vendredi 9 novembre 2012

Envie d'appuyer sur "pause"



Bonjour jeunes gens!

Comme vous avez pu le remarquer, je suis moins présente depuis quelques semaines...
La vie de parent m'accapare pas mal en ce moment.

Mon fils, qui est passé dans son grand lit il y a un mois environ (il escaladait tout seul le lit à barreaux...), s'est réveillé jusqu'à 3 fois par nuits pendant un mois. Rituel du coucher qui dure 2 heures, réveils à 4h00 du matin sans réussir à lui faire comprendre que la nuit n'était pas terminée, et puis ma puce, de 4 ans, super cool et raisonnable depuis quelque temps (ouf), à gérer. Les maladies, les visites chez le pédiatre, un petit tour aux urgences pour une laryngite en pleine nuit...
Mon sommeil à respecter un minimum (le régime est à peu près 5 à 6h par nuit depuis la rentrée), et mon couple à ne pas oublier...


Le moral est là, nous avons plein de projets personnels enthousiasmants, je me marre toujours autant, mais j'avoue que depuis la rentrée mon rythme quotidien est un peu fou. Mon fils est un amour, et les choses commencent à s'arranger petit à petit; il a beaucoup de choses à apprendre, lui aussi. J'essaie de garder ça en tête à chaque instant.

C'est vraiment passionnant, et vraiment difficile, d'avoir des enfants en bas-âge. Il faut apprendre à faire le dos-rond pendant les crises, les caprices, les phases compliquées de la petite-enfance, qui peuvent durer plusieurs mois. Il faut apprendre à garder le cap et le sourire, rester optimiste (mon fils finira bien par dormir à nouveau correctement la nuit), laisser couler, s'adapter au rythme de ses enfants plutôt qu'essayer de lutter bêtement. Et ce n'est pas tous les jours évident.
 Apprendre à garder l'envie de faire un bon petit diner le soir alors qu'on est crevés, à garder la pêche alors qu'on aimerait juste un bon bain et aller au lit.
J'apprends beaucoup depuis 4 ans, et je sais qu'il me reste encore quelques dizaines d'années de découvertes.
Sans le père de mes enfants, les choses seraient vraiment difficiles. Il m'aide à prendre du recul, prend le relai quand je suis trop fatiguée, où que je suis bloquée dans une situation de caprice/pleurs/cris inextricable.
Il m'aide à être une bonne mère. Sans lui, honnêtement, je serai moins bonne. 

Je me rends compte aussi que quelques personnes extérieures à notre petite famille, qui sont parents aussi, ne réalisent pas bien comme c'est difficile en ce moment.
En fait on finit tous par oublier les moments fatigants de la vie de parent, et je serai peut-être un peu comme ça plus tard, moi aussi. Envie de profiter, plaisir d'être enfin passée à autre chose.

Bref. La vie quotidienne avec mes deux est une course folle, et j'avoue que j'aimerais bien avoir le droit de prendre un jour de RTT par-ci par là, voire (foliiiiie!) un week-end pour me poser, rattraper mon sommeil, et mon Jean-Chou par la même occasion. (Vous avez vu, on est loin de rêver d'une semaine à deux à NY, hein).

J'adore mes enfants. J'adore les élever, j'adore la vie de famille, j'adore être une mère, je trouve ça exigeant et passionnant (et j'aime les choses exigeantes et passionnantes). Je ne changerais de vie pour rien au monde. La vie de célibataire, 30 ans, faite de liberté et de voyages, de sorties et de dimanches tranquilles, ne me fait pas du tout rêver.
Mais voilà. Demander de l'aide ce n'est pas si facile, surtout quand on donne l'impression d'avoir tout pour soi; je suis heureuse, j'ai une jolie famille, il se passe pas mal de choses positives dans ma vie, j'ai fait une super affaire pour un sac Longchamp sur videdressing.com,  j'ai l'air en forme, je suis en bonne santé et tout roule. Et puis mes enfants ne sont plus des nourrissons (c'est fatigant, un nourrisson). Et puis d'autres mères sont plus méritantes que moi, elles travaillent, ont plus d'enfants, pas de mari, se tapent 2h de RER par jour, n'ont pas le temps de se regarder le nombril, et ne se plaignent pas, elles. Et puis c'est mon choix après tout, d'avoir fait des enfants. Il faut assumer. Ne pas être indécente. Impudique. Réaliser la chance qu'on a.

Oui voilà. Tout va bien. Je tiens le coup, la preuve, le système fonctionne comme ça. Et puis c'est bientôt la fin des vacances scolaires.
Je demanderai de l'aide un peu plus tard.



à lire aussi:
Une mère (au foyer) en vacances

4 commentaires:

  1. Courage Marine! Moi je t'admire de tirer en douce la sonnette d'alarme de cette manière. C'est ce que je n'ai pas osé faire dans les premiers mois de vie de ma fille, qui personnellement ont été les plus durs (à chaque enfant ses stades difficiles :)). Dans ces cas-là, qu'importe franchement que d'autres gèrent des contraintes en apparence plus dures (je suis maintenant dans le cas des 2h de RER - des fois ça permet de souffler aussi ;) mais c'est une bonne excuse pour me plaindre!!!), tu es dans le bon en t'accordant le droit de râler une bonne fois pour toutes. Ce n'est pas parce qu'on a fait des choix, qu'on en est heureux, qu'on n'a pas le droit d'avoir des coups de mou, personne n'a le monopole d'une vie de merde qui légitime plus qu'une autre le pétage de plomb! L'important c'est l'état d'esprit dans lequel tu vis tout ça, et là chapeau, tu tiens le coup mais surtout le bon bout en regardant devant toi et en sachant (la plupart du temps) que "ces petites misères seront passagères"... Cheer up!!! Et ne culpabilise pas quand tu parviens à t'accorder des moments de décrochage !

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  2. Bon courage... ça passera mais quand on est la tête dans le guidon c'est dur... Il faut se laisser aider... et souvent on se rend compte à quel point les gens sont heureux de donner un coup de main... certains n'attendent que ça ! Le plus dur est de demander mais ça vaut le coup... Je l'ai fait... je suis passée par là et pas loin d'un burn out donc...

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  3. Comme je te comprends! Il y a quelques années, lorsque j'ai passé mon 1er Noël à l'étranger dans une ville désertée de ses habitants et sans connaître personne, j'appelais ma mère en France et restait 45min à pleurer au tarif international. Sa 1e réaction restera gravée toute ma vie dans ma mémoire, je pense: "Mais ma fille, c'est pourtant la vie que tu as choisie?!"

    (oui je fais partie de la catégorie "vie de célibataire, 30 ans, faite de liberté et de voyages, de sorties et de dimanches tranquilles", beaucoup moins glamour qu'on ne croit ;-) )

    Mais passé le recadrage que j'ai du faire pour lui expliquer que ça n'en rendait pas mon quotidien moins difficile, elle a été contente de m'aider comme elle le pouvait. Comme SuperLu, je pense qu'on exige souvent beaucoup de nous-mêmes mais que le plus dur est de demander un coup de main. Et si ce dont tu as besoin c'est d'une oreille attentive, tes lecteurs sont là, toujours ravis de lire ta jolie plume (du moins pour ma part) ;-)

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  4. Tiens je repensais à mon commentaire, et le terme est "expatriée en galère", plutôt que "voyages". Ca doit être pour ça que c'est moins glamour, en fait ;-) Dans tous les cas tiens bon et continue de râler s'il le faut, non mais!

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