dimanche 30 octobre 2016

La Corse du Sud à la Toussaint (1/2): Palombaggia, Bavella, l'Ospedale, Bonifacio



Petite, j'ai passé de nombreux étés en Corse du Sud, à Santa-Giulia. Adolescente, avec mes copains, j'y ai fait du camping plusieurs étés. Les matins d'hiver, en ouvrant les volets chez mes parents sur la Côte d'Azur, on avait parfois la chance d'admirer le mirage de l'Ile de Beauté sur l'horizon.




Et c'est enfin en Corse que Jean-Chou et moi avons des souvenirs merveilleux, lors de séjours passés là-bas au tout début de notre histoire, en juin ou en septembre (les meilleures périodes!)... Nous campions dans la grandiose baie de Rondinara, n'avions à l'époque comme préoccupations que celles de trouver quelques canistrelli à grignoter au réveil, regagner la plage, déserte à cette époque, s'y prélasser toute la matinée en s'admirant l'un l'autre (il faut dire qu'avec un gars qui a les yeux de la couleur de l'eau de la mer...), parfois en compagnie de vaches paissant en liberté sur le sable, visiter les alentours et écouter Benjamin Biolay en boucle, de Calvi à Bonifacio, en passant par Porto, Corte et Ajaccio.

Le jour du 11 septembre 2001, nous étions en pleine rando dans la Restonica, coupés du monde. Ce n'était que le soir, en rentrant à l'hôtel et en constatant un attroupement de gens devant la télé à l'heure du diner, que nous avions appris le drame. La truite grillée dégustée au bord de la rivière ce jour-là, en amoureux, dans l'insouciance la plus totale, restera éternellement associée, pour nous, à la chute des tours jumelles.

Cette île m'a procuré des émotions d'enfance, le trajet en ferry notamment, me faisait rêver chaque été. Je me suis toujours dit qu'il fallait qu'on y emmène nos enfants.
A Nice, nous nous sommes souvent baladés sur le port pour regarder, de loin, le ventre des ferries se remplir d'une multitudes de petites voitures, ce qui a toujours fait rêver les enfants.
Le club de Kayak, la plage de la Réserve, donnent sur le nouveau port et nous avons assisté, avec les enfants, à nombres de départs et d'arrivées, non sans rêver en s'imaginant à la place des passagers.

Clairement, nous étions assez rebutés par l'idée de partir en été, pendant les vacances scolaires, en m ême temps qu'une foule de continentaux, pour se battre pour trouver une place avec notre serviette sur la plage, décéder de chaleur, en payant, en plus, le prix fort.
Cette année, nous avons enfin décidé de ne pas rester éternellement à quai... et de le prendre enfin avec eux, ce fameux Corsica Ferry! 
Nous avons opté pour la période de la Toussaint. Nous ne sommes pas spécialement en manque de soleil, nous avions surtout besoin de nature, de paysages sauvages, d'authenticité et de tranquillité, conditions idéales pour un petit "family-building" comme on les aime.
Pour le temps, on s'est dit qu'il ressemblerait pas mal à la météo niçoise.

Ces vacances ont été une riche idée. Il a fait un temps magnifique certains jours, et comme à Nice, c'était presque l'été de 11h à 15h... avec des températures plus fraiches le reste du temps. Les enfants se sont baignés, et on a alterné entre maillots de bain et doudounes selon qu'on était au bord de la mer ou en montagne. Même quand le ciel était brumeux, la température restait très douce, on restait sur la plage jusqu'au coucher du soleil.

Nous avons une nouvelle fois été subjugués, fascinés, bouleversés par la beauté de cette île, son caractère, sa culture forte... un univers dans lequel on s'est senti bien, comme dans nos souvenirs... avec cette impression que, sur cette île au patrimoine si fièrement défendu par ses habitants, on est comme... protégés. 

Les enfants ont adoré l'île, le ferry, la découverte de Bonifacio, descendre (puis remonter) les 189 marches de l'escalier du Roi d'Aragon. Les plages paradisiaques, les bateaux, l'eau transparente, les vaches en liberté (ici aussi les vaches sont un peu sacrées!), les desserts à la châtaigne, le sanglier au menu, les gens vêtus de noir, au regard tout aussi noir, vous savez, comme celui d'Ocatarinetabellachihix...
Mon ainée a tenu son journal de bord très assidument. Je leur avais acheté le fameux Asterix en Corse, bien sûr, ainsi que deux autres petits guides pour enfants.


Dans cette première partie, je vous propose quelques photos... de la plage de Palombaggia, de notre balade en montagne (aiguilles de Bavella, lac de l'Ospédale), et de notre bien-aimée Bonifacio (nous y avions diné quinze ans auparavant, à la Cantina d'Oria... quelle joie de retrouver le gout de la soupe Corse (mon plat corse préf de préf, je crois), et celui des lasagnes au brocciu, le même que dans nos souvenirs...

Pendant ces retrouvailles avec la Corse, à la différence de notre dernier séjour, nous avons moins eu le temps de nous prélasser, nous avons essuyé des t-shirts pleins de ketchup, porté des petits fatigués, fait nos éternelles recettes de jambon-purée... mais nous nous sommes encore contemplés l'un l'autre, les yeux un peu plus cernés qu'il y a quinze ans, le temps un peu plus compté pour prendre notre douche ou boire notre café tranquilles... mais la fierté en plus d'avoir construit cette petite famille.
Voir nos enfants gambader dans la baie de Santa-Giulia, à l'endroit même où j'allais enfant... la boucle est bouclée!













































































































































































































































































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