mardi 28 mars 2017

Alimentation et hygiène de vie... quelques considérations terre-à-terre pour cette quatrième grossesse



J'ai relu un billet que j'avais écrit il y a deux ans... et qui reste parfaitement d'actualité aujourd'hui.
Je l'avais écrit quand ma petite troisième avait un peu plus d'un an, et que j'avais -enfin- eu le déclic pour me motiver à perdre les kilos que je n'arrivais pas à perdre naturellement (j'y écris précisément les raisons de ma motivation).
Quatre mois après, j'avais publié le bilan et les progrès accomplis ici.

Au bout de deux ans, et évidemment avant de tomber enceinte à nouveau, je n'avais pas repris de poids. Je pense que ce qui a fonctionné, c'est que c'est tout sauf un régime, que j'avais entrepris (je n'ai jamais fait de régime de ma vie et la simple idée de ce mot me parait folle)... mais un "simple" rééquilibrage alimentaire. 
Plutôt que de me priver drastiquement pendant une courte période ultra-frustante, en focalisant de manière anti-naturelle sur les calories, la balance... pour évidemment me lâcher encore plus une fois le "régime" terminé... j'avais entrepris de modifier, sur le long terme (voire pour toujours), certaines de mes habitudes (certaines que j'ai, il est vrai, modifié drastiquement). Et ça a été super efficace.

Enceinte, aujourd'hui, ce sujet reste évidemment, pour moi, d'actualité, et important.

(je re-précise, par prudence, comme dans mes billets précédents sur le sujet, que c'est éminemment personnel, subjectif, que mon rapport à mon corps est quelque chose qui n'a rien de général... il n'y a donc ni leçon, ni jugement adressé à celles qui ne voient pas les choses comme moi, mais plutôt une petite réflexion sans prétention et un simple partage sur mes "bonnes pratiques"... parce que selon moi, ces choses-là restent, tout de même, et à fortiori lors d'une quatrième grossesse, super importantes pour avancer dans la vie en étant bien dans sa peau et dans sa tête. Même si je sais que cela peut passer, aux yeux de certains, pour des préoccupations "superficielles"... au fond de moi je suis persuadée de l'inverse ;-)



Je crois que cette nouvelle grossesse, en terme d'alimentation et d'activité physique, est celle où je suis la plus raisonnable et réfléchie (comme quoi... on progresse, dans tous les domaines!).

Les phrases, un peu vintage, à la méditerranénne, du type "oh mais tu es enceinte, tu peux te faire plaisir (voire te lâcher carrément sur les Petits Ecoliers et les merguez, et après moi le déluge, hein!), et puis, il faut manger pour deux!" font quand-même de sacrés dégâts. 
J'essaie, enceinte, sans faire de régime évidemment, de prendre tout de même le contrepied de ces "mauvais conseils d'amis". De ne pas manger pour deux, ni même pour un et demi... de manger en fonction de mes besoins, simplement.


J'essaie au maximum de manger sain, léger, de ne pas céder aux grignotages et évidemment à la nourriture industrielle.
 J'avais réduit drastiquement le sucre (sous toutes ses formes, raffinée mais aussi naturelle autant que possible) pendant les deux années précédentes... avec des résultats plus qu'efficaces et rapides sur l'amincissement (et l'énergie, qui s'en est trouvée décuplée!).
La démarche a quelque chose d'un peu maso, c'est certain... mais passés les dix premiers jours un peu frustrants, on se sent ensuite comme "désintoxiqué", et on a du mal à revenir en arrière. Ca a été, pour moi, une révélation!

Je suis un peu moins radicale pendant cette grossesse, notamment parce que beaucoup de sources de plaisir (sport, apéro) ont été neutralisées et que ce n'est franchement pas humain de ne plus avoir AUCUN plaisir... (je mange des fruits, par exemple, mon corps réclame des oranges pressées!)... et puis aussi parce que, enceinte, il y a des moments dans lesquels on a plus faim... mais j'essaie au maximum de "limiter la casse" en conservant cette habitude que j'avais donnée à mon cerveau: celle de ne pas lui faire croire qu il a besoin de sucre à chaque repas... parce que c'est faux!

Je continue l'activité physique, aussi: le yoga, la marche, beaucoup de marche même, depuis qu'on vit en centre-ville et qu'on ne prend plus la voiture.

Et après la naissance, j'aimerais pouvoir renouer un peu plus sérieusement avec mes habitudes précédentes pour essayer de retrouver mon corps et les sensations assez vite (sans empressement non-plus, j'irai tranquillement, à mon rythme... mais avec volonté et quelques objectifs, tout de même, pour ne pas me laisser aller au fil des mois et finalement baisser les bras)


Parce que l'expérience me fait maintenant savoir que c'est dur ensuite, pour le corps, pour les sensations... et donc pour le moral... de ne pas réussir à perdre les kilos de la grossesse. C'est très personnel (je le répète!), mais se regarder dans le miroir avec bienveillance, certes, mais aussi satisfaction et même fierté, me sentir "en phase" avec mon corps et mon esprit, n'a rien de superficiel pour moi... c'est une des bases, en fait. Notamment quand on vit l'épreuve de la grossesse, de la prise de poids, puis de la perte de poids, pour la quatrième fois (et accessoirement pour la vie de couple, ça aide, aussi. Même si j'ai la chance d'avoir un Jean-Chou