jeudi 13 septembre 2012

Couples d'aujourd'hui


On parle beaucoup aujourd'hui de la difficulté de faire durer son couple.
On entend, on lit, on prétend, que nous sommes de plus en plus individualistes, exigeants. Que nous ne laissons pas sa place au couple, que nous ne fournissons pas assez d'efforts pour le faire durer, et qu'un rien peut le détruire. Que c'était mieux avant; plus facile, plus stable.
On entend notamment beaucoup parler du baby-clash... et manifestement les couples se séparent de plus en plus, et de plus en plus souvent après l'arrivée d'un enfant. La faute, parait-il, à la modernité, à la multiplicité des façons possibles de vivre en couple, aux tentations de plus en plus faciles, à l'égoïsme.
(j'ai écrit quelques posts à ce sujet dans la rubrique "couple")



Autour de nous, ça n'y coupe pas. Parmi nos amis, ou dans notre entourage, on voit des couples se séparer avec un enfant en bas-âge; dès la crèche ou la petite section de maternelle, il y a pas mal d'enfants qui ne vivent plus avec leurs deux parents. Devant le portail de l'école, à l'heure de la sortie, je surprends beaucoup de discussions sur la garde partagée qui foire un peu, le divorce à expliquer au petit, l'ex qui ne respecte pas les horaires, les problèmes de cartable incomplet après un week-end chez l'autre parent.

Florian Zeller vient de sortir sont dernier roman, qui aborde ce sujet, et qui me tente pas mal. Il constate que sa génération a "désappris à faire des enfants", a "perdu la notion de sacrifice" (voir interview du Figaro). Que l'arrivée d'un enfant, qui autrefois rassemblait, renforçait le couple, est aujourd'hui une épreuve, qui le fragilise de plus en plus.






Je m'interroge beaucoup sur cette question. Je suis toujours curieuse, aussi, de lire et d'écouter des témoignages de couples qui sont ensemble depuis longtemps, qui ont traversé les épreuves ensembles, et qui s'aiment toujours, voire encore plus (ceux qui restent ensemble mais ne se supportent plus, ça compte pas!).
Je ne suis pas spécialement optimiste ni pessimiste sur la question... je sais qu'il existe tout un tas de possibilités, et que les témoignages de gens heureux existent. C'est sur ceux-ci que je préfère m'attarder.

Il y a un livre qui m'a été recommandé, je pense qu'il peut être intéressant, permettre de prendre de recul, d'acquérir un peu de la sagesse de ses auteurs (un couple de psychiatres):



Je n'ai pas d'avis sur la question, je ne suis pas la mieux placée pour en parler.
J'ai la chance d'avoir beaucoup de modèles de stabilité autour de moi, de couples heureux et qui fonctionnent bien sur la durée. Je suis convaincue que c'est un modèle qui, malgré ses contraintes, peut apporter de la sérénité, de la liberté (si, si), peut donner un sens fort à la vie.
 Je suis toujours avec le père de mes enfants, d'ailleurs je l'ai épousé il y a peu de temps. J'ai une vision assez traditionnelle du couple que je souhaite avoir. Je veux une famille (presque) nombreuse, et que mes enfants aient leur père et leur mère avec eux. J'essaie d'être ambitieuse sans être idéaliste... ce qui n'est pas une mince affaire.
 Je n'ai jamais vraiment rêvé, plus jeune, d'avoir des enfants. Mais j'ai eu envie d'avoir des enfants avec Jean-Chou. D'ailleurs la question de devenir parents a été mûrie, réfléchie. Nous avons pris le temps de constater que nos valeurs étaient communes, que nos envies étaient les mêmes. Et c'est ce qui me parait primordial pour devenir parents.
Bien sûr tous les couples vivent des épreuves, a fortiori ceux qui sont encore ensemble après des années de vie commune. Je me dis souvent qu'il suffit de pas grand-chose pour se retrouver devant LE choix fatidique à faire: rester? partir?
