jeudi 3 septembre 2015

"Mais comment vous faites pour être catho?" ou "Choisit-on sa religion?"

"la Cène", David Lachapelle


Parfois j'entends cette question, posée aux cathos par des athées: "comment pouvez-vous être catho?" (Rapport aux divers messages du Pape, à l'avortement -message qui évolue, d'ailleurs-, au mariage pour tous, et aux clichés si rebattus de l'Inquisition, de l'esclavage, de la contraception, des intégristes, du FN, des Magdalene Sisters ou bien d'autres... N'ayons pas peur d'y aller avec les gros sabots; de faire des amalgames et de tout mélanger ;-)
Et je trouve cette question... incongrue.





Quelle que soit sa religion, et sauf pour les convertis, on ne la choisit pas. C'est un héritage culturel, familial, un cadeau transmis à la naissance, des clés, comme un "permis de croire", qu'on est ensuite libre de remettre en question, de rejeter, d'entretenir, ou pas.
On ne "choisit" pas une religion comme une lessive au supermarché en la comparant à d'autres sur la base de critères factuels.
Je ne connais pas tellement de juifs se disant "j'aurais du être protestant" ou de musulmans s'apercevant qu'au lieu de la mosquée ils auraient dû fréquenter une Église orthodoxe.
(Même si ça doit exister).

On hérite d'une religion, elle enrichit d'une manière très personnelle et intime un parcours de vie, avec des hauts et des bas, mais je ne vois pas pourquoi un croyant devrait s'auto-flageller pour les "défauts" de sa religion, unilatéralement dénoncés par certains athées, ou bien la renier pour aller vers une autre (même s'il est libre de le faire si ça lui chante).

Je ne comprends pas tout à fait non plus qu'on attende des religions qu'elles se calquent parfaitement sur l'évolution des mœurs de l'époque occidentale actuelle. Même si je suis une progressiste "normale" en société, la religion, quelle qu'elle soit, est d'abord là pour édicter des valeurs stables, montrer un cap spirituel, immuable (l'Eglise catholique en l’occurrence existe depuis deux-mille ans, et existera après nous), et ne variant pas au gré des courants politiques ou sociétaux, et cela ne me paraît pas complètement dingue que le Pape ne participe pas à la Gay Pride, ne milite pas pour le mariage pour tous ou ne soit pas tout à fait emballé par l'avortement. Question de cohérence.
Les cathos sont ensuite tout à fait libres (oui, LIBRES) de faire leurs choix personnels en conscience, dans la société moderne. Le discours du Pape n'est qu'un Cap proposé... Personne n'enverra un huissier missionné par la paroisse pour vérifier que la virginité de la fiancée est préservée avant son mariage, ou que la mère de famille ne gobe pas chaque jour une petite pilule contraceptive. Il n'est pas question que le ciel leur tombe sur la tête s'il ne le suivent pas à la lettre (et c'est assez sympa, ce concept de miséricorde, dans la religion catholique ;-).




Et en parlant de discours du pape... j'ai lu, après son discours sur sa volonté de permettre le pardon aux femmes ayant avorté, tout un tas de réactions hyper sarcastiques, comme "c'est bon je fais ce que je veux de mon corps, je n'ai pas besoin du pardon du Pape", qui m'ont vraiment étonnée (pour ne pas dire choquée).

Au lieu d'insulter le Pape en le trouvant encore une fois rétrograde et misogyne, pourquoi ne pas voir une volonté très forte de remise en question positive, d'évolution de la doctrine sociale de l'Eglise? Évidemment que ce "pardon" est un pardon qui entre dans le cadre de la religion (un peu logique, en même temps). Évidemment qu'il ne concerne pas les femmes qui ont la chance d'avoir pu faire le choix d'être athées, occidentales, féministes (et gâtées)! En quoi le message du Pape enlève-t-il quoi que ce soit à celles qui choisissent de ne pas le suivre?
C'est un message adressé aux femmes catholiques, soucieuses de vivre dans l'époque, mais en accord avec leur foi... c'est un message de compassion, qui permet à celles qui souffrent de leur situation (car il est d'usage de clamer haut et fort qu'on avorte facilement et sans états d'âme, mais pour certaines c'est plus compliqué que ça).
Et c'est, surtout, même si les plus éthno-centrées auront du mal à le concevoir, un message à l'endroit de toutes les catholiques du monde, celles qui vivent dans la misère, dans des pays où l'on n'a pas le luxe d'être "athée", où l'on subit les grossesses multiples et rapprochées, pour les sud-américaines, pour les asiatiques, les indonésiennes, les africaines, pour celles qui vivent dans une culture machiste, dans des pays où tout l'honneur de la famille repose sur leur vertu... et pour ces femmes-là, n'en déplaise aux plus cyniques, c'est une avancée de poids!

