jeudi 17 mars 2016

Notre gestion des écrans avec les enfants




Le sujet des écrans est partout. On vit dans une époque ultra-connectée, Jean-Chou et moi-même sommes, comme tout le monde, très connectés aussi.
Forcément, la question de l'éducation de nos enfants dans ce monde se pose, au quotidien.
On évolue tranquillement, en les voyant grandir, en observant autour de nous... tout en ayant des principes éducatifs assez forts sur ce sujet sensible.


Nos enfants ont très peu accès aux écrans à la maison.
Notre premier iPad avait des jeux installés dessus... Ils y jouaient parfois (de manière très réglementée), mais je n'aimais pas les voir devenir addict, stressés, énervés après avoir passé une heure dessus. Sans parler de l'effet "temps perdu" causé par ce genre d'activité chronophage et virtuelle... laissant systématiquement un petit gout amer à la fin (oh ben flûte on n'a pas eu le temps de jouer pour de vrai!), ni du regard hagard et vitreux dans lequel ce genre d'activité laisse les enfants, ambiance "débranchez votre cerveau et déposez-le à l'entrée", qui ne m'a jamais procuré de joies particulièrement notables dans mon parcours maternel)
Cet iPad s'est cassé, et nous nous sommes aperçus que ces jeux ne nous ont jamais manqué.




Sur notre deuxième iPad nous n'avons installé aucune appli pour les enfants, sauf la chaîne des Zouzous.

Les enfants n'ont jamais accès à mon téléphone. Il fait partie de mes affaires privées d'adulte, comme mon portefeuille ou mon sac à main. Intouchable.

Ils n'ont pas pour réflexe, des qu'ils sont quelque part sans "rien faire" (au Resto, dans une file d'attente...) de pianoter sur le téléphone de leurs parents et c'est tant mieux.
Quand on sort avec eux, les occupations qu'on leur donne sont traditionnelles: livres, feuilles, feutres, Lego.
Idem pour les longs trajets en voiture. Quand on fait un Nice-Paris on emporte des livres, trois poupées et deux voitures, et c'est la garantie de discussions sans fin à l'arrière, sans agitation ni excitation particulière (enfin, pour un trajet en voiture, j'entends). On a déjà testé le lecteur DVD dans la voiture... c'était finalement bien moins serein. j'ai adoré pouvoir abandonner l'idée aussi vite et les laisser se débrouiller avec leur imagination et leur complicité. Et en terme de logistique c'est aussi bien plus cool.

C'est pour moi essentiel: le seul moyen de développer leur créativité, leur imagination, et surtout leur capacité d'adaptation face à l'"ennui" (en vrai l'ennui n'existe pas, si on a les ressources intérieures pour y faire face)
C'est mon côté un peu "roots"... dans bien des cas, "less is more" est un principe qui fonctionne. laissons les enfants se dépatouiller un peu par eux-mêmes plutôt que de vouloir les abreuver d'objets de consommation en tous genres (numériques ou pas)... souvent plus inutiles les uns que les autres.
Sans parler de la règle de politesse qui y est intimement liée, et qui est super importante pour nous: quand je vois des enfants scotchés sur un écran au resto avec leurs parents, moment social et convivial par excellence, je trouve ça tristounet... et franchement impoli.

Résultat: les enfants sont mille fois plus calmes qu'après avoir été hypnotisés par un jeu complètement abstrait (et souvent complètement débile) sur un écran. Bien plus intéressants. Et progressent vachement en dessin!

Il n'y a pas non plus de console de jeux à la maison et une de mes plus grandes certitudes est que je ne veux pas en entendre parler. Je sais que c'est à la mode, mais voilà, je ne dois pas être tout à fait de notre époque. Chez nous, pour l'instant, point de "gamer". Je préfère les joueurs. De plus en plus d'enfants ne savent même pas ce qu'est un dé...