Je crois qu'on se pose tous la question un jour ou l'autre, qu'on fait un certain choix, à un ou plusieurs moments de sa vie, mais qu'on aurait très bien pu décider de prendre la deuxième voie, au fond.

Je ne sais pas de quoi l'avenir sera fait, peut-être que tout cela ne tiendra pas. Rien n'est acquis, rien n'est sûr, je ne sais pas où nous en serons dans vingt ans. Et puis la vie est si longue!
 Certes, avant on se séparait moins, mais c'est aussi parce qu'on n'avait pas le choix! Aujourd'hui on peut décider de quitter quelqu'un qui nous rend malheureuse comme les pierres, c'est une chance.

 ~~~~

Alors aujourd'hui j'ai plutôt envie de vous faire parler, vous (vous avez l'avantage de pouvoir témoigner anonymement):
Jeunes, vieux, toujours ensemble, ou séparés. Parents ou futurs parents, ou même grands-parents. Donnez-moi votre ressenti, je suis sûre qu'il y a plein de choses, de conseils, de remarques ou de regrets qui peuvent être intéressants.

Est-ce vraiment l'arrivée d'un enfant qui a fragilisé votre couple? Comment gérez-vous cette séparation, face à votre enfant, à votre entourage, à la société? Que pensez-vous de ces phrases "désappris à faire des enfants", ou "perdu la notion de sacrifice"?
Ou au contraire, savez-vous pourquoi vous êtes encore avec votre conjoint? Qu'avez-vous appris de la vie, de votre expérience de parent, qui puisse être transmis à d'autres? Avez-vous ressenti et compris cette notion de "baby-clash"? L'arrivée d'un enfant vous a-t-elle fragilisés, ou rapprochés?
Pensez-vous qu'il soit vraiment de plus en plus difficile de vivre en couple?

J'espère que vous vous sentirez inspirés... je suis curieuse de vous lire.


Oui, comme moi vous trouvez ce couple un peu bizarre, pas très gracieux... qu'est-ce que vous voulez! chaque pot a son couvercle!


10 commentaires:

  1. C'est très intéressant comme sujet, l'arrivée d'un enfant est un tel chamboulement...Ici après presque 10 ans ensemble on s'est séparé quand notre fils avait deux mois pour se remettre ensemble 9 mois après...

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  2. Pas facile comme question... Enfant de parents divorcés, j'ai morflé et me suis promis de ne jamais faire subir ça à mes propres enfants. Maintenant, je ne sais pas si on peut promettre une telle chose.
    Avec Tendrépoux, on s'est rencontré il y a 8 ans et cela fait 5 ans qu'on est marié et 1 an qu'on est parent. La seule chose qu'on s'est dite c'est qu'on s'adore mais qu'on ne doit pas prendre l'autre pour acquis, ni notre couple comme quelque chose d'évidemment éternel. Il n'y a aucune "évidence" dans le couple alors il faut le bichonner, en prendre soin pour le maintenir en vie.
    Quant à l'arrivée de l'enfant, peut-être que le fait d'en avoir bien bavé pour l'avoir nous a davantage soudé que séparés. L'aventure PMA et ses épreuves nous a rapprochés, notamment dans les moments de désespoir où l'on s'est vu finir "à deux".
    Le sujet est intéressant mais je crois que la réponse, si réponse il y a, est aussi unique que chaque couple...