Car non, le Pape n'en a que faire (du moins c'est mon avis) de la bonne bourgeoise française en serre-tête, au foyer, qui vit à Enghien-les-bains avec son mari ingénieur et transporte sa marmaille en bétaillère à cathos pour ses vacances annuelles à l'Ile d'Yeu (je me place à peu près dans cette catégorie, serre-tête en moins et stérilet en plus ;-). Le Pape s'adresse aux catholiques du monde entier, pas simplement aux occidentales qui savent tout ("on est au 21ème siècle, WTF"), qui ne sont jamais sorties de chez elles, qui tweetent plus vite que l'éclair, qui croient tout savoir de la liberté de la femme.

Lorsqu'on entends certains, n'ayant pas peur d'avoir des propos très caricaturaux, on a parfois l'impression que l'Eglise catholique est la responsable de tous les maux de l'humanité. mais c'est oublier la force de la culture dans chaque coin du monde. Le bon et le mauvais existent en chaque homme, religion ou pas.


Quant à ce prétendu "choix" laissé à l'enfant... c'est une notion très à la mode dans notre société, mais qui est un leurre, car on ne choisit pas ses parents, ni son passé ni son héritage, on n'est pas tout-puissant sur son destin, on est juste un tout petit maillon de la chaine, et c'est aussi, paradoxalement, un soulagement de constater la petitesse de sa condition. On ne choisit pas sa religion, on baigne dedans, on apprend ses codes, ses rites, elle nous influence, influence notre vision esthétique (le cérémonial de la messe -car c'est ce que je connais- les couleurs, les dorures, les symétries... est très fort) pour la transmettre (ou pas) à son tour, et à sa manière.

Je ne crois pas au principe de "laisser le choix": on ne donne pas le choix en éduquant: on influence forcément un enfant, en lui transmettant des valeurs, des passions, des idées politiques, des avis sur une équipe de foot.
"Laisser le choix" masque parfois une "flemme" éducative... sauf quand le but est de ne pas transmettre de spiritualité/religion du tout, mais alors il faut l'assumer (car ça n'a rien de mal).
Je constate autour de moi pas mal d'adultes à qui on a "laissé le choix", enfants, et qui regrettent finalement de n'avoir pas de religion (car pour pousser les portes d'un lieu de prière, de manière sereine et réfléchie, il faut bien souvent avoir été aiguillé, voire avoir reçu un accord tacite de ses parents). Avoir trop de choix, c'est aussi manquer de repères.

L'éducation religieuse me parait donc essentielle, que l'on croie ou pas; elle est importante, de toutes façons, pour la culture générale... les pays latins regorgent de symbolique catholique, les enfants croisent des statues, des Eglises, des Jésus cruxifiés à chaque coin de rue, ce qui soulève forcément des interrogations (en tous cas ici, le calvaire de Jésus n'a pas laissé mes enfants indifférents)... autant être capable de répondre à leurs questions, de manière factuelle et historique, plutôt que de laisser planer un vide, comme un tabou, sur la religion (et on sait que c'est l'ignorance qui est la cause de bien des dégats...). Comment visiter l'italie, l'Espagne, ou la France, sans entrer dans des Églises? Comment entrer dans des Églises sans comprendre? Personne n'est forcé de croire en tous cas.
Bientôt, nous allons voyager en famille dans un pays ou mosquées, synagogues et églises cohabitent dans les mêmes rues. Je sais que la découverte des religions qu'on connait moins, forcément, va intéresser les enfants. Ces sujets les passionnent, généralement.


