samedi 6 février 2016

Les petits bonheurs... Bitter-sweet (février)

"Time", Pink Floyd

Beaucoup de petits bonheurs depuis Noël... et beaucoup d'émotions, aussi. La Vie, dans sa grande beauté et son absurdité absolue.









J'ai rencontré Estelle dans un diner, et j'ai trouvé son activité super: elle a créé sa société dans un secteurs assez original: elle crée des décorations en ballon pour des anniversaires, évènements privés, et d'entreprise. Elle travaille pour des particuliers comme vous et moi... ou pour des jet-setteurs richissimes dans des villas de rêve sur la Côte d'Azur, aux demandes les plus folles, sur les thématiques de leur choix (dessins animés, superhéros, etc...) Allez voir son site, ce qu'elle fait est... fascinant. decoetballons.com/





chien tête en bas!




Cinq couverts, on gère! chaque mois depuis cet été, nous recevons pendant le week-end les enfants de ma sœur pour permettre à leur parents d'avoir une soirée + une grasse matinée... et ils nous rendent le service en retour la semaine suivante.
Ce n'est pas grand-chose pour nous (3 ou 5 enfants... ce n'est pas beaucoup plus compliqué -même si les repas sont impressionnants-), ça crée des souvenirs sympa pour les enfants... et on en profite un maximum lorsque c'est notre tour!




Revoir Lætitia, que j'ai découverte grâce à mon blog (elle m'avait envoyé son livre sur le deuil périnatal, "L'instinct de vivre") et papoter des heures autour d'un café... (je parle de son livre ici). Je me suis fait deux véritables amies grâce à mon blog... certainement parce que mes lectrices me ressemblent un peu. De très belles rencontres.





J'ai découvert qu'une de mes copines d'école, que je vois régulièrement (on a des enfants du même âge), et que je connais, avec sa mère et sa sœur, depuis toute petite, a son compte Instagram!
Je ne parle pas beaucoup de mode ici, mais j'aime beaucoup cette fille, qui a un charme et un style fou (minimaliste chic). Dans la vie, elle a, en plus, une tête bien faite, a brillamment réussi ses études et sa carrière, et est super simple et sympa. La gentillesse même, à l'italienne... Elle vit en ce moment à Abu Dhabi en famille, car son mari y travaille (dans un secteur assez sympa aussi).




coudre un mercredi...




grisaille.




Une acquisition tisheurtesque dont je ne suis pas peu fière. (trouvée ici)








un grand petit bonheur: Arracher un moment au rythme du quotidien pour aller faire une séance de yoga en amoureux. Jean-Chou est complètement fan... c'est très complémentaire à ses entrainements de trail. Il en fait régulièrement avec moi à la maison... mais c'est assez rare qu'on puisse aller ensemble au studio!
Et j'ai encore converti quelques personnes autour de moi, qui sont devenues accro à leur tour!








Petit cadeau... petit bonheur!




J'aime mon quartier!








Mon fils, en grande section, est en train de passer un cap: il commence à vouloir tout déchiffrer, se passionne pour le code secret de la lecture! il me demande de tout lui lire... il commence à vouloir écrire, en phonétique.
Comme sa sœur avant lui, je suis ravie de le voir découvrir le monde de la lecture: un univers infini de découvertes, de rêves, de voyages immobiles et d'imagination s'ouvre à lui!




Portrait mère-fille.
Pendant le cours de tennis des deux plus grands... (elle est leur première fan!)




Chaque mercredi, j'offre une petite séance de ciné en VOD aux enfants sur le canapé après le déjeuner (une bonne manière d'acheter du calme tout en les cultivant!). Leur dernier coup de cœur, le Chant de la Mer... (et la BO est super)













La French Riviera en hiver... la plus belle des lumières!






"JAN", un de mes restos préférés à Nice (dont je parlais ici), à quelques mètres d'un de mes autres restos préférés (le Vinivore), proposant une cuisine française-méditerranéenne mixée avec une cuisine sud-africaine, vient de décrocher sa première étoile.
Si vous passez dans le coin (quartier du port), courrez-y.



En levant la tête...



















Les vagues de carreaux de la Place Masséna.




Sacrifier à notre rituel avec mes frère et sœur, depuis des années: s'envoyer régulièrement des cartes postales affreuses, y rédiger un message énigmatique et absurde, enrichi de quelques jeux de mots bien sentis, et signer d'un nom d'emprunt sophistiqué plein de références que nous seuls pouvons comprendre. Juste pour se dire qu'on pense l'un à l'autre. Aujourd'hui, une petite lettre (avec image en 3D!) à mon frère, pour me venger de la carte épouvantable qu'il m'a envoyée du Portugal.
C'est un minuscule petit bonheur... de 4 ou 5 secondes si on compte le temps de lecture... mais peut-être un peu plus long si on compte les étapes de préparation du stratagème, l'élaboration du texte, si on prend en compte l'intention de faire plaisir, faire rire. Et si la carte est accrochée au frigo avec les autres, le petit bonheur se diffuse!



Bénéficier d'un soin exquis chez Kristel, dans son institut Beauté d'Ailleurs, à Nice (quartier de Cimiez). Si vous cherchez une esthéticienne géniale, frappez à sa porte. (j'en parlais ici)



Quelques cookies pour la barbecue-party organisée chez les Tanner, en l'honneur de nos nouveaux voisins qui viennent de l'Arkansas, les MacCormick.
(En vrai nous n'avons pas de nouveaux voisins -les nôtres sont banalement niçois- et ne connaissons aucun Tanner mais Il faut bien que les enfants apprennent les rudiments de la pâtisserie américaine...)




