lundi 4 mars 2013

Harmonie



(photos ci-dessus et sous mon post: photos personnelles)

Bonjour!

Veuillez m'excuser pour ce retard, mais entre les vacances, la vie tout simplement, et mon échelle des priorités à gérer, j'ai eu du mal à trouver du temps pour m'assoir devant mon ordinateur et écrire.
 J'ai toujours autant besoin d'écrire, mais parfois, par manque de temps ou d’énergie, j'écris seulement dans ma tête... en mettant en forme mes idées pour pouvoir les exprimer le moment venu.

Mon fils a deux ans et demi. Ma fille va avoir cinq ans dans deux mois.
En même temps que la date d'anniversaire approche, Jean-Chou et moi nous faisons souvent cette réflexion: qu'est-ce qu'on est bien, en ce moment...

On a la sensation de vivre une belle période. Notre vie de famille est de plus en plus agréable, cool, harmonieuse.

Après les années plus ou moins difficiles des débuts dans notre aventure parentale, pendant lesquelles il nous arrivait d'espérer intérieurement: "pourvu qu'on passe à autre chose, qu'ils soient un peu plus grands, qu'on soit un peu moins crevés...", on est simplement bien.
On réalise très souvent la chance qu'on a d'avoir ces deux enfants-là, et de vivre ces beaux moments avec eux.

Il nous parait loin, le Terrible Two (de ma fille... et de mon fils). Ils nous paraissent loin les nuits anarchiques, les moments d'épuisement (de désespoir?) à l'arrivée du petit deuxième, les moments de tensions dans notre couple.
Je ne dis pas qu'il n'y a plus de nuits pourries, d'insoutenables semaines à thème "maladies infantiles" (on en sort juste... enfants plus rapidement remis que les parents, comme chaque hiver), de caprices et d'engueulades (ma fille blesse son frère une fois par jour environ)... mais on vit ça mieux.

On a l'impression qu'on est plus compétents avec l'expérience, qu'on se connait mieux en tant que parents et en tant que couple, qu'on gère mieux les moments galère.
Et puis nos enfants nous paraissent être enfin sortis de l'âge compliqué, où toute balade ou virée au resto devenait souvent un moment stressant, compliqué, inextricable.
Nos enfants sont, en ce moment (je crois les doigts tout de même), adorables. Cool. Drôles. Sympa. Curieux. Complices.

On  s'éclate à les voir jouer ensemble aux Playmo, passer des heures à faire des puzzles, se déguiser en super-héros, se câliner, nous concocter des spectacles de marionnettes.
 Ils se créent leur petit monde à eux, et pour avoir des souvenirs magiques de ma fratrie dans mon enfance, je suis heureuse qu'ils aient eux aussi cette chance de créer et partager leurs souvenirs.
On se dit tous les jours qu'on a bien fait de faire des enfants pas trop tard, et surtout qu'ils soient rapprochés. Certes c'est un peu fatigant au début, mais quel bonheur de voir se créer de nouvelles combinaisons au sein de la famille, de les voir si fusionnels. Aucun regret. Au contraire, de la gratitude pour ce que la nature a bien voulu nous donner.

Depuis quelques mois, on prend de plus en plus de plaisir à sortir avec eux. On part en week-end avec des amis et ils se tiennent bien. On inscrit ma fille à des cours de ski, de natation, et son frère, jovial, nous suit partout. 
On a prévu un week-end à Londres bientôt pour aller voir des amis jeunes parents, et on est ravis de les emmener avec nous.
Pour l'anniversaire de notre fille, on va profiter d'une virée à Paris avec les enfants pour leur faire la surprise de les emmener trois jours à Disneyland (j'ai déjà prévu que j'annoncerai la bonne nouvelle à ma fille le matin même, sur l'aire d'autoroute, vers Lyon. J'aurai prévu le caméscope.)

On vit en ce moment de vrais moments de bonheur, de ces moments qui vous donnent les arguments qui manquent quand on rêve de fonder une famille, sans trop savoir expliquer pourquoi. Et on en est conscients chaque jour qui passe.
Cette pleine conscience est une chance et un exercice du quotidien. Je n'aimerais pas être comme ces personnes d'un certain âge, à la nostalgie amère, qui se plaignent, un peu trop tard, de n'avoir pas assez profité de leurs enfants.
On se sent forts avec nos enfants, de plus en plus cool dans notre vie de parents, et on est heureux d'avoir "rempilé" , d'avoir fait un petit deuxième, car c'est la promesse de plein d'autres moments tout aussi magiques, et on se dit en riant qu'on aurait, finalement, la place et l'énergie pour en faire encore plein d'autres.