On regarde peu la télé. Ils regardent les dessins animés du matin le mercredi et le week-end, et régulièrement un film d'animation en VOD.
Et sinon ma fille aînée a accès à Word, Paint, sur l'ordinateur... (Pour écrire ses romans!)
Et parfois au moteur de recherche spécialisé pour enfants Qwant, qui est vraiment bien fait (mais je limite pas mal).

Voilà pourquoi sur mon blog, vous ne verrez pas souvent de billets sponsorisés vous vantant des tablettes pseudo-éducatives pour enfants ou des consoles de jeux qui coutent une petite fortune.... ni de classements ayant pour thème "les dix meilleurs appli pour enfants" ou "achetez pour la modique somme de 9€ une super appli qui vous dira si la couche de votre gosse est pleine ou combien vous avez eu de contractions dans la journée!"

Je fuis plutôt les stimuli extérieurs virtuels, visant à fournir du divertissement non-stop aux enfants, comme s'ils étaient incapables de subir la moindre frustration, de trouver des ressources en eux-mêmes... comme si les parents aujourd'hui étaient incapables de faire face aux besoins et spécificités de leurs enfants sans le truchement de ces objets numériques qu'on a tendance à leur refourguer souvent par facilité, pour les maintenir calmes, pour les faire taire (une sorte de tétine pour grands...)

Certains crieront peut-être à la régression... j'assume et je pense exactement l'inverse. Avant de se perdre dans les méandres de l'abstraction (et pas la meilleure), l'enfant a besoin de se connaître soi-même. De s'ennuyer, de se chercher, de rêver, de fabriquer, de coller, de découper, de renverser, de peindre, d'effacer, de recommencer, de parler, de chanter, de courir, de tomber...
toutes ces compétences qui, je l'ai constaté très facilement, s'éteignent dès l'instant ou l'on allume une tablette et où on les laisse se faire happer par l'irrésistible écran, jusqu'à l'aliénation.

Pourquoi les Steve Jobs et autres génies de la silicon Valley tiennent-ils tant à élever leurs enfants loin des écrans? Pourquoi les méthodes éducatives types Freinet, avec collèges et lycées sans connexion wifi mais dispensant les cours de menuiserie, de cuisine, etc, sont-ils si courus?

Je suis quelqu'un d'assez souple, tout en tenant à la discipline. je n'aime pas la phrase toute faite "avant j'avais des principes, maintenant j'ai des enfants". Il faut avoir quelques principes pour élever des enfants... ceux-ci me paraissent importants.

Nous ne sommes pas dans l'interdiction absolue ou le tabou à la maison... les enfants peuvent faire des jeux éducatifs sur tablette parfois (même s'ils le demandent de moins en moins)... l'apprentissage de l'informatique et d'internet me paraissent primordiaux...
J'essaie simplement de lutter contre le réflexe et la facilité qui consistent à nourrir un enfant en intraveineuse à coups de jeux idiots sur smartphone dès qu'on le sort quelque part pour le maintenir bien docile, comme dans une camisole chimique.
Leur apprendre à bien se tenir en société est un travail de longue haleine... insérer des écrans au milieu fausse tout... et complique finalement tout!
Car derrière l'apparente facilité de la manœuvre... ça ne rend pas les enfants plus adaptés ensuite en société... et il faut bien le faire, à un moment, le travail éducatif.

Avec trois enfants, la vie de famille sans -trop- d'écrans me parait aussi bien plus facile. le travail éducatif facilité. Les enfants passant du temps de qualité ensemble, à jouer avec de vrais jouets, en dessinant avec de vrais crayons... sans finir surexcités par un trop-plein d'informations numériques, de couleurs criardes, d'images rapides et de messages publicitaires au milieu. Sans s'écharper pour savoir qui a droit d'accès à la tablette (c'est du vécu).