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  3. C'est vrai que les possibilités sont infinies... je viens de voir Un Heureux Évènement, en plus alors je dois dire que j'ai réfléchi à la question dernièrement, même si on a déjà une mouflette à notre actif (et le 2ème en route). On peut dire que ça va dépendre dans une certaine mesure du vécu des 2 personnes (connaît-on bien celui avec qui on s'embarque dans cette aventure ?) et c'est vrai que c'est déjà essentiel de savoir qu'on ne va pas s'engueuler sur des questions cruciales d'éducation. Après, comment savoir comment l'un, l'autre ou les deux vont changer après l'arrivée d'un enfant ? C'est forcément le cas, on révise sa vision du monde ; je sais qu'après les épreuves difficiles entourant la naissance et l'arrivée de notre enfant, j'avais tendance à être plus dure et plus sûre de moi aussi sur ce que je veux et ne veux pas. Indéniablement ça nous a rapprochés, et pourtant dieu sait qu'on a galéré... J'ai pu constater que nous changeons tous les deux, mais qu'on prend des chemins qui se ressemblent (pour l'instant). Et puis l'amour et ses formes évoluent beaucoup aussi : comme toi je n'avais pas forcément rêvé d'avoir des enfants plus tard mais j'ai eu envie de les avoir avec lui (comme dans le film, "j'aimais tellement ton père que la plus belle façon de l'illustrer c'était par un enfant!") ; l'image de papa qu'il me donne vient compléter l'image d'homme que j'aime déjà, et ces deux profils sont maintenant indissociables. On n'est déjà plus du tout dans la même optique pour le deuxième qu'on attend (chats échaudés ;)) et pourtant notre amour est aussi fort, mais prend une forme différente... Comme tu le dis, qui sait ce que l'avenir nous réserve ?

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  4. C'est un sujet éminemment compliqué. Pourquoi tellement de couple se séparent? Je me demande aussi pourquoi le couple est abordé de façon aussi légère par les nouvelles générations. J'ai un peu l'impression que le fond du problème est là, que beaucoup considèrent que ça ne vaut pas la peine de s'accrocher à son couple, que si ça ne va plus il suffit de se quitter et on ne s'en trouvera que mieux et avec un peu de chance on trouvera quelqu'un d'autre avec qui il n'y aura plus de problème. J'ai surtout l'impression que la 2ème fois on en a tellement bavé tout seul qu'on est près à tous les efforts pour ne pas tout faire capoter même si finalement ça en demande plus que dans son premier couple.
    Tout comme z'hom j'ai eu l'exemple de couple soudé malgré les difficultés, ça aide. Nous étions d'accord sur nos priorités de couple: travail, maison, enfants. Après on a connu les épreuves qui soudent très vite donc l'arrivée des enfants c'était du pipi de chat à coté. Mais notre couple a tout de même failli prendre l'eau, la faute à un petit manque de communication, à un équilibre des taches et des priorités mal réparties. Ce qui nous a sauvé: l'amour, la conviction que les qualités de l'autre n'avaient pas disparues, la certitude que c'est plus facile à 2 et que c'est aussi plus facile pour les enfants et donc qu'avant de jeter l'éponge, il vaut mieux s'assurer qu'on a vraiment tout essayé. Pourquoi cet incident dans notre parcours est arrivé? je dirais que c'était sans doute du à la jeunesse de notre couple (dans la 7ème année à l'époque) et à quelques points qui n'avaient pas été clairement posé sur la table et que j'avais laissé me submerger insidieusement. A l'heure d'aujourd'hui je ne vois pas ce qui pourrait venir nous perturber à nouveau.

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  5. Je epnse que la communication, l'écoute, le partage et la complicité sont primordiales dans le couple. Quelque soit la forme qu'elles prennent, elles varient pour chacun d'entre nous.
    On a tous une histoire différente, des attentes, un idéal qu'il faut apprendre à relativiser, à partager, à remodeler...
    Dans mon cas, après une période "fusionnelle" heureuse, où mon homme me chouchoutais, je me suis rendue compte que une fois la maison achetée, notre bébé née et le mariage passé, j'étais devenue sa propriété, il n'avait plus besoin de faire des efforts, j'étais à lui point.
