dimanche 17 juillet 2016

Nice







































Contrairement à l'après-Charlie, ou après le Bataclan...
Peu de mots aujourd'hui.

Trop d'exaspération, de dégout, de lassitude en constatant les mêmes réactions mièvres de nos dirigeants, les mêmes postures bien-pensantes et donneuses de leçon de beaucoup de journalistes déconnectés, la même immobilité et le même manque de courage chez la plupart de nos élites, le même silence déconcertant chez d'autres.

Alors qu'il est aujourd'hui question d'avoir le cran de défendre nos valeurs, chaque jour, dans notre manière de vivre, dans notre façon d'élever nos enfants, dans notre devoir de refuser l'inacceptable... beaucoup sont encore dans leur posture d'autruche, leur communication culpabilisante, leurs tabous, leur aveuglement complice, voire coupable.
C'est pour rester raisonnable... un peu regrettable.

Je me sentais déjà chanceuse d'habiter cette ville, fière d'être niçoise... je le suis plus que tout au monde maintenant.

Juste un mot: Nice, ce n'est pas Paris... la population est différente, les idées, moins policées, moins mesurées, peut-être plus brutes de décoffrage, s'expriment, qu'on le veuille ou non, quelque peu différemment... la culture est différente, la sociologie du vote est différente.

Je ne suis pas certaine que les beaux discours larmoyants, et passifs, sur le mode "mais voyons, c'est l’État de Droit, on ne peut rien faire de plus! on ne va quand-même pas changer les lois! ni remettre en question quoi que ce soit! et nos libertés, alors?" soient exactement ce que les Niçois attendent. C'est une source d'inquiétude évidente... même si je mesure la chance qu'on a de vivre dans ce pays, qui offre encore un potentiel inexploité de dialogue, d'apaisement et de progrès, je suis assez peu optimiste en ce qui concerne les conséquences à venir. Ici, à Nice, et partout ailleurs.


En attendant, et parce qu'avec Jean-Chou nous cherchons, pour les jours qui viennent, une manière concrète de nous rendre utile, je me concentrerai sur ce que, je crois, je sais faire de mieux.
Aimer mes enfants.









"si vous voulez changer le monde, rentrez chez vous et aimez votre famille". Mère Teresa.


(photos de la Prom': prises ce soir, à 20h)

2 commentaires:

  1. Bonsoir Marine,

    Je vous adresse ce commentaire car j'aimerais en savoir plus sur le fond de votre pensée. En effet,je suis volontairement coupée des systèmes d'informations classiques qui ne me correspondent plus et je cherche plutôt à ouvrir ma réflexion à travers les réflexions d'autres "anonymes". J'aimerais donc, si cela ne vous dérange pas que vous m'expliquiez ce que vous attendez comme réaction de la part de nos dirigeants. Ma question vous paraîtra peut-être naïve mais j'en ai assez des discours "babacool" et je sais que vous êtes l'antithèse de la langue de bois,c'est pourquoi je m'adresse à vous. À bientôt j'espère et merci pour toutes vos publications!
    Sophie

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    1. Bonjour
      Je vais écrire d'autres billets là-dessus... Globalement, je vous dirais "venez à Nice, écoutez les niçois"... Il n'y aura ni discours baba-cool, ni langue de bois... 😉

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