lundi 11 novembre 2013

"Mais vous allez faire comment, financièrement?"

http://www.youtube.com/watch?v=ZwU8QeW4ofU


A l'annonce de notre projet d'avoir un troisième enfant, il y a tout un tas de remarques qu'on a pu entendre.
En temps normal je suis quelqu'un qui a pas mal d'assurance, qui répond très facilement... mais je dois reconnaitre qu'enceinte (ces p.... d'hormones! rendez-moi ma pilule!), je prends les choses plus à coeur, les remarques me touchent, je me remets plus -trop!- en question.

Parmi ces remarques que certains, plus ou moins proches, se permettent de faire, il y a celle-ci:
"trois enfants! et comment vous allez faire, financièrement? les temps sont durs quand-même, élever un enfant, ça coute cher!"


Cette remarque, à chaque fois, me touche/me surprend/me choque... je la trouve déplacée, curieuse, sans gêne. Je n'ai pas été élevée dans l'idée qu'on doive dire combien on gagne, quel est notre patrimoine, de combien on a hérité -ou pas-, quels sont les fruits de notre assurance-vie, combien on dépense, pourquoi, de quelle manière... bref, parler d'argent et demander crument aux gens quel est le chiffre inscrit en bas de leur fiche de paye, je trouve ça exotique.
Et forcément, quand on nous demande comment on fera FINANCIEREMENT, j'imagine que la personne en face attend une réponse... et ça me déstabilise un peu car je n'ai pas particulièrement l'intention de me justifier, ni de donner une indication précise sur mon niveau social, fiscal et patrimonial.
Et parce que surtout, ces questions d'argent sont vraiment personnelles, trèèèès relatives. Chacun a sa valeur de l'argent. Et chacun a sa manière propre de le dépenser.

Pour certains, il est inimaginable d''envisager une vie hors de Paris intra-muros, il faut une chambre pour chaque enfant, continuer à aller à Courchevel tous les hivers et aux Seychelles chaque mois d'aout, envoyer les petits en camp Suisse en juillet, avoir une vie sociale, culturelle et nocturne riche au quotidien. Je conçois que dans ce cas, on décide de s’arrêter à un enfant (ou de ne pas en faire du tout), ou bien d'attendre carrément d'avoir 60 ans et d'avoir remboursé son emprunt immobilier pour enfin procréer.
Pour d'autres, qui décident de faire une ribambelle d'enfants, les valeurs de la famille nombreuse prennent le pas sur les normes édictées par la société de consommation, sur une certaine notion de plaisir. Tant pis pour la belle bagnole et les fringues, la statistique des 2 enfants/couple, on vit à la campagne et on partira en vacances à 50km de chez soi plutôt qu'à 5000.

Personnellement et comme beaucoup de monde, avec Jean-Chou, on a observé, avec l'arrivée progressive de nos enfants, un vrai changement dans notre manière de dépenser.
Si nous n'avions pas encore eu d'enfant à l'heure actuelle, on vivrait comme il y a quelques années, mais avec du pouvoir d'achat en plus; on se ferait des week-end impromptus à New-York, à Rome et à Paris, on claquerait beaucoup plus en sorties, cinés-resto, fringues et voyages au bout du monde.

Au lieu de ça on fait plus attention à nos dépenses, on ne sort pas à volonté, les vacances restent importantes mais moins fréquentes, et les destinations moins lointaines. On regarde le prix des choses et je vais plus souvent chez Zara que chez Maje ou Sandro qu'avant. On connait le prix des couches, du lait, on fait nos yaourts et on va un peu moins chez Monop', un peu plus chez Leclerc, que lorsqu'on vivait seulement tous les deux. L'argent gagné est dépensé d'abord pour le bien-être de nos enfants, nos projets familiaux, l'école, leurs activités, les mutuelles, on en place déjà pour leur avenir...
Comme tout le monde, quoi.
On vit bien moins "confortablement" que lorsqu'on vivait plus égoïstement en amoureux (et c'est vrai que lorsqu'on y réfléchit, l'humanité est un peu maso, à se reproduire et se priver de la sorte, hein ;-).

