dimanche 30 octobre 2016

La Corse du Sud à la Toussaint (2/2): Rondinara, Porto-Vecchio, Sartène, Sites préhistoriques de Cauria, Bastia




Et voici la suite du premier billet.

Temps libre sur les superbes plages de Rondinara et Tamaricciu, par temps brumeux... mais je crois que j'aime encore plus la plage comme ça! déserte, grise, intense.





Nous avons visité porto-Vecchio un jour de petite pluie. La ville, avant tout touristique, que nous avions déjà vue, n'a pas présenté plus d'intérêt que ça mais l'église nous a conquis. Chérubins, madones et fresques, on y a passé un petit moment agréable.

Puis, découverte de la ville de Sartène, que nous ne connaissions pas, et que nous avons beaucoup aimée: perchée dans les montagnes, à l'architecture sobre, grise, voire austère, très authentique. Nous sommes allés un peu au hasard déjeuner chez Jean-Noël... un petit resto haut en couleurs, pour ne pas dire "en noir"... décoré du portrait de Che Guevara et d'affiches libertaires, et à la cuisine délicieusement maison (on valide la daube de veau aux olives, les cannellonis farcis au broccio, le fiadone et le flan à la châtaigne). J'adore ces endroits ni fashion ni lounge, juste vrais et dans leur jus. Bref, nous l'avons vite compris, au vu des banderoles affichées un peu partout dans la ville, sur la place Pascal Paoli et sur les panneaux de signalisation... Sartène, nichée en plein milieu du maquis, est un haut-lieu de la lutte indépendantiste corse.

En revenant de Sartène, petite pause sur les sites préhistoriques de Cauria. Un endroit magique, un plateau verdoyant peuplé de moutons, qui nous a fait penser à l'Ecosse... Menhirs et dolmens ont été plantés là il y a quelques milliers d'années, pour on ne sait trop quelles raisons (lieux de passage, affirmation d'un chef et d'un territoire, représentations de valeureux guerriers?) dans un paysage féérique, à la végétation riche et parfumée, un véritable éden (et, silencieux, on a assisté, sur le sentier, au passage de vaches et taureaux en liberté, bêtes toutes plus magnifiques et imposantes les unes que les autres)

Enfin, à la fin de la semaine, nous avons du remonter au nord de l'île, notre ferry partant de Bastia. Nous avions un très vague souvenir de cette ville... et, ville de passage, nous ne pensions pas qu'elle aurait plus d'intérêt que ça.
On a donc été carrément surpris de voir que cette ville a été, pour nous, un véritable coup de coeur. Un final en beauté... Nous l'avons arpentée toute une après-midi, absolument conquis par la puissance de cette ville. Pas séductrice comme la touristique (et très belle!) Ajaccio, elle nous a fait penser à notre ville, Nice.

Un port charmant, une église Saint-jean-Baptiste complètement époustouflante (on ne peut pas la rater, son fronton un peu surnaturel nous tombe littéralement dessus, comme s'il était plus que vertical), et de l'authenticité à chaque coin de rue.
Une ville de pêcheurs, masculine, à l'italienne, assez dure... (vous l'avez compris, j'aime bien ces ambiances un peu austères et mystérieuses, ces villes qui ne dévoilent pas tout si facilement). On a été étonnés de n'y voir aucun touriste... alors que nous y avons arpenté chaque coin de rue avec un vrai plaisir, les yeux en l'air, heureux de nos petites découvertes (ici une rue longée de galeries d'art, là des terrasses de bar occupées par des jeunes trentenaires un peu fashion, un peu macho, toujours bruns aux yeux sombres et bien sapés, par là des mosaïques de galets au sol devant les églises avec des hommes qui discutent, là-haut ce linge intégralement noir, des chaussettes aux caleçons, qui sèche à une fenêtre) . Cette ville est finalement méconnue... et on s'est demandés pourquoi.
Nous aurions aimé y passer plus de temps.


Le lendemain, nous avons pris le ferry à 8h, pour arriver à Nice et dans notre appartement à 14h. Pendant le trajet du retour, on s'est dit qu'on aimerait, maintenant, y retourner régulièrement (nous sommes tout de même voisins!). Il nous reste un endroit de Corse à découvrir, qui nous attire par son côté sauvage, un peu excentré: la Balagne et le Cap Corse.


En attendant de rêver et formuler ces prochains projets, voici donc les photos...















































Porto-Vecchio:
























Sartène:





























Cauria:





































































Bastia:







































































































le billet 1 est à retrouver ici

d'autres photos ont à retrouver sur Instagram ici: #unacamaràaeiu


1 commentaire:

  1. Avez-vous des plans pour le voyage le long de futurs enfants de la Birmanie.
    Avec les enfants birmans votre Voyager, sera un mémorable et significatif.

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