    J'ai essayé longtemps (plus de trois ans) de parle, remettre les choses à plat, etc... je me suis heurtée à un mur de silence, voire de mépris... j'ai essayé longtemps, j'ai supporté beaucoup... et je me suis décidée à demander le divorce car je n'en pouvais plus de n'être que la bonne qui s'occupe des enfants et ramène l'argent à la maison pendant que monsieur, chomeur, passe tout son temps à charmer la voisine et qu'il n'a d'yeux que pour elle...
    Constat amer, je pense que si j'avais communiqué avant, si j'avais réagit plus tôt, peut être on n'en aurait pas été là... je ne sais pas... je n'ai pas choisi de divorcer, mais les circonstances font que je n'avais plus le choix... alors que mon idéal serait plutot le couple qui dure...
    Pour moi, la communication est vraiment le ciment, qu'elle soit implicite, orale, discussions, gestes, etc...

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  6. Je rajouterai que la société actuelle, par les besoins qu'elle suscite et les exigences qu'elle a, oublie qu'un couple a besoin de temps (quid du travail du dimanche, des horaires tardifs, du télé-travail-arnaque-que tu t'arrêtes jamais ?)Les valeurs actuelles vont à l'encontre de la fidélité, de la durabilité, de l'effort. Toutes les visions (y compris politiques) sont à court terme et l'on cherche à se satisfaire immédiatement, comme un enfant tyrannique. Bref, faire durer son couple aujourd'hui, c'est lutter contre vents et marées, pardonner, créer...De l'héroïsme tous les jours. (bon, avec la grâce de Dieu, on peut se reposer de temps en temps car "à Dieu, rien d'impossible " alors que nous sommes limités)

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  7. L'arrivée de l'enfant, on est en plein dedans, puisque notre petit magicien a un mois 1/2. Difficile donc d'avoir du recul pour comprendre quelles répercussions cela va avoir sur notre couple. (mais ça veut déjà dire que notre couple a survécu à la grossesse, ce qui est déjà un petit exploit en soit vu comme j'étais chiante et d'humeur changeante!).
    Pour le moment, à mes yeux, les deux choses importantes sont de s'investir autant l'un que l'autre dans l'éducation et les soins du bébé et surtout accepter que l'autre ne fasse pas les choses exactement de la même manière que nous, sans considérer que c'est moins bien.

    Pour ce qui est de la séparation...
    Peut être que notre génération a "perdu la notion de sacrifice", mais est-ce vraiment un mal ? Mes parents ont divorcé, même si ce n'était pas un baby clash, bien au contraire, puisque leurs enfants étaient déjà pratiquement élevés (le plus jeune allait avoir 17 ans). Et depuis ils ont reconstruit leur vie, ma maman s'est mariée, mon papa a eu un autre enfant, 24 ans après moi. Et ils sont heureux. Alors oui, en tant qu'enfant, ça serait plus facile s'ils étaient toujours ensemble. Même adulte, par exemple, j'aimerais bien pouvoir avoir mes deux parents autour de moi et de mon fils pour Noël, ou passer un week end chez eux sans avoir à organiser "alors je passe tel repas chez toi tel autre chez papa". Mais je préfère largement les voir heureux chacun de leur côté. Je pense qu'auparavant le divorce était vu avant tout comme un échec du couple. Cet échec est toujours là, mais le divorce, c'est aussi de nouvelles possibilités, d'autres moyens d'être heureux.

    Quand pour moi, la question d'avoir des enfants avec l'homme que j'aime s'est posée, ma question a été : est-ce qu'on pourra se mettre d'accord et être satisfaits de l'éducation que l'on pourra leur donner ensemble ? Est-ce que, si jamais un jour l'amour s'en va, on sera encore capable de les élever, de respecter l'autre suffisamment pour que les enfants n'en souffrent pas (trop) ? Je suis certaine de pouvoir répondre OUI à ces deux questions. Je ne suis pas certaine de pouvoir dire que j'aimerai toujours mon homme, même si je le souhaite de tout mon coeur, et que je suis prête à faire tous les efforts nécessaires pour maintenir l'équilibre et faire durer notre couple, si je sens au fond de moi que les sentiments existent toujours.

