samedi 30 janvier 2016

Yoga: mes progrès dans les postures inversées... sans le mur!




La dernière fois je faisais dans un billet un petit bilan sur mes progrès dans les headstands.

Je fais partie de la catégorie des "peureux", de ceux qui sont facilement terrorisés par l'idée de se mettre la tête en bas.
Cela fait trois ans et demi que je fais du yoga, on va dire que depuis un an je maîtrise pas mal la technique du headstand et du tripode... mais toujours avec le mur derrière moi! au début pour vraiment me soutenir physiquement... et une fois que ma ceinture abdominale s'est enfin à peu près gainée à nouveau, le mur ne me servait plus concrètement, mais il m'était encore nécessaire... pour me rassurer!





Il y a dix jours une de mes profs m'a encouragée à sortir encore de ma zone de confort (je commençais à être trop à l'aise, contre ce mur...) en me faisant la remarque que ce mur était comme un doudou, que je ne me sentais pas capable de lâcher.
J'ai reconnu qu'elle avait raison et j'ai donc essayé la posture du headstand en plein milieu de la salle, dans la cour des grands. Une vraie mise en danger, pour moi! (il y a des gens, souvent des hommes d'ailleurs, plus joueurs et plus téméraires, qui font très facilement ces postures, sans forcément avoir fait du yoga ou de la gym avant)

En fait, ce qui me faisait peur, c'était de tomber en arrière. Je me suis donc presque "forcée" à tomber, pour voir comment j'allais le vivre (en me mettant bien à l'arrière du tapis pour protéger mon dos). Et je suis tombée en pont, une ou deux fois... et je me suis aperçue que je n'étais pas morte, que je n'étais pas tombée de bien haut, et que ce n'était rien du tout, en fait! (les cervicales ne prennent pas de choc, puisque toute la force est dans les bras, et pas sur la tête)

voilà ma méthode pour surmonter ma peur... m'y confronter! je sais, ça sonne terriblement "recette psy à l'américaine", c'est d'un bateau, une vraie tarte à la crème... mais il n'empêche que c'est assez vrai.

Depuis, je fais mes headstands sans souci, je n'ai plus cette peur de tomber qui me handicape... et donc, je ne tombe plus! (je dois à présent progresser pour me mettre un peu plus à la verticale).

C'est assez génial, le yoga, ce sont vraiment des étapes à passer. Toute posture est à décomposer... et à force de répétition, de patience et d'efforts, d'humilité sur ses limites, mais aussi de confiance en soi pour essayer de les dépasser, on finit par comprendre, avoir des déclics, et ont fait des choses naturellement alors qu'elles nous paraissaient inconcevables six mois avant.
Maintenant que j'ai passé ce cap, c'est comme si j'étais arrivé à un col de montagne: un nouveau paysage s'ouvre à moi, avec de nouveaux défis et de nouvelles choses à essayer (là aussi, c'est très "philo de comptoir", hein. Il ne manque plus que les violons, le témoignage du vétéran condammné par une longue maladie et handicapé, sauvé par le yoga, et les powerpoints avec de jolis slogans "quand on veut on peut", hu hu (d'ailleurs à ce stade de la lecture, vous devriez avoir la larme à l’œil). Mais c'est quand même ce que je ressens!
Le truc qui me fait encore très, très peur, ce sont les postures sur les mains: le simple poirier est une formalité pour certains... moi je n'arrive pas encore à le faire, même contre un mur. Ça me parait encore très compliqué... comme si mon corps n'était pas fait pour cette posture. Je sais que les limites sont dans ma tête! (et un peu dans mes bras tout de même, qu'il faut que je renforce).

Le yoga est passionnant: physiquement il remet en forme et gaine d'une façon assez extraordinaire, et psychologiquement il est source de multiples joies, enseigne des valeurs très utiles, aide à se connaître soi-même, son corps et son esprit. On applique ensuite le yoga dans tout, au quotidien. Je suis fan... le studio de yoga fait vraiment partie de mon paysage maintenant, il ne me parait pas envisageable de ne pas y aller régulièrement! (j'ai converti des copines, d'ailleurs... et Jean-Chou est très fan aussi)
(mais bon ça c'est aussi parce que j'ai la chance d'avoir des profs extraordinaires, de grandes sportives, très axées sur la technique, hyper accessibles et sympa).

à suivre!



voici la décomposition des postures du tripode (à partir de la posture de l'aigle), puis du headstand:























































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2 commentaires:

  1. Bonjour,
    J'ai pu lire sur votre blog que vous aviez une scoliose. Moi aussi, mais elle n'est pas très grave. Cependant, j'ai un peu peur de me mettre au yoga car j'ai lu des articles effrayants qui disent qu'il faut éviter certaines postures inversées, torsions, sur les épaules quand on a une scoliose. Est-ce que ça ne vous pose pas de problème? Faites-vous toutes les postures?
    Merci :)
    Mélanie

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    1. Bonjour Mélanie
      Non aucun problème... Je connais mon corps, je connais mes limites, et le yoga amélioré de toutes façons la connaissance de soi. Tu es libre d'aller où tu veux, de t'arrêter si une posture te pose problème... Pour la travailler patiemment pendant quelques semaines. Il n'y a donc selon moi aucune contre-indication... Au contraire même, puisque le yoga est souvent pratiqué en "réparation" par des personnes souffrant d'un petit bug physique voire même un handicap... Et globalement plus on avance en âge plus on a des petits tracas... Qui sont résorbés par l'exercice physique proposé par le yoga.
      Donc je dirais: fonce!

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