Mais, je n'ai pas la certitude que plus on ait d'enfants, plus on dépense. A mon avis c'est même peut-être l'inverse qui se produit, proportionnellement; plus on fait d'enfants (et lorsqu'on se comporte de manière responsable, en bon père de famille) mieux on gère son budget: on fait des économies d'échelle, on a moins besoin de petits vêtements trop chou de grande marque en taille 1 mois, on part moins loin en vacances, etc...

Dans tous les cas, chacun ses possibilités et sa conception du fric... ce qui compte c'est que les enfants soient bien élevés, aient un toit sur la tête et deux ou trois valeurs morales solides à l'intérieur.
Certains ont besoin d'être plus rassurés, d'avoir beaucoup de côté pour se sentir bien. D'autres vivent plus au jour le jour et se débrouillent avec des revenus plus modestes.

Tout est relatif, et c'est très humain que les gens se comparent, se jaugent et se regardent en fonction de la richesse des autres. Mais pourquoi se permettre de poser la question aussi directement aux gens qui font des choix différents?
A moi de me souvenir que, comme à chaque fois, lorsque les gens se permettent de faire des remarques, c'est d'abord et souvent leurs propres angoisses qu'ils projettent sur nous, voire leurs envies, plutôt qu'une curiosité toute bête.
Et puis en "temps de crise", les gens expriment peut-être plus facilement leur pessimisme. On n'est pas français pour rien!
Et j'ai observé autour de moi que tous les parents de familles vraiment nombreuses (à partir de 4 enfants)  se prennent ce genre de remarque dans la tronche régulièrement, avec les agréables variantes "vous êtes cathos tradis?", "vous avez pensé à la surpopulation", "c'est irresponsable avec cette crise" ou "ah c'est grâce aux allocs!". Thank God, on n'en est pas encore là.
Bon après, je vous rassure, il y a aussi tout un tas de gens qui réagissent très positivement, à grands coups de "les enfants, y a que ça de vrai", "vous avez bien raison de croire en l'avenir, les jeunes", ou "c'est trop beau j'aurais adoré faire comme vous!".


Et vous, alors.... vous faites comment, FINANCIEREMENT?
(vous pouvez répondre anonymement, saisissez votre chance!...)
(hé hé)



18 commentaires:

  1. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  2. On l'entend déjà alors que je dis juste "quand il y aura un 3ème"... J'ai droit à des "non mais 3 enfants faut les éduquer!!", alors que je trouve que je m'en sors mieux niveau éducation que "d'autres" qui en ont 2 et + de moyens que nous.
    Je réponds aussi que les enfants ne sont pas obligés de faire des études longues, qu'ils pourront aussi bosser quelques heures pendant leurs études pour se faire 4 sous...
    Evidemment, nous on attend un peu d'être un peu plus confortables (j'ai repris un commerce cette année, donc pas de salaire fixe encore) parce qu'après il faudra payer l'école pour 3, éventuellement faire des travaux ou déménager (la voiture on est déjà bon!) Mais quoiqu'il arrive, on aura 3 enfants, et même 4, pourquoi pas!
    Donc je pense que je n'ai pas fini d'entendre ce genre de réflexion...

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  3. J'ai toujours voulu 3 enfants, nous en avons déjà 2 magnifiques et cela suffisait à mon mari. Je m'étais résolue à cette idée et je commençais tout juste à faire le deuil de ce 3ème enfant. Cet été mon mari est revenu vers moi et ma parlé de cet enfant, il le désirait lui aussi. Le problème c'est qu'à force d'entendre ce genre de commentaires négatifs il m'a annoncé il y a qq jours qu'il avait changé d'avis. Il me parle lui aussi de l'impact financier, de notre organisation au quotidien, de retourner à nouveau dans les couches alors que les aînés grandissent et des voyages qu'il va falloir reporter ! Je suis juste très triste et m'interroge sérieusement sur l'avenir de notre couple !

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  4. Élever des enfants ça coûte de l'argent, qu'on le veuille ou non. Et chaque couple devrait réfléchir un minimum à l'impact financier qu'aura un enfant sur leur vie. C'est très bien de vouloir avoir des enfants par ce qu'on veut une grande famille, parce qu'ils nous apportent plein de joie, tout ça tout ça, mais cela ne doit pas enlever de la table des réflexions plus pragmatiques du style "Comment va-t-on faire financièrement ?"

