout ça, moi l'impression qui me restera toujours (car non, on n'oublie pas ça) c'est celle d'être torturée au fin fond d'une cave à l'autre bout du monde (c'était la nuit, il n'y avait pas beaucoup de lumière dans la salle d'accouchement, ça doit être pour ça que m'est venue l'image de la cave!), bref la péri n'avait pas marché, cela faisait plus de 20h que je souffrais et n'avais pas mangé ni dormi, j'étais au bout du bout, et là le doc arrive et me met les "cuillères" (avec une péri qui ne marche pas, et avec donc pour conséquence: une déchirure du périnée complet, oui rien que ça!) et je me souviens que j'ai failli resserrer mes jambes et l'envoyer valser à travers la pièce, il a enlevé les cuillères pile à cet instant, comme s'il l'avait senti, et a réclamé une seconde péri (après ça je n'ai plus rien senti, et ma fille est née, mais je n'ai pas eu le coup de foudre tout de suite, la souffrance avait été trop forte, j'ai mis plusieurs semaines à "tomber en amour" pour elle...

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  10. J ai l impression de revivre mon accouchement (il y a 4 mois) en te lisant...Meme sensations, meme sentiments. Je vis au sri lanka et ici la peridurale est rare, on accouche naturellement sans anesthesie ou par cesarienne programmee (tres frequente). Mon gyneco m avait prevenu d un risque de declenchement voire de cesarienne (petit bebe, liquide amniotique peu abondant) donc quand j ai ressenti les premieres contractions et qu il m a dit: "on y va naturel " j etais aux anges car je ne voulais pas de cesarienne. Le travail a ete tres rapide,je n ai pas eu de peridurale, pourtant dieu seul sait si je l ai reclame !! (le travail etait trop rapide, elle aurait fait effet au moment de pousser ce qui n est pas souhaitable) j ai eu une dose de pethadine en intra veineuse pour soit disant calmer la douleur mais ca ne m a rien fait. J ai juste eu l impression d etre completement bourree d un coup et shoote. 5 minutes me paraissaient 1 heure et 1 heure me paraissait 2 minutes, j avais perdu la notion du temps. Je suis arrivee dans l apres midi et quand la sage femme a dit a mon mari: ce sera un bebe de nuit il sera la avant 21h30 (il etait 21h a ce moment la), j ai panique, je croyais qu on etait encore l apres midi et que ca allait etre long...A la fin du travail, je souffrais tellement que je poussais des cris surhumains, genre on est en train de me tuer !! mais ca me faisait du bien mentalement de laisser sortir la douleur , de permettre a mon corps et esprit de s exprimer ensemble. Un gyneco de garde tres jeune est venu et ma demande pourquoi je grognais comme un animal (quelle question C.......D !!) et je lui ai dit que j avais une pasteque qui sortait de mon vagin d ou la douleur d ou les cris. Il n a pas redemande son reste et est parti. Avant l expulsion, j etais tellement mal ( nausees, etourdissements, extreme fatigue) que je me souviens, je voulais tout arreter. J avais completement oublie le fait que j allais rencontrer mon fils, je m en moquait, je voulais juste tout arreter. J ai meme dit plusieurs fois a mon mari:" c est horrible, je veux mourir" et je me souviens parfaitement le penser reellement. Je souhaiter en finir avec cette douleur extreme, intense, dechirante qui remuait tout mpn corps. Je ne supportais les paroles de mon mari, je lui ai ordonne sechement de se taire plusieurs fois, meme sa respiration m enervait. Je croyais vraiment ne pas survivre. Et la mon super gyneco arrive tout souriant, en cravate, parfume,genre pret a aller au resto (c etait un samedi soir ) et ca m a completement rebooste !! il m a dit quelques paroles rassurantes et m a annonce tout sourire" oh mais on est pret a pousser, c est bientot fini ma cherie". Je crois que je l aurai embrasse. Toutes mes craintes, peurs, doutes et angoisses se sont envoles. Il m a redonne confiance, je me suis sentie assez forte pour aller jusqu au bout. Lors de l expulsion il me disait ce qui se passait , ce qui me motivait. 4 longues poussees et mon fils etait la. j en avait presque oublie que j allais etre maman au bout du compte. Je n ai pas ressenti cet elan d amour fou, ce moment magique que beaucoup de femmes decrivent, juste un fort sentiment de soulagement !! ca y est c etait fini ces saletes de contractions etaient finies, la douleur etait parti...J ai regarde mon fils, incredule, un peu paume, desoriente mais tellement heureuse et soulagee d y etre arrivee !! J ai ressenti un peu de culpabilite envers mon fils mais pas longtemps. Une experience inoubliable !!!

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  11. J'ai accouché au Sénégal en mai 2012. Comme au Sri Lanka (voir le témoignage de Cécile), les accouchements se font souvent sans péridurale ou par césarienne programmée. Pour ma part, je voulais accoucher sans péridurale.
    Je n'ai pas franchement connu la phase de désespérance. Pendant les 45 minutes précédant la naissance de mon bébé (au moment où la douleur m'a rattrapée), je me suis contentée de crier : "la vache !! ça fait mal !".
    Mais à la fin, j'ai été prise de panique. Pas pour moi, je n'avais pas peur de mourir (raison pour laquelle je ne suis pas sûre que c'était de la désespérance), en revanche j'avais peur de mal faire et que mon bébé en meure. Et quand je dis panique, c'était panique totale. Je pensais sincèrement que je n'allais pas y arriver, et que mon bébé allait mourir.
    Si bien que quand mon bébé est né, quand le gynéco me l'a posé sur le ventre, j'ai ressenti un immense soulagement, un peu de surprise aussi (elle est partie où, la douleur ?) et je me suis tournée vers mon mari pour lui dire : "j'ai réussi !". Et j'en ai été la seule étonnée !

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  12. Bonjour, je vois que votre post date de plusieures années mais j essaye quand mene de vous poser une question.
    Je vais aussi accoucher au sri lanka et je lis que vous etiez accompagnée de votre mari durant l accouchement. Moi on me dit que c est impossible qu il soit present. Bon, je vais accoucher a l hôpital normal vu que nous n avons pas d argent, mais vous, ou avez vous accouché pour pouvoir etre avec votre mari? Etiez vous seule dans la chsmbre?

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