Je pense que les enfants, avant de devenir ados et d'entrer dans le système ultra-connecté (on ne va pas les brimer non-plus, il faut vivre avec son temps...) ont mille autres choses plus importantes à faire, notamment s'occuper l'esprit, les mains, et les jambes.
Je sais bien que la pré-adolescence approchant, l'influence des copains grandissant, les stimulations scolaires apparaissant (les profs demandant de plus en plus de travail de recherche en ligne) nos enfants entreront, telle est faite notre société, dans ce monde connecté inéluctablement. Ce n'est pas un problème en soi, ni quelque chose que je veux contourner... je souhaite simplement avoir le contrôle tant qu'ils sont encore enfants, et ne pas ouvrir cette boite de pandore trop tôt.

Je ne parlerai même pas ici de toutes les études publiées sur le sujet, de l'incidence des écrans sur les comportements, aptitudes sociales et langagières de nos chères têtes blondes, ni de mon papa pédiatre avec qui je discute beaucoup et de son avis sur les tout-petits biberonnés aux appli  pseudo-éducatives aux effets "pacifiants" évidents ("tu pleures, je te colle l'iphone sous les yeux, même si tu as 4 mois c'est magique, ça fonctionne, tu ne pleures plus, je ne suis plus dérangée!" -sic-)... car je suis déjà convaincue.

 Quant à Jean-Chou et moi, nous avons bien conscience que nous sommes sans-cesse connectés. Notre défi de parents est de réussir à montrer l'exemple... Régulièrement dans la journée je laisse l'i-phone posé sur un meuble sans le consulter automatiquement... ce n'est pas facile mais c'est aussi un effort qu'on va devoir faire pour tenter d'être un peu crédibles quand nos enfants grandiront.

A suivre... continuons de leur offrir des livres, des jeux et des Lego à faire du sport, sortir prendre l'air, marcher quelques kilomètres pour admirer la mer jusqu'à sentir les jambes brûler un peu... et accrochons-nous.

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« Il est urgent d’éradiquer ce principe de compétition qui place l’enfant, dès sa scolarité, dans une rivalité terrible avec les autres et lui laisse croire que s’il n’est pas le meilleur, il va rater sa vie. Beaucoup répondent à cette insécurité par une accumulation stupide de richesses, ou par le déploiement d’une violence qui vise à dominer l’autre, que l’on croit devoir surpasser. Aujourd’hui, on est tout fier lorsqu’un enfant de 5 ans sait manipuler la souris de l’ordinateur et compter parfaitement. Très bien. Mais trop d’enfants accèdent à l’abstraction aux dépens de leur intériorité, et se retrouvent décalés par rapport à la découverte de leur vraie vocation.
Dans notre jeune âge, nous appréhendons la réalité avec nos sens, pas avec des concepts abstraits. Prendre connaissance de soi, c’est d’abord prendre connaissance de son corps, de sa façon d’écouter, de se nourrir, de regarder, c’est ainsi que l’on accède à ses émotions et à ses désirs. Quel dommage que l’intellect prime à ce point sur le travail manuel. Nos mains sont des outils magnifiques, capables de construire une maison, de jouer une sonate, de donner de la tendresse.
Offrons à nos enfants ce printemps où l’on goûte le monde, où l’on consulte son âme pour pouvoir définir, petit à petit, ce à quoi l’on veut consacrer sa vie. Offrons-leur l’épreuve de la nature, du travail de la terre, des saisons. L’intelligence humaine n’a pas de meilleure école que celle de l’intelligence universelle qui la précède et se manifeste dans la moindre petite plante, dans la diversité, la complexité, la continuité du vivant. »


Pierre Rabhi

5 commentaires:

