samedi 22 novembre 2014

Bientôt un an...



1 an dans 3 jours. 5 dents et demi. Marche depuis une semaine.
Une première paire de chaussures usée.
Bipède.

Fait quasiment enfin (presque) ses nuits. No comment. Ou enfin, si parlons-en... On pensait, naïvement, que pour le petit troisième, ce serait beauoooooocoup plus simple, vu notre expérience: en fait non, pas du tout, mais alors, pas du tout. On s'est fait avoir comme des bleus. Nuls. On a tout essayé, laisser pleurer, intervenir, câliner, être ferme, finalement donner un bib, deux bibs... Rien n'a vraiment fonctionné. L'anarchie totale. Il a fallu composer, essayer de tout faire pour qu'elle ne réveille pas ses frère et sœur, que tout le monde soit à peu près en forme le matin au réveil. On a oublié les beaux principes, paré au plus urgent, improvisé chaque nuit. Donné plusieurs biberons en pleine nuit, parfois. Laissé pleurer, d'autres nuits, quand on s'en sentait le courage. Tout n'est pas encore parfaitement au point.
Je me retourne sur cette année écoulée, et je suis assez fière de nous: on a réussi à gérer plus ou moins la fatigue, la vie de famille avec 3 enfants encore peu autonomes sur tout un tas de points, et aux besoins différents... Des journées fatigantes, et des nuits pas beaucoup plus reposantes. Et on a, coûte que coûte, le sourire le matin au réveil (même si, au milieu de la nuit, quelques heures plus tôt, on a juré/ronchonné-râlé-pleurniché de fatigue)
Pas sûre que pour le premier enfant on aurait géré aussi bien.

Un caractère déjà bien affirmé. Le sourire aux lèvres du matin au soir. Des cris de hyène lorsqu'on la pose dans son lit quelques minutes le temps de prendre une douche ou préparer le repas...  Ou qu'on met trop de temps pour lui apporter son dîner. Mais sinon des rires, des grimaces, des clowneries, des petits cris et soupirs de bonheur et d'excitation, tout au long de la journée.

Une relation déjà unique et différenciée avec son frère et sa sœur: avec son frère, elle s'approche, lui sourit en penchant la tête sur le côté, séductrice et mielleuse... Pour pourvoir mieux lui piquer son jouet et le maltraiter dans son bain (ce qu'il adore, au fond)
Avec sa sœur: toute excitée des qu'elle s'approche d'elle, curieuse de tout son univers, de ses jouets de fille, ses poupées, vêtements, falbalas et élastiques.

Elle se fait trimballer toute la journée par ses frère et soeur: portée, remuée, chatouillée, caressée, embrassée... ils se relayent pour venir dans son lit et jouer avec elle après sa sieste.
Déguisée, coiffée, manipulée... Je dois parfois intervenir pour qu'elle ne devienne pas leur poupée.

Elle joue déjà aux Lego -elle a bien compris qu'il ne fallait pas les mettre à la bouche-, aux voitures, aux Barbie et Kapla. 
Très sociable, elle accepte de se faire garder par ses grands-parents, des Baby-sitters différentes, sans pleurer. Tant que ses frère et sœur sont là, tout va!

Chaque matin au réveil, quand on va la chercher, son père et moi, on fond. On la regarde comme la septième merveille du monde, fascinés par le moindre de ses progrès, par son incroyable beauté, par ses multiples et extraordinaires talents.
On est fous d'elle, et on s'étonne-nous même d'être aussi bouleversés par ce petit bébé: le fait que ce soit la troisième n'y change donc rien: on replonge à chaque fois dans cet émerveillement, cette magie, comme on nous l'avait prédit.
Je me souviens bien de sa naissance, de cet accouchement facile et à la fois éprouvant et risqué... Mais je dois faire un effort pour me remémorer les moments négatifs. On a beau le savoir, on a beau être prévenue, on n'y croit pas... Mais c'est vrai: on oublie le négatif. 
Je me rappelle la frayeur de Jean-Chou, à la fin de mon accouchement, le stress, et finalement, après quelques heures d'inquiétude, une fois notre bébé sur mon ventre, dans ma chambre de ma maternité, tout était derrière nous.

Bizarrement, chaque jour, on est peut-être encore plus sous le choc de la découverte et de la nouveauté. Peut être qu'on en profite encore plus que pour l'aînée (et pourtant, on en a profité!), qu'on a plus conscience de la fulgurance de l'enfance, et du réel miracle qui s'accomplit chaque jour sous nos yeux.
Ce bébé, tonique, remuant, riant, pleurant, rampant, tombant, se relevant... représente la VIE.
Et on a du mal à se projeter, à se dire qu'il n'y aura peut-être plus de bébé ensuite, tant chacun de nos bébés s'est révélé indispensable! 
Qui sait...

On repense souvent à notre vie à deux, avant d'avoir des enfants. On était bien. Et on ne se doutait pas, à l'époque, à quel point on s'épanouirait dans ce rôle de parents. À quel point, malgré les moments durs, fatigants et parfois désespérants, on ressentirait autant de gratitude chaque jour avec eux, on aurait besoin de Remercier.






3 commentaires:

  1. Message émouvant de tendresse...

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  2. Oh que c'est beau tout ces mots :)
    Nous n'en avons qu'une pour le moment (née un jour avant la tienne !!) et déjà quel travail, quand je pense qu'on essaie de mettre le deuxième en route, je me demande comment je / on va réussir à gérer les crises avec deux ...! Mais quand je lis de tels posts je me dis que oui on oublie et on efface tout avec un petit sourire :)

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  3. Mon petit troisième a 4 mois, je m'y retrouve complètement. Comment on a fait sans lui? :)

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