    Je pense qu'à ce sujet, l'entourage familiale a beaucoup d'impact sur la façon dont on voit les choses. Pour moi qui suis fille de divorcée et petite fille de divorcée, l'amour pour toute la vie est quelque chose d'assez chimérique. Alors que c'est plus évident pour mon homme qui vient d'une famille où le divorce n'existe pas.

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  8. Je suis d'accord avec toi, ou en tout cas je ressens les choses de la même manière. On a peut être un peu désappris à faire des enfants, à patienter, à faire des concessions dans un couple. Il faudrait vibrer tout le temps, ça va peut être un peu avec la société de consommation? Je ne sais pas. ça me rend triste en tout cas de voir autant d'enfants de 3 ans ballotés par des séparations. Sans juger personne, car chacun fait au mieux. Mais pour moi, j'ai les mêmes espoirs que toi, et l'envie d'y mettre beaucoup de patience et d'énergie, dans ma petite famille!

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  9. avant les enfants mariés continuaient a vivre dans la maison de leur parent, il y'avait donc toujours une femme plus agée pour aider la jeune maman pendant que le papa et grand papa etaient au travaillent, qui était pour apprendre a allaiter car c'est quelque chose de difficile tout de meme, qui etait la a cuisiné pendant que la jeune maman s'occupait de son bébé, elles étaient a plusieurs pour faire le linge. Alors qu'aujourd'hui il faut avouer que la jeune maman après son accouchement et rentré a la maison, papa parti au travail elle se retrouve seule. Seule avec sa fatigue, avec ce bébé qu'elle apprend a connaître et qui n'a pas un langage facile, elle apprend a etre maman car on ne le devient pas dès l'accouchement, elle se retrouve a faire son ménage comme avant bien sur, mais la y'a un bébé qui reclame son attention ! pas le temps de finir son menage et de se reposer aussi car une maman après un accouchement a besoin de beaucoup de repos. Et malheureusement, beaucoup de papa n'ont pas conscience que 9 mois de grossesse a souffrir, suivi d'un accouchement qui est très fatiguant, descente d'hormones d'où une déprime que le papa ne comprend pas puisqu' un bébé devrait apporter le bonheur. Mais bien sur que la jeune maman est heureuse d'etre maman, d'avoir ce petit ange serré contre elle, mais en tant que femme elle en prend un coup. Un coup car elle ne reconnaît pas son corps devant sa glace, elle s'immagine du coup que papa ne va plus la désiré comme avant. Et puis elle est fatiguée, bébé ne fait peut etre pas sa nuit, dur de se reveiller toute les 3heures. Elle va pleurer pour un oui ou pour un non qui va déplaire au mari, qui malheureusement ceux d'aujourd'hui non pas les épaules pour se dire que ca va passer, qu'elle a besoin de lui a ce moment la plus qu'un autre, qu'elle a besoin d'entendre des choses gentilles, et que meme si elle rale, la laisser faire, ok c'est pas cool. Ca vient que les hommes ont du mal a comprendre, a se mettre dans la peau d'une femme qui sont guidés par leur hormones, alors a ce moment la, cette periode après accouchement, il faut beaucoup de soutien a la maman de la part du papa, la faire sourire, lui dire qu'elle est sexe meme si son ventre tombe sur les chevilles, elle sait que ce sera pas vrai mais juste entendre ses mots ca fait du bien. Elle pleure pour la 111eme fois de la journée? Pas grave, encore une bonne raison de la tenir dans vos bras ^^. C'est ça qui casse un couple c'est l'incompréhension entre les 2 juste après ce magnifique bébé arrivé au sein du couple. Et puis il faut apprendre a vivre a 3 avec un enfant, fini les grasses mat, mais faut pas que maman qui ne fait plus de grasse mat, le papa aussi doit s'y mettre pour la soutenir meme si c'est pas lui qui donne le sein. 1ere