  1. Je fonctionne un peu comme toi, finalement. Ici, pas de télé, mais des écrans partout (nous sommes aussi des parents trop connectés ...). Par contre pas d'ipad ou de tablettes (les filles jouent un peu sur celui de leur papi, mais c'est très occasionnel). Les jours sans école, elles regardent souvent un dessin animé, et parfois je regarde avec elles :) Donc, pas de tabou non plus. Avec l'expérience, je trouve que c'est un "vrai faux" calme offert par la pause tv / tablette / ordi etc ... On les retrouve souvent plus plus énervées ensuite, surtout ma Pimprenelle, alors, on limite beaucoup, en essayant de ne pas frustrer non plus (pas toujours facile d'être parents ^^). Finalement, c'est une question d'habitude, et comme toi, je trouve notre quotidien bien plus serein sans trop d'écrans qu'avec (à un moment, c'était vraiment infernal, alors on est revenu à beaucoup moins pour du beaucoup mieux pour tout le monde !).

    Et montrer l'exemple oui, je crois que c'est là qu'on a le plus de progrès à faire, par ici.

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  2. Ouh la la comme le sujet m'intéresse !! Je suis à 100% d'accord avec toi sur le fait qu'on n'a vraiment, mais alors vraiment pas besoin de coller une tablette ou un téléphone d'un gamin avant très longtemps !!
    Ici on a une TV mais sans antenne, donc les DA et fils d'animation c'est à la demande, et bien souvent on regarde avec eux. Après moi j'ai un smartphone, mais je ne suis pas hypra connectée : de toute façon quand je rentre du boulot le soir, j'ai plein d'autres choses à faire. On a un ordi et une tablette que les enfants (11 & 9 ans) se partagent, après avoir demandé la permission de jouer : là je peux contrôler le temps qu'ils passent devant l'écran. En revanche, et c'est là qu'est le hic, j'ai un mari "gamer"... Donc console à la maison. Bon il joue de temps en temps, les jeux violents c'est quand les enfants sont couchés. Les enfants peuvent y jouer, mais à des jeux de leur âge (de toute façon actuellement c'est minecraft à fond) MAIS quand c'est moi qui gère les loulous ça va, ils respectent encore pas trop mal les consignes d'arrêt (de toute façon s'ils ne respectent pas j'étains à la sauvage). Le hic c'est que la majorité du temps c'est zhom qui s'occupent des loulous et que lui une fois qu'il joue il oublie copmplètement la notion du temps. Et là je récupère des enfants qui se disputent en plein jeu, qui ont les yeux fatigués et qui sont irritables au possible ! Sans parler du zhom qui dès que je lui fait remarquer que le temps n'a vraiment pas été géré correctement me répond que bien sûr c'est moi qui ai tort. alors quand on en reparle après il a bien conscience qu'il ne faut pas que les enfants jouent autant. mais voilà il se laisse absorber. Et là ça créé vraiment des tensions dans notre couple parce que moi toute seule je ne peux pas tout gérer. Je ne supporte plus des enfants complètement hermétiques quand ils jouent, qui une fois qu'ils ont fini se rendre compte qu'ils ont envie de pipi, qu'ils ont soif, qu'ils ont les joues toutes rouges etc...
    Alors bien souvent quand même j'arrive à leur faire entendre raison, mais là mon fils me dit : ok maman, mais pourquoi papa il joue lui ?? Et c'est là qu'il faut aussi qu'on fasse un gros travail ==> montrer l'exemple. Malheureusement zhom a une réponse toute faite : "je suis un adulte moi"... mouais... réponse à 2 balles qui ne convainc personne...
    mais bon j'ai trouvé une aide formidable avec le paramétrage de ma box. Je peux décider des plages horaires "non connecté" pour chacun des appareils connectés de la tv, à la console jusqu'à l'ordi. Et là je dois dire que c'est un peu plus zen. Les enfants sont au courant des plages horaires, donc même si des fois ils ronchonnent, au moins je tends à un peu plus de zenitude... et je vais essayer de réduire encore ces plages avec l'arrivée des beaux jours ! C'est vraiment pas facile cette gestion quand l'un des 2 parents ne joue pas le jeu...

