dimanche 10 janvier 2016

Sport en famille


Nous sommes une famille relativement sportive. Quand nous vivions à Paris, nous avions mis en pause l'activité physique pendant quelques années... mais, en venant vivre dans le sud, plus proches de la nature, c'est redevenu une nécessité, un besoin pour tous les deux, une source de plaisir... et quel bonheur!

Je vous parle régulièrement de ma passion pour le yoga... qui a parfaitement remplacé mon activité physique d'autrefois, la danse.
Jean-Chou, qui a toujours été sportif aussi (plutôt dans des sports de compétition, notamment en sport-études au collège), est en ce moment, si vous avez aussi suivi nos péripéties estivales et le défi un peu foufou qu'il a relevé, un traileur (il a toujours tendance à aller à fond dans ses sports et ses défis... voire un peu à l'extrême... mais bon il est comme ça! et même si c'est parfois un peu déconcertant, j'en suis fière!)




Le sport fait donc partie de notre quotidien... et les enfants baignent dedans (de manière relativement normale): il font chacun un seul sport "officiel" par semaine, le tennis: un seul, d'abord parce qu'avec trois enfants il faut faire des choix (financiers, logistiques, etc), ensuite parce qu'on n'a pas envie de surcharger leur emploi du temps (ni le notre par la même occasion...)
Mais ils évoluent en observant leurs parents faire leur activité bien à eux, et on aime bien ça: on ne les oblige à rien, mais ils sont forcément inspirés par les sports qui nous plaisent, en nous voyant y trouver du plaisir:

Régulièrement je fais du yoga avec eux (voir billet ici), et je les emmène occasionnellement au cours de yoga for kids.
Les enfants ont beaucoup suivi le trail de leur père cet été, et n'ont qu'une envie: l'accompagner.
On fait régulièrement des balades dans la montagne à deux pas de chez nous, dans lesquelles ils gambadent un peu, chose toute naturelle pour des enfants.
le tennis est une histoire familiale, puisque les enfants suivent régulièrement leur grand-mère maternelle dans son club et y suivent des stages... et que leur père a fait du tennis toute sa jeunesse à un bon niveau.

Ma fille, depuis cette année, et à sa demande, va courir avec son père une fois par semaine, une trentaine de minutes (chose que je suis incapable de faire!)... et elle tire une grande fierté de ces moments partagés juste elle et lui, et des progrès qu'elle accomplit grâce à ses encouragements.
Elle est assez compétitive dans l'âme, notamment à l'école et au tennis, donc s'en donne à cœur joie avec son père, qui entretient, plus que moi, l'aspect "compétition" et les valeurs de dépassement inhérentes au sport. Et puis, je l'ai déjà écrit, mais 7 ans est un âge génial, car c'est un âge où l'enfant est curieux de tout, fan de ses parents, très volontaire pour faire tout comme nous, demandeur de mille choses...
Elle nous suit dans nos passions et c'est génial! Espérons qu'elle continuera à aimer courir en montagne, ou partager un autre sport, peut-être encore un peu avec nous, quand elle sera ado, tout comme les suivants! (je compte bien emmener mes enfants à mes cours de yoga quand ils seront ado, s'ils continuent à me le demander comme aujourd'hui)
Son frère est demandeur aussi, et vu son énergie, je pense qu'il ira courir avec eux très bientôt.

Régulièrement, on profite de la moindre occasion d'ennui, ou de sortie en famille pour la rendre un peu sportive. Ainsi, on transforme une contrainte ou un moment banal en opportunité pour se remuer un peu: un trajet jusqu'à un anniversaire, une balade par temps gris, une sortie tous ensemble avec course et fractionnés pour les uns, jeux pour les autres, quand on ne sait pas trop quoi faire et qu'il faut aller les défouler.

Il y a quelques années, faire ce type de sorties "défouloir" était un peu une corvée pour moi... j'ai évolué petit à petit, maintenant je les mets à profit pour me bouger avec eux, plutôt que de rester pendant tout l'hiver dans mon canapé avec un thé et un plaid, accumulant les courbatures et la lassitude, en regardant passivement le petit gras superflu s'installer sur mes cuisses, dû aux bons petits plats et à la flemme hivernale.
J'ai fait trois enfants... ça bouge, ça remue, ça a une énergie dingue... et plutôt que de soupirer de fatigue à chaque fois qu'ils ont envie de courir, j'en ai tiré mon parti.

On aime l'idée de leur montrer que l'activité sportive doit être, non pas une obligation, mais quelque chose de naturel et de nécessaire. Comme la propreté, la politesse ou le français, il devrait, idéalement, faire partie intégrante de l'éducation: entretenir son corps comme une machine, pour être mieux dans son corps et dans sa peau, et, cercle vertueux, bien s'alimenter, ne pas grignoter toute la journée sans rien faire, connaître ses besoins/limites/capacités, avoir conscience de son corps, est à la fois un devoir, et un cadeau qu'on se fait... et le sport est une chance pour se sentir mieux, aussi dans son esprit: c'est un moyen de se défouler, lâcher les tensions, mieux réfléchir et trouver des solutions. Dans le trail comme dans le yoga, on trouve une vraie méditation avec Jean-Chou... on aimerait vraiment que les enfants trouvent à leur tour leur activité-fétiche, celle qui leur fera du bien physiquement et mentalement, qui les encouragera à se dépasser, qui les aidera dans la vie.

On verra bien!
Mais en attendant, on les fait bouger avec nous, et ce sont des moments très privilégiés en famille, dans lesquels on se découvre et on se connaît mieux les uns les autres!

(ma rubrique ici rassemble tous mes billets "mens sana in corpore sano" (sport, yoga, trail, etc...)



























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