    Certes tous les enfants ne voudront pas faire de grandes études. Certes ils pourront aussi travailler de leur côté. Certes ils n'auront pas forcément besoin de vêtements chers. Mais savoir à l'avance quelles solutions s'offriront à nous le jour où ils faudra éventuellement pouvoir leur fournir tout ça devrait quand même être plus ancré dans l'esprit des parents.

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  5. nous avons 4 enfants et ce que je peux dire c'est que nos enfants n'ont pas l'air malheureux; Le dernier récupère les vêtements de ses frères. Alors certes nous n'allons pas aux parcs de jeux tous les week end, certes nous ne faisons pas de cinéma tous les mois non plus, mais nous faisons de grandes balades à vélo, à pied, des parties de foot ou de rugby qui ne coûtent pas un centime! Cette année mon aîné a réutilisé son cartable pour la quatrième année consécutive et il a même proposé de récupérer son cahier de texte de l'année dernière qui n'était pas fini! Nous les avons chacun inscrit à une activité sportive (et pas à deux, trois ou quatre) Alors oui, c'est plus dur financièrement, mais ce n'est pas insurmontable, surtout quand on commence à sortir du système de surconsommation dans lequel on veut bien nous faire vivre. Et nous arrivons à leur offrir des vacances, des jouets à noël et à leur anniversaire. comment faisaient les générations d'avant???? Les enfants étaient ils tous malheureux? Le bonheur est il de posséder des choses, et je dirais même plus de posséder les mêmes choses que son voisin??? Nos anciens ne se posaient pas toutes ses questions il me semble...

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    1. Je plussoie!! :)

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    2. Bravo pour ce commentaire! J'attends le 3ème et effectivement on change notre manière vivre au quotidien en se disant que finalement on n'a pas besoin de beaucoup d'argent pour s'amuser et que les enfants s'épanouissent. Je suis une adepte des grandes balades en forêt, à pied, à vélo, des balades sur la plage... Je recycle les vêtements(pour moi aussi!), les jouets... On part peu en vacances et pas très loin mais c'est vraiment agréable et primordial de le faire en famille. Peut-être que ce sera plus difficile quand ils seront plus grands, en même temps l'éducation qu'ils auront reçue aura probablement une influence! Le temps et les activités partagés avec eux sont bien plus importants que n'importe quel jeu hi tech! Sortons de ce système de surconsommation qui voudrait nous faire croire qu'on ne peut faire autrement et nous fait perdre les véritables valeurs des choses!

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  6. @Anonyme 11:40 (pas facile si personne ne laisse de pseudo mais bon...): certes un enfant coûte de l'argent, mais se permettre de demander à une femme enceinte jusqu'aux yeux "vous avez bien réfléchi à l'impact financier sur votre famille? ", c'est juste débile
    1) ça ne regarde personne d'autre que la famille concernée
    2) que va-t-elle répondre? "Ah, mince, maintenant que vous le dites, on y avait pas pensé, comment on va faire?"
    Je ne nie pas qu'il y a certainement des gens qui "pondent" des enfants sans trop se préoccuper de s'ils pourront assurer financièrement (et pas que d'ailleurs) derrière, mais je ne pense pas que ce soit la majorité des gens et que ça légitime pour autant ce genre d'inquisition déplacée.

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    1. Titcheur, m'autorises-tu à sortir ta réponse ("ah mince...") la prochaine fois que l'on me pose la question? :-D

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  7. Merci pour ce post (on est en plein dedans : on attend notre 3e enfant et non, on n'a pas l'intention de quitter notre 67m2 ni d'acheter une voiture plus grande). Nos amis ont l'air très surpris, pour la plupart d'entre eux, et ça m'agace un brin...