année avec bébé c'est dur pour le couple, a chacun de gerer et de pas fuir a la 1ere difficulté. J'ai eu un bébé il y'a 6 mois, depuis l'arrivé de mon ange, notre couple a failli dériver, il a n'a pas su comprendre ma fatigue et mon baby blues, le fait que j'avais besoin que lui s'occupe de moi pendant que moi je m'occupe de bébé, au final j'suis en déprime post partum, enfin décélé par le médecin mon chéri a enfin compris que c'était pas simple pour moi d'etre devenu maman malgré que j'suis tout de meme heureuse de l'etre. C'est pas simple de se sacrifier pour un ptit bout qui demande toute son attention, pas simple de ne plus se sentir désirable, enfin il m'apporte son soutien au lieu de fuir comme j'ai vu faire les chéri de mes amies, le fait de reapprendre a se seduire tout en gerant petite ange, réapprendre a s'écouter ect... maintenant les copains y sont gentils on aime bien mais fini de festoyer tous les week end comme avant, ah non désolée on part en promenade la avec ptit bidou ! c'est ça la clé apprendre a s'amuser avec son enfant en couple, la complicité s'agrandit !

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  10. Pour ma part, bien que nullipare et nullement convaincue de procréer, je trouve facile de penser que si les couples d'aujourd'hui se séparent beaucoup c'est parce que les gens sont plus consommateurs, égoïstes, futiles, sur le court terme, etc...
    Je pense tout simplement que la société à changer: que le droit au divorce, acquis récemment pour les femmes, a eu pour conséquence la libération des "mauvais couples". Parce que croire qu'avant, il y avait plus de bonheur au sein des couples, c'est se fourrer le petit doigt dans l'oeil jusqu'à la clavicule! Non, ce n'était pas mieux avant. C'était différent. La structure familial était tout. Une femme se mariait, faisait des enfants: c'était le but ultime de sa vie, point. Les célibataires ne couraient pas les rues, les couples hors- mariages et les couples homosexuels encore moins!
    Autour de moi, contrairement à toi Marine, je n'ai QUE des couples foireux. A commencer par mes parents, que j'aurai préféré mille fois plus voir divorcer dix ans plus tôt; puis mes amies, pour la très grande majorité en couple et faisant tout pour le rester, même si c en'est que le 1er ou le 2eme mec/fille de leur vie... Franchement, je ne vois pas l'intérêt. Je ne vois pas l'intérêt de rester avec une personne avec laquelle on s'engueule chaque jour de chaque mois de chaque année. Et c'est ce que je vois dans TOUS les couples autour de moi.
    Pour ma part, hérissée à l'idée de rester avec un homme juste par peur d'être célibataire (comme la plupart des gens!), j'ai plutôt tendance à faire le contraire: à ne pas trop m'accrocher. J'ai déjà été amoureuse plusieurs fois, eu des relations de moyenne durée, mais j'ai toujours rompu quand je sentais que nous évoluions dans des directions différentes, et que la relation se limitait à se chercher des noises/se faire la tête/se jalouser/se vexer/se bloquer mutuellement dans notre épanouissement personnel.
    De même, j'ai lu un bon article dans Causette sur le droit des femmes à ouvrir un compte bancaire sans l'accord de leur mari (année 50): suite à cette loi, le nombre de divorce a explosé. Pourquoi? Parce que la femme ayant acquis (la toute relative et théorique) indépendance financière, de nombreux couples n'avaient plus raison d'être... Car ils continuaient d'exister non pas par amour ou bon fonctionnement familial, mais par absence d'alternative...
    Et encore une fois, je suis effrayée de voir autant de couples autour de moi rester soudé uniquement par peur... de se séparer et de retrouver le statut de célibataire. Je trouve cela même inutile au possible!!

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