mercredi 10 décembre 2014

Couture: mes premières œuvres.



Ma maman coud magnifiquement bien (l'avantage d'être allée à l'école avant mai 68... Elle a appris ça en classe et adorait ça). Je lui passe commande régulièrement pour qu'elle me fasse de jolies robes et jupes pour les filles, les tabliers d'école de mon fils. Je choisis les tissus, elle réalise.
Je n'ai jamais voulu m'y intéresser, mon côté rebelle, certainement. Et une fois devenue une grande fille, j'ai un peu regretté, j'avais l'impression de ne rien savoir faire de mes dix doigts sur ce plan-là, je trouvais ça ridicule. Comme j'aime créer tout un tas de choses, j'ai voulu apprendre!


mardi 2 décembre 2014

J'ai lu "King-Kong Théorie", de Virgnie Despentes.




 Cela faisait longtemps que je voulais lire "King Kong Théorie", de Virignie Despentes.
Un texte inclassable, entre le pamphlet féministe, le témoignage personnel, la confession et l'analyse sociale des mœurs.
L'adaptation du livre au théâtre, en ce moment avec Barbara Schultz, et les bonnes critiques que j'en ai lues m'ont donné le déclic.

J'ai adoré cette lecture.
C'est assez délicat d'en faire un billet, puisque, pour tout vous dire, je me suis complètement laissée guider par ses mots, par son style percutant, fait de phrases courtes, sobres, brutes.
Chacune de ses pages est implacable: l'auteur y aborde les sujets essentiels et pourtant très rarement abordés dans la littérature ou le cinéma, tels que la réalité du viol (qu'elle a subi) et ses conséquences sur la victime, la prostitution (qu'elle a connue), ce qui peut pousser une femme à y recourir, ce qu'elle ressent et comment elle le vit. Il traite aussi de tous les sujets qui touchent les femmes (et les hommes), ceux qui élèvent des filles (et des garçons): la pornographie, les canons de beauté, le conditionnement des petites filles, en tant que dominées, face à la violence et au danger de certains hommes, admise et entretenue, selon l'auteur, comme une valeur de dominants par la société elle-même.