    Chez nous, ce qui nous fait marcher depuis que n°1 est arrivé et nous a fait réfléchir, c'est une sorte de simplicité volontaire au quotidien. Sans forcément aller dans un ascétisme à la Diogène, se demander, pour chaque chose, et dans notre propre cas (ce ne sera pas forcément pareil chez le voisin), si c'est vraiment utile ou non : des voyages à l'étranger (non), une chambre pour chaque enfant (non), des vêtements neufs tous les mois (non), des dîners au restaurant (non), des sorties cinéma (non), une 2e voiture (non) et même une voiture tout court (c'est prévu de tester sans quand la nôtre flanchera), de la viande tous les jours (non), une imprimante (non), du gel douche (non, le savon suffit), un aspirateur (après 6 mois de test : OUI)

    etc etc... Je n'achète quasiment plus de livres depuis que j'utilise les réseaux de bibliothèques (BU et BM) de ma ville ; et quand j'en achète j'en fais don aux bibliothèques en question (où je sais que je pourrai les ré-emprunter plus tard) : c'est autant de m2 carrés de gagnés qui nous permettront de rester dans notre petit appartement, à 5... Chose carrément inconcevable pour moi il y a encore 4 ans!

    Un site web utile : http://simplicitevolontaire.bbfr.net/forum

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  8. nous en avons 4 :D mais nous vivons dans une région où je dirais que 3 est la "norme" (si tant est qu'il en est une) et 4 c'est juste un de plus, nous avons aussi la chance de faire partie de familles nombreuses (nous mêmes ou nos parents) donc à chaque enfant annoncé, ce n'était que joie (et toujours la même à chaque annonce de nouveau neveu ou nièce !), du coup... je n'ai jamais personnellement entendu ce type de remarque à part une camarade de promo (avant que j'ai des enfants) quand j'avais dit que je rêvais d'en avoir 4 : "mais, et le chômage ? tu y penses ?" (en pensant à eux) surprenant non ?

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  9. Bonsoir ! Moi je suis enceinte de mon premier enfant, j'ai 28 ans, je suis illustratrice mais je bosse à mi-temps chez un bouquiniste (c'est un job "alimentaire" mais qui me plaît beaucoup) et durant cette grossesse (dont le terme est dimanche !), on m'a posé mille fois cette question (mon ami a repris des études après avoir reçu un petit héritage...), on m'a même dit que nous étions complètement irresponsables (des inconnus comme des proches... alors qu'étant données nos voies, nous ne roulerons jamais sur l'or, mais que nous avons mille autre choses que des sous à offrir à un enfant... Nous nous sentions heureux, épanouis et débrouillards et nous avons senti que c'était le bon moment pour nous de nous lancer dans cette aventure.
    Nous avons fait des choix en conséquence : ne rien acheter avant d'avoir besoin, à part un lit et un bon matelas, un biberon au cas où, du liniment, des carrés de bambou nettoyables en machine (et nous allons louer des couches lavables durant trois mois pour pouvoir investir dans le modèle qui conviendra le mieux à notre bébé (les couches lavables sont une économie, ainsi que les carrés de bambou !). A part ça, pas de poussette, pas de fringues (on a tout récupéré chez les amis et la famille). On nous prête aussi porte-bébés (on en a même plusieurs pour pouvoir choisir celui qui nous convient le mieux ! On a la chance d'être bien entourés !) et fringues d'allaitement.
    Nous n'avons pas eu de place en crèche mais nous allons le garder alternativement son père et moi et nous verrons bien si c'est tenable ou si nous devons nous replier sur une autre solution...
    Pour l'instant nous n'avons pas de sous mais gageons que durant les seize prochaines années, nous allons en gagner (voilà qui motive à se bouger les fesses efficacement !). Et j'ai de nombreuses amies dont les parents à qui les parents qn'ont pas pu payer de longues études et qui ont bossé les soirs et samedis pour se payer leurs longues et belles études... Elles étaient plus mûres et bien dans leur peau que moi je pense, à qui mes parents ont offert la scolarité (d'ailleurs à la fin j'ai bossé aussi parce que je leur enviais leur indépendance !...).
    Je ne suis pas inquiète du tout à la perspective d'avoir un enfant sans avoir les sous qui vont avec, le papa l'est plus.
    Je suis choquée quand des gens proches me disent "quoi, un bébé ? mais vous n'avez rien à lui offrir ?!" - merci !...
    Nos priorités ne sont pas les mêmes que celles des autres. Nous ne nous offrons jamais de vêtements (les nôtres n'étant pas abîmés), nous ne partons pas souvent en vacances, mais nous mettons un point d'honneur à super bien manger (et on adore cuisiner !), et on aime bien aller voir des spectacles et se faire mutuellement la lecture. Bref, on est heureux et c'est ça qu'on a à offrir à notre bébé ! Le plaisir d'être bien ensemble, d'être créatifs et de faire des trucs peinards.
    Je crois que je me suis un peu étalée mais le sujet me touche beaucoup parce que c'est dur d'être vus comme des adolescents inconscients et irresponsables, juste parce qu'on n'a pas de voiture, qu'on habite un petit endroit (d'ailleurs, tout le monde nous dit qu'on est fous de ne pas déménager, mais ça fait quand même 50 m carrés chez nous ! Ce n'est pas ridicule ! Il y fait bien chaud et pas humide !) et qu'on s'en fiche d'avoir du pouvoir d'achat...