La recherche de sens par la spiritualité, avec l'appartenance à une culture forte, me semblant faire partie intégrante des besoins de l'être humain, la question doit se poser quand on est parent.
Ce qui n'empêche pas de se poser des questions, de s'interroger, de critiquer, de prendre du recul, de penser par soi-même, de croire un tout petit peu, de croire énormément, de ne pas croire du tout, à certains moments de la vie... sans avoir à se justifier auprès de quiconque.


Et vous? Comment vous faites pour être chrétien? juif? musulman? athée?
Si vous êtes croyant, pratiquant, de quelque religion que ce soit... je serai curieuse d'avoir vos témoignages sur le sujet!



extrait de "Catholique Anonyme" de Thierry Bizot



à lire sur le même thème:

Mon billet sur le livre "Catholique anonyme" de Thierry Bizot 
Mon billet sur le livre "Qu'Allah bénisse la France" d'Abd Al Malik 
Pâques en famille
L'Eglise des Franciscains à Nice (dans les "petits bonheurs" du mois d'aout)

et parce qu'une religion s'hérite, et est toujours un subtil mélange, transmis par les anciens, de culture, d'amour, d'exemples, de révoltes, de rejet ou d'acceptation:
mon billet "vos arrières-grands-parents"

16 commentaires:

  1. Je suis agnostique. As-tu lu Le Royaume, d'Emmanuel Carrère ? Je serais curieuse d'avoir ton avis dessus.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Non, mais il me donne envie! Merci pour le conseil!

      Supprimer
    2. J'ai suivi tes conseils, je suis en train de le lire. Et je me régale!!! Je me retrouve complètement dans ses questionnements. Merci!!

      Supprimer
  2. Pffff... vaste sujet que la religion. Pour ma part je suis plutôt athée, malgré tout je n'empêche pas ma fille de croire "au bon dieu" etc... Mais je ne l'y encourage pas non plus ;)
    On a abordé ce sujet l'année dernière avec mon aîné de 9 ans : sur les différentes religions, pourquoi on n'allait pas à l'église etc... J'ai répondu en toute franchise et on a acheté un bouquin très bien fait pour les enfants qui expliquent les principales religions. ça lui a bien plu et lui a suffit, pour l'instant.
    C'est vrai que dans ma famille, ma grd-mère n'étant plus là personne ne va à l'église, personne ne parle de tout ça. Ils ne connaissent pas. Et c'est là que l'héritage entre en jeu : si ma grd-mère avait été là, elle aurait pu les emmener à l'église, leur expliquer ce qu'elle croyait elle, comme elle a fait avec moi... malheureusement ils n'en sauront rien, en tout cas dans la famille. En revanche, chez les amis oui ils peuvent questionner et c'est assez plaisant de les voir se forger une idée selon ce qu'ils ont envie de croire ou non.

    RépondreSupprimer
  3. J'ai adoré ton article qui résume absolument tout ce que je tente d'expliquer quand on s’étonne de notre choix d'offrir une éducation religieuse à notre fils alors que mon mari et moi ne croyons pas en Dieu.
    Ce fameux « permis de croire » qui fait écho à ma demande de baptême que j’avais formulée en ces termes :
    « Pour toi je demande le Baptême
    Par ta naissance je t’ai mis au Monde
    Par le sacrement du Baptême
    Je te fais entrer dans la famille des Chrétiens
    Et je t’ouvre la porte des Cieux
    Pour que tu puisses y découvrir la Foi
    Cherche-là, va à sa rencontre, débats-en au caté, à l’aumônerie, pendant les marches pascales, les retraites, les pèlerinages, les rencontres œcuméniques…
    Et surtout vis, aime, donne et partage avec bonheur et passion. »

    Enfant j’ai aimé toutes ces découvertes et en garde de merveilleux souvenirs.
    Je ne crois pas en Dieu mais j’adhère aux valeurs morales de l’Eglise.
    La naissance de mon enfant m’a donné envie de lui transmettre tout ça.
    Mon mari (également non croyant) a compris le sens de ma démarche et c’est tous ensemble que depuis 1 ans nous participons à l’Eveil à la Foi.
    Cette démarche est le fruit d’une longue réflexion et nous sommes heureux et fiers d’accompagner notre enfant dans cette éducation religieuse.
    Il en fera ce qu’il en voudra mais au moins nous lui aurons offert la possibilité de savoir de quoi il parle.
    Ce choix nous l’assumons pleinement. Et quand on nous demande pourquoi ? (sous-entendu alors que vous ne croyez pas en Dieu) nous répondons « Et pourquoi Pas ? »