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    1. Oui tout à fait. Jean-chou ne joue pas (sauf à des petits jeux debiles parfois sur son smartphone mais c'est vraiment rare... Et qui n'a pas de vice, n'est-ce pas? ;-)... Mais je fais de toutes façons un gros rejet de toutes les choses qui créent une addiction négative. (Substances en tous genres, et jeux vidéo en bonne place) pour moi, clairement, c'est hyper négatif les jeux vidéo. Et je crois que je ne supporterais pas un mari gamer pour ces raisons-là: ces comportements me font vraiment peur en fait.

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  3. Ici nous avons coupé les ponts avec la marraine de mon grand pour des questions liées aux écrans. Après lui avoir clairement dit que nous ne voulions par de tablette pour notre enfant, voilà qu'elle lui a acheté une tablette, à ses 4 ans ! Gentiment nous avons demandé qu'elle reprenne le cadeau, ou le ticket pour pouvoir échanger. Mais nous nous sommes limite fait insulter en disant que c'était très éducatif et que ce n'est pas parce qu'il utilise une tablette dès le plus jeune âge qu'il deviendra un voyou... bref je ne pense pas que la question soit de devenir un voyou ou pas, la question est que mes enfants passent des heures entières à jouer aux Lego, écrire, dessiner, jouer aux jeux de société, alors pourquoi leur coller un écran ? En quoi cela va-t-il les aider à se construire, à imaginer, à s'ouvrir au monde ? Je partage tout à fait ton point de vue, et en tant qu'enseignante je peux affirmer que mes élèves les plus fragiles sont souvent ceux qui passent le plus de temps derrière les écrans. Je ne parle pas des compétences de base, mais d'entraînement à la mémorisation, au temps trop court consacré aux devoirs, et bien sûr à la quasi absence de lecture, vu que l'objectif numéro un c'est la tablette. C'est triste de voir des enfants dont le centre d'intérêt principal c'est un monde virtuel, alors que le monde réel est tellement plus riche. Sans parler des contacts humains complètement détériorés entre ces enfants et leurs parents.Mais bon, tant que les petits sont sur la tablette, ils sont tranquilles au moins ��

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  4. EN réalité, je ne pense pas que l'informatique doive être enseignée aux enfants, en tout cas avant le lycée / qu'ils aient acquis une bonne maîtrise de leurs fondamentaux (lire et comprendre, écrire bien et sans fautes, maîtriser un vocabulaire étendu et avoir des bases solides en histoire et en géographie, et la maîtrise des fondamentaux en maths également).

    Parce que :
    - ça sert à rien d'apprendre l'informatique 15 ou 20 ans avant d'entrer sur le monde du travail, parce que d'ici là, tout aura changé du tout au tout.
    - nous autres adultes utilisons parfaitement l'informatique, alors que nous avons découvert Internet vers 15 ans seulement et que nos rares contacts avec les vieux PC à écrans verts du collège étaient des moments plus pénibles et gadgets qu'autre chose
    - l'informatique apparrtient au monde du commerce : il fa vendre, et au plus grand nombre, donc tout est de plus en plus intuitif, de moins en moins compliqué (sauf pour la programmation, mais toutes les pointures actuelles n'étaient pas déjà en train de coder à 8 ans). Pour coder, ce dont on a besoin en premier, c'est un esprit logique et cohérent, et l'informatique n'est pas le moyen le plus efficace de travailler ce point.
    - Apprenons à nos mômes à faire des recherches avec de livres, car en recopiant les infos les plus importantes du paragraphes, les enfants sont obligés d'apprendre à faire le tri ET à reformuler (freinés, comme il se doit, par la flemme de tout recopier), alors qu'avec la page internet, ils copient / collent les paragraphes, ne trient aucune info, et gardent les grandes phrase toutes faites au lieu de bosser leurs qualités rédactionnelles).

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