Laisser les enfants chez leurs cousines, annuler le resto qu'on avait réservé pour préférer improviser une petite soirée à la cool chez MaNolan's (celui du Port), un authentique pub irlandais bourré d'anglo-saxons, avec toujours une super ambiance. Cette fin de semaine, nous avons eu bien besoin de nous changer les idées... Tous les deux attablés au bar, papotant jusqu'à pas d'heure et enchainant les blagues débiles autour d'un bon burger, quelques pintes et du vin rouge, un concert dans les oreilles et un match de foot sur les écrans géants... puis une balade sur le port, une bonne nuit et une grasse-matinée, avec un petit-déjeuner dans le calme (fait assez rarissime pour être noté)... ça c'est un super petit bonheur.





















Nous venons aussi d'annuler nos vacances... nous devions faire une escapade en famille, que, je n'en doute pas, nous pourrons faire à un autre moment.

Parmi tous les petits bonheurs, il y a aussi de grands malheurs. ce qui rend tous les autres petits-bonheurs doux-amers, à la fois dérisoires et essentiels. Une personne chère de ma belle-famille est décédée.
Elle laisse un mari et des enfants, jeunes adultes, tout juste en train d'envisager de construire leur propre famille.
Une sœur (ma belle-mère), qui se retrouve fille unique après avoir fait partie d'une fratrie de trois.
Il a fallu expliquer à l'arrière-grand-mère des enfants, elle-même en convalescence et affaiblie après une opération, mais sinon, toujours dynamique, nageant plusieurs kilomètres par jour et parcourant encore le monde à 87 ans, pourquoi, des années après avoir perdu un enfant, il lui faut supporter l'insupportable, la perte d'un deuxième enfant. Du même cancer.
Et il a fallu expliquer à nos enfants, qui aimaient beaucoup cette femme, la vie, la mort, tout simplement.
Ils ont fait de magnifiques dessins, à l'intention de ceux qui restent.
Hier c'était la journée internationale de lutte contre le cancer. Ma belle-grand-mère, alors qu'on la "protégeait" un peu pendant sa rééducation, a appris la terrible nouvelle de sa fin toute proche, alors qu'on entendait en boucle à la radio des annonces "d'espoir": "les femmes atteintes du cancer du sein guérissent de mieux en mieux". Isn't it ironic?

Je n'aime pas trop les partages sur les réseaux sociaux, les "si toi aussi tu es contre le cancer, partage ce cœur, si tu ne partages pas c'est que tu n'as pas de cœur", tout simplement parce que nous sommes TOUS touchés par cette maladie, dans nos familles, dans notre entourage. La mort est d'une banalité affligeante. Le cancer du sein est partout autour de nous. Et que c'est un drame à chaque fois. Inutile d'en rajouter avec des images kitsch.
Même si, c'est mon côté ambivalent, j'ai eu envie d'écrire ça ici.
Je suis très triste de voir les personnes que j'aime, qui m'ont accueillie dans leur famille, effondrées par ce qui peut paraître une terrible injustice; celle de voir une maman pas encore grand-mère, une fille partir avant sa mère.

Je me sentais en phase avec D. Si la distance géographique avait été moindre, j'aurais eu du plaisir à la voir plus souvent.
C'était une femme qui venait juste de prendre sa retraite, orthophoniste dans une école spécialisée pour les sourds-muets. Parisienne, passionnée, fêtarde, grande voyageuse, assoiffée de culture, toujours dans les expos, grande-gueule, adorant discuter, débattre...
Elle prenait régulièrement de mes nouvelles pendant mes grossesses, m'enjoignant à en profiter au maximum. Elle avait été très prévenante avec moi juste après les attentats (alors qu'elle passait ses jours à l'hopital...). Très féministe, c'est elle qui m'avait fait découvrir "l'Amour en plus", d'Elisabeth Badinter. Elle n'en était pas moins passionnée par la maternité, ses enfants, l'éducation. Une mère poule.
Elle nous complimentait souvent sur notre façon d'élever nos enfants... ce qui ne manquait pas de nous flatter (elle devait savoir comme les jeunes parents sont toujours à l'affut de petites reconnaissances des anciens sur leur manière d'élever leurs petits).
Très chaleureuse, elle formait un couple fusionnel avec son mari, un homme adorable.
Elle a élevé pendant la fin de son enfance et son adolescence, comme son fils, l'enfant de sa sœur jumelle, morte très jeune d'un cancer du sein.
Mes enfants l'aimaient beaucoup... ils l'ont vue assez peu dans leur vie, mais ont été bouleversés par sa mort. Elle s'intéressait vraiment à eux... ils le sentaient (et elle venait toujours avec pleins de livres et de super boites de Lego... ça ne s'oublie pas!)
J'ai en tête le souvenir de sa présence à notre mariage, un de ces rares jours de fête, dans la vie, où toute la famille est réunie... elle avait pris la parole lors d'un discours, pour exprimer sa joie de voir son neveu adoré passer ce cap avec moi.
Même si je n'ai pas été une de ses intimes, sa personnalité forte est un repère et marquera, à sa façon, ma vie de femme.
Elle a été très courageuse pendant sa maladie... ces dix longues dernières années faites de traitements, d'angoisses, de rémission, d'espoir, de projets, puis de récidives (deux fois).
Je ne doute pas que, où qu'elle soit (elle était farouchement athée), sa chaleur et son énergie continueront à être insufflées sur sa famille, son mari, sa fille, son fils, et sur les prochaines générations.

Bitter Sweet Symphony...

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