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Émilie, merci beaucoup pour ton commentaire, je me reconnais beaucoup dans ta démarche, notre couple ressemble au votre sur ce point. On peut se sentir catholique, adhérer aux valeurs morales de l'Eglise, avoir besoin de les transmettre à ses enfants (d'ébène Parent peut réveiller ca, chez moi en tous cas c'est ce qui s'est passé), sans forcément "croire en Dieu" à 100% toute la vie et à tout moment, sans jamais douter ni se creuser la tête.
      C'est ca qui est passionnant, intellectuellement notamment: il y a mille degrés de lecture... Un sermon de prêtre peut être recu avec sarcasme, mais aussi reçu au premier degré (et donc pas être très bien compris, voire accepté), mais il peut aussi être analysé, mis en perspective, questionné intérieurement. Personnellement, la richesse et les différentes strates des évangiles par exemple m'apportent, intellectuellement et philosophiquement, des joies insoupçonnées :-)

      Supprimer
  4. Je me retrouve totalement dans ce que tu viens d'écrire (en particulier le passage sur "Je constate autour de moi pas mal d'adultes à qui on a "laissé le choix", enfants, et qui regrettent finalement de n'avoir pas de religion (car pour pousser les portes d'un lieu de prière, de manière sereine et réfléchie, il faut bien souvent avoir été aiguillé, voire avoir reçu un accord tacite de ses parents). Avoir trop de choix, c'est aussi manquer de repères." C'est exactement mon cas et j'essai aujourd'hui de renouer peu à peu avec la religion. Le déclic s'est fait sur 5 ans et depuis peu j'entre quelques fois dans une Eglise pour écouter et voir avec d'autres yeux le monde qui nous entoure.

    RépondreSupprimer
  5. Je suis athée et mon concubin aussi. Je ne crois pas en dieu. Nos 3 enfants ne sont pas baptisés. J'ai ete baptisé et fait ma communion . Mais si j'avais eu le choix je ne l'aurais pas fait. Pourtant mes parents ne sont pas pratiquants mais mes grands parents l'étaient. Chacun est libre de croire en dieu ou non . Mais ce que je ne comprends pas et j'ai de nombreux exemples dans mon entourage c 'est se marier a l'eglise sans croire en dieu. Baptiser son enfant juste pour reunir la famille. Ne jamais aller a l'eglise. On a beau avoir grandi dans une famille "chretienne" avoir la foi c'est quand meme important pour se dire croyant. Et je suis athée mais j'apprends les valeurs qui sont importantes a mes enfants comme l'amour, le respect des autres. Il y a des choses avec lesquelles je suis d'accord avec l'eglise d'autres non. Je ne suis pas fermé avec la religion et au contraire en parle à mon ainé de 6 ans qui me pose des questions.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'ai moi aussi longtemps eu du mal à comprendre ces gens qui se mariaient à l'église "pour faire joli sur les photos", qui finalement, selon moi, étaient plus attirés par le côté païen de tout ce cérémonial plutôt que mus par une foi sincère.
      (Pendant des années je n'ai pas mis un pied dans une Eglise pour cette raison, d'ailleurs)
      Puis j'ai évolué sur ce point, et j'ai pensé que je n'étais personne pour pouvoir juger...que je n'ai pas vécu assez pour savoir quoi que ce soit des souffrances que la vie peut apporter.
      Que le rapport à la religion est hyper personnel et ne concerne que le croyant et Dieu. Personne d'autre ne peut émettre de jugement.
      Il n'y a pas à faire "acte de présence" à la messe, pour certains c'est important d'être cathos de cette manière, pour d'autres ce sera d'une autre manière.