Ma fille est de plus en plus belle. Elle est gracieuse, elle s'affine, plus un bourrelet de bébé à l'horizon. Elle commence à déchiffrer des mots. Elle pose mille questions pertinentes. Elle est créative, câline, maline, sensible, émouvante. Je me vois de plus en plus en elle. D'ailleurs, les personnes que je rencontre pour la première fois me font toujours cette remarque, qui m'étonne; "qu'est-ce qu'elle te ressemble, ta fille!". Et c'est vrai que lorsque je me revois enfant, ma fille c'est moi, mais blonde aux yeux dorés.

Elle va avoir cinq ans. Cette sérénité, cette conscience de vivre en ce moment ce qui sera, peut-être, les meilleurs moments de notre vie est une grande chance. Mais c'est aussi une petite pointe douloureuse au coeur.
Le temps file, son anniversaire sera aussi le mien en tant que mère. C'était il y a cinq ans mais c'était aussi hier... et j'aimerais, non pas qu'il s'arrête complètement, mais au moins que le temps ralentisse, freine sa course, pour voir un peu plus longtemps ma fille rire aux éclat devant sa cracotte à la confiture le matin avant de partir à l'école, l'observer plus intensément, devant son armoire le soir, choisir sa robe avec soin pour le lendemain, l'écouter respirer lorsqu'elle se concentre pour coller des gomettes, ou la serrer fort dans mes bras pendant des minutes, non-officielles, qui seraient un peu plus longues que ce que le temps veut bien m'accorder habituellement.
On est en plein dans la pureté et la magie de l'enfance... et on s'en imprègne au maximum, car on devine que cette période ne sera pas très longue.














 


































8 commentaires:

  1. Très bel article, à venir relire les jours de (petit) désespoir! Chez nous, les filles sont plus petites, on cherche encore notre équilibre... la fdatigue, les disputes sont là. Les beaux moments aussi, heureusement! merci:)

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  2. Comme j'aimerais pouvoir dire ça mais pour l'instant mes 2 fils 4 ans dans 1 mois et 2 ans dans 2 mois m'en font voir de toutes les couleurs enfin surtout le petit. Là on revient du parc et il nous a fait caprices sur caprices c'est notre vie et j 'ai hate de pouvoir me retrouver dans ton post.

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  3. Tu en as bien de la chance. Autant je trouve un certain épanouissement avec mon fils (de bientôt 3 ans) autant notre couple est en pleine explosion.
    Je te souhaite que ça dire longtemps, longtemps et même plus longtemps encore.
    Au plaisir de te lire mais profite plutôt de cette harmonie, ça n'a pas de prix.

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  4. Que ca fait du bien de lire ce message. Je suis en enceinte de notre 2ème enfant et tous nos amis nous disent que le passage de 1 à 2 enfants est difficile !! Profitez en bien

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  5. Article qui donne le sourire et qui fait rêver à notre propre futur à construire ! Et les photos sont chouettes !

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  6. Moi qui suis nullipare mais qui aime bien lire des blogs de mamans bien écrits depuis quelque temps, ben chuis bien contente de lire un article comme celui-ci :-) Ca donne envie de s'y mettre un jour, et d'y revenir les jours de "bouduroulo"...
    Profitez bien!

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  7. merci pour ce joli billet. avec 2 enfants de 7 et 2 1/2 j'ai aussi l'impression d'avoir une pépite entre les mains. ces moments sont si précieux... alors j'y sacrifie un peu ma carrière professionnelle mais sans regret pour l'instant.
    et du coup... te poses tu la question du 3ème enfant ? de mon coté l'envie est forte mais on est tellement bien...

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  8. Super jolies photos évocatrices. J'aime aussi celui du minus sur son vélo garé à côté des grands :-)
    Toi, faut pas venir traîner sur ton blog, sinon je vais en refaire plein des bébés moi aussi, vu comme ça !
    Mais t'as raison, c'est bien de les avoir fait tôt et rapprochés, pour pouvoir avoir encore relativement la forme pour voyager et faire plein de choses avec eux ensuite. C'est vrai que c'est très fatigant au début, qu'on va tout remettre en déséquilibre mais il y a un passage de ton billet qui me faisait imaginer la bouille de mes 2 grands penchés au-dessus d'un nouveau-né, qui voudraient s'en occuper. Et ça, c'est juste hyper touchant. Il FAUT que je vois ça un jour.
    Merci :-)

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