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  10. j'adore ce billet! tellement vrai dès le troisième j'y eue droit et encore pire au dernier mais ma richesse est en eux. Et oui je suis d'accord on gère tellement mieux qu'on s'épate nous un seul salaire pour cinq enfants dont quatre à charge et bizarrement les allocs ne nous aident pas vraiment, on s'en sort, alors oui on a pas de budget vacances et guère en sorties mais ils ne sont pas malheureux pour autant!

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  11. "ce qui compte c'est que les enfants soient bien élevés, aient un toit sur la tête et deux ou trois valeurs morales solides à l'intérieur." Cette phrase résume tout à fait ce que je pense que tout ça. Bien sûr que l'argent est un élément important à prendre en compte quand on fonde une famille (ne soyons pas hypocrites, les enfants occasionnent quand même de nombreuses dépenses !) mais ça coûte surtout de l'argent quand on accueille le premier enfant, ensuite on peut réinvestir pas mal de choses si on le veut bien. Ensuite si on élimine tous les besoins superflus que la société de consommation moderne a bien voulu nous créer (du type n'acheter que de la marque, les garçons c'est Cars et les filles Hello Kitty de la tête aux pieds) et bien on s'en sort largement. Et puis un peu d'inventivité permet de trouver autour de chez soi des activités peu coûteuses et sûrement plus saines que d'autres plus onéreuses.
    La question de l'argent dans un couple, comme dans une famille avec enfants, c'est une question de point de vue et de priorités, et chacun les place là où il veut. Ce qui est triste c'est de ne pas comprendre que les priorités des uns ne sont pas celles des autres. Les gens ont toujours quelque chose à redire sur tout, c'est fatiguant / déplacé / de la jalousie / de l'intolérance. N'est-il pas possible de se dire que ton homme et toi vous vous êtes sans doute déjà posé la question financière de la venue de ce troisième enfant et que cela VOUS regarde ?

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  12. Nous on a bêtement pensé qu'on ferait des économies au fur et à mesure... et puis quand le dernier est arrivé à 2 il a fallu repenser voiture, logement, poussette, matos de puériculture etc. Et puis maintenant 3 ont des bagues en même temps, et puis un jour ils auront entre 13 et 22 ans et ils nous coûteront une blinde à 6. En attendant qu'est-ce que c'est bien d'avoir la satisfaction de vivre un projet familial incroyable, dans lequel je m'épanouis et qui se concilie avec une vie professionnelle! Comme c'est cool de voir des enfants qui grandissent les uns avec les autres, solidaires et liés. Pour moi, c'est irremplaçable. Pour certains les vacances au ski sont irremplaçables. Pour d'autres, c'est le besoin de calme et de disponibilité pour soi, ou l'envie de se consacrer à une passion incompatible avec une vie de famille nombreuse. Le tout c'est d'en faire le choix et de ne pas le subir, et c'est une vraie chance que nous avons aujourd'hui et que nos parents n'avaient pas :)
    Prends soin de toi Marine :)

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  13. Quelques idées à leur balancer dans les dents ? (c'est du 2è degré évidemment, mais j'ai tellement rêvé de leur couper le claquet !)

    - Comment on va faire ? Ben, si on te le demande tu diras que t'en sais rien !
    - Les miens, ils ne sont pas riches, mais ils sont éduqués.
    - Sympa ton nouveau portable, ça fait au moins 6 mois de budget couches ça !
    - Pauvre ? peut-être ! il faudra qu'il paie votre retraite ! ...
    - Comme ça il aura des jeunes valides pour s'occuper de vous quand vous serez grabataires...


    Nous, avec nos 3, nous en sortons bien mieux financièrement, que la belle-soeur avec sa gamine unique (et mal élevée) et ses revenus supérieurs aux nôtres. Ce c'est donc pas une question de revenus, mais de gestion de budget et de priorité. Si votre priorité c'est Vacances, portable, télé, sorties, marques, grosses voitures, jeux vidéo, abonnement TV cable/satellite...c'est sûr qu'avec 3 gamins, ça va coincer !

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  14. J'aime beaucoup ce billet, je viens de le lire à mon mari et il m'a dit : super !!! Maman de trois enfants bientôt 4, on m'en a posé et on continue à m'en poser des questions de cet ordre ;) Il y a quelques temps, ma soeur me disait : nous on ne veut pas se priver comme vous on fera qu'un seul enfant ! Et bim dans ta tête !!! Mais comment dire : on ne se prive pas, mais aller manger au resto tous les week-end ça ne nous tente pas, dépenser 400 euros de fringues ou chaussures à Noel, non plus, pas besoin, manger mac do et pizzas plusieurs fois par mois, pas envies non plus, allez au cinéma plusieurs fois par mois, non merci , un crédit de 15000 euros pour une voiture, non plus comme le crédit à la consommation pour des meubles derniers cris ! Mais c'est notre mode de vie, on préfère faire des choses différentes et à noter ... On part en vacances plus qu'eux, on aime la culture et on ne s'en prive pas dès que l'on a l'occasion, et qu'est ce qu'on les aime nos enfants , ceux présents et à venir ! nous avons juste des façons différentes de voir les choses et la vie, et le plus important : être heureux !!!

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  15. avant tout je dois dire que j'ai été très touchée par votre manière de parler de la maternité et d'annoncer l'arrivée de ce fameux 3eme.
    mais là quand même, remettons les choses en perspectives .... "aller plus chez zara que chez maje" ou plus chez leclerc que chez monop, c'est ce qu'un tas de gens font éjà enfants ou pas !! là vous partez quand même d'une situation financière plus que confortable. alors oui on peut revoir l'organisation d'un budget. mais quand le dit budget est déjà bien bien serré faut reconnaître que la marge de manoeuvre est beaucoup plus étroite.
    nous avant les enfants on se faisait peut-être un ou deux restos par an, et jamais de vacances loin etc ... alors avec les enfants encore moins. et on achetait déjà des fringues d'occasion, et on continue, on ne surconsommait pas de produits high tech, on avait des voitures modestes achetées d'occasion etc ... le seul truc que je faisais et fait encore c'est de ne pas rogner (enfin pas trop !) sur le budget culture, aller voir des spectacles ça c'est presque une priorité !
    on était déjà dans une pratique allant vers une certaine "décroissance" ou tendant vers l'essentiel, pas besoin de consommer plein pour être heureux !! mais du coup on ne peut pas enlever grand chose.
    la deuz a tout juste 4 mois et ne "coute" rien : couches lavables de sa soeur, allaitement et vetements de recup (entre copines on se pretent les fringues, mais aussi les transats, écharpes, coussins d'allaitement, poussettes, jouets et bouquins etc ....). mais ils grandissent et ensuite il y a un minimum, comme les frais de garderie (parce que même si on n'a pas de gros moyens on travaille tous les deux) ou les activités (là je trouve ça une priorité de leur permettre de pratiquer la musique par exmeple ou autre), ou même avoir chacun sa chambre arrivés à l'adolescence s'ils en ressentent le besoin (ce qui est probable).
    pour autant, j'ai des amies qui ont fait le choix du 3eme voire du 4eme et je trouve ça super !!!
    et je vous souhaite plein de bonheur, sincèrement :)

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