      Le prêtre Franciscain qui a baptisé nos enfants est super intéressant sur ce point: ancien chef d'entreprise italien, n'ayant pas mis un pied dans une Eglise pendant 15 ans, il a tout laissé tomber pour faire vœu de pauvreté (et chez les franciscains, au plus près du message d'humilité de Jésus, ce n'est pas à moitié...)
      Il voit souvent des gens qui ont passé une bonne partie de leur vie à être sceptique, et poussent les portes de son Eglise, un beau jour, après avoir s'être "bien gaméllé" dans la vie et en totale quête de repères ("comme un enfant qui tombe et se relève en levant les bras vers sa maman").
      Ces sceptiques là, ces "critiques", ces rebelles... Apportent beaucoup aux prêtres, (c'est ce qu'il m'a dit) et vice Versa. Je l'ai trouvé top ce prêtre, super original, ouvert et intelligent ;-)

      Comme je l'ai dit dans mon billet, c'est ce "permis de croire" que je trouve important. Tout le reste, les messes, le rite, les codes... Ca peut avoir du sens (c'est en pratiquant qu'on affine ses croyances), comme ca peut n'en avoir aucun (pratiquer pour se donner une contenance ou une image, ou voir du monde le dimanche... Mouais). Ce qui compte c'est l'intimité, la teneur du tête à tête avec Dieu. Du moins c'est mon avis.

      Supprimer
  6. Je ne suis pas d'accord avec certaines choses . Je suis athée mais ni rebelle, ni sceptique, ni critique. Et je crois que beaucoup d'athés ne sont pas ceux que tu décris. Pour mon cas c'est un choix reflechi, pensé par rapport aux évenements de ma vie. Tu dis qu'il ne suffit pas d'aller à la messe , de faire les rites pour se dire croyant, pourquoi pas , mais tu parles d'un tete à tete avec dieu ce qui est pour moi etre croyant car je ne pense pas que tous le monde est ce tete à tete. En tant qu'athé il peut m'arrivé de m'isoler , penser , reflechir à des questions que je me pose. Mais dieu ne fait pas partie de ces moments là. Mais ce qui m'a le plus interpellé c'est le statut que tu viens de poster sur les grands parents , tu dis que tu es étonnée par les gens qui croient avoir un total libre arbitre dans leurs décisions de vie sans mesurer le poids de leurs ancêtres en parlant de la religion mais je te trouve dur sur ce point. Mes grands parents paternels ne m'ont pas transmis leur religion , mais chacun de mes grands parents m'a apporté énormément dans ma vie , ma façon de voir les choses , dans mon caractère , mon physique, et j'en passes , je vois un peu de chacun d'eux ( grands parents , arrieres grands parents) dans mes enfants même si ils ne sont pas totalement identiques et c'est ce qui compte pour moi .

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu sais, avec un mari athée, et moi même après avoir été athée pendant très longtemps (maintenant je me pose plus de questions), après un parcours intime et personnel fait de hauts
      Et de bas, je ne peux pas être "dure"! Mais c'est vrai que j'aime bien m'engager dans ma façon de parler, donc si c'est ce que tu as perçu j'en suis désolée ;-)
      Je comprends absolument qu'on soit athée! Ou agnostique même
      Si ce n'est pas exactement la même
      Chose.

      Supprimer
    2. Mon billet etait plutôt une réponse à ceux qui ne comprennent que des gens soient cathos, d'ailleurs! Pas un billet pour dire que je ne comprends pas les athées.

      Supprimer
    3. Oui mais je te cites "Je rediffuse un billet qui fait écho à mon dernier billet.
      Je suis toujours un peu étonnée par les gens qui croient avoir un total libre-arbitre dans leurs décisions de vie, sans jamais mesurer le poids (négatif ou positif) de leurs ancêtres dans leurs choix conscients et moins conscients. On n'est pas si puissants que ça...
      " étant athée et mes grands parents chrétiens cette phrase m'a fait réagir. Mais bon on ne peut pas tous être du même avis . :-)

      Supprimer
  7. Article très intéressant Marine. Rare de voir les cathos compris et pas jugés...
    Aude

    RépondreSupprimer
  8. Merci Marine pour ce billet.
    Je suis athée, et me revendique comme telle.
    j'ai choisi de ne pas me marier à l'église, et de ne pas baptiser ma fille.
    Je viens d'une famille Catholique et mon mari aussi.
    J'ai fait ce choix en toute connaissance de cause et parce que j'avais l'impression que je n'avais pas la foi.
    Je ne crois pas à une puissance supérieure, et il y a énormément de choses qui m'irritent dans les différentes religions et dans la manière dont elles peuvent être pratiquées.
    Je n'ai absolument rien contre les gens qui pratiquent une religion, tant qu'ils sont capables de faire preuve d'ouverture d'esprit aussi envers moi.
    J'ai été beaucoup critiquée dans ma famille sur mes choix, et c'est quelque chose que je n'ai pas compris. Car je ne remets pas en cause l'éducation ou les valeurs que mes parents m'ont transmises, je pense juste que l'on peut vivre avec ces mêmes valeurs en dehors de l'église.
    Je suis tout à fait d'accord avec toi sur le fait que l'on ne peut pas se couper de ses racines, et que la religion majoritaire du lieu où on vit nous impacte forcément.
    Ma fille n'ira pas au catéchisme (sauf si elle me le demande expressément), par contre je l'emmènerai visiter des églises, et d'autre lieux de cultes. je lui expliquerai d'où viennent nos traditions (noêl, Paques ..) car je pense que la connaissance des trois religions monothéiste est importante pour comprendre notre monde.
    Par contre, je souhaite lui éviter à tout prix d'être polluée par l'enseignement catholique (sur la place des femmes, le péché originel, les orientations sexuelles...). Je veux lui donner le plus de clés possibles pour qu'elle comprenne notre monde, mais je voudrai aussi qu'elle se construise comme un être libre de ses choix.
    Après, je suis consciente que bien malgré moi, je lui transmets une part de mon histoire et que cela n'est pas neutre.
    Si un jour elle souhaite se marier à l'église, je la soutiendrai. Mais j'aimerai qu'elle fasse ce choix pour elle, parce que cela lui apporte quelque chose, et pas par tradition, sans se poser de questions.
    Car se revendiquer d'une religion n'est pas un acte anodin, selon moi. Les différentes religions portent en elles un passif, une histoire, des combats que l'on ne peut pas (selon moi) ignorer, ni balayer avec un simple 'oui mais moi, je crois surtout en les valeurs portés par telle religion'. Peut être, mais en se revendiquent de telle ou telle religion, on fais un acte fort, qui comprend aussi la part négative de ce celle-ci.
    Bref, mon commentaire part dans tous les sens et n'est pas forcément clair, je suis désolée.
    Je tenais néanmoins à te remercier Marine pour ouvrir ce genre de débat sur ton blog, c'est toujours intéressant de réfléchir collectivement à ces questions.

    RépondreSupprimer
  9. Je suis chrétienne. Pour moi, ce n'est pas seulement question de tradition, de transmission, de milieu social. Avant tout, c'est question de recherche de la vérité. On est bien d'accord, Dieu existe ou non, et le fait qu'on n'y croit ou pas ne change pas la donne. C'est vrai ou faux, et nous on ne peut que se poser la question. Enfin, si on a envie de se la poser, bien sûr!

    Je suis chrétienne. Pour moi, avant d'être une question de certitude, c'est une question d'amour (nous partageons il me semble un certain goût pour l'amour, si j'en crois votre blog enthousiaste!). Je lis l'Evangile et me voilà tombée en amour pour ce Jésus. Soit il ment, soit il dit vrai. En tout cas je n'ai jamais rien lu de plus beau et je choisis de faire confiance. Je choisis de le croire, de croire en lui. Je ne SAIS pas, je CROIS (attention, je ne suis pas idiote et j'ai fait de longues études!)

    Je suis chrétienne. Je ne pense pas pour autant "posséder" toute la vérité. Je ne pense pas tout connaître de Dieu, de ce qu'il est, de ce qu'il aime, de ce qu'il veut. J'avance, doucement, cela prend du temps et exige de la pratique comme tout chemin de découverte.

    Je suis chrétienne, fille de Dieu, soeur de tous, très vivante.

    Merci pour cette occasion donnée de parler de mon amour pour Jésus!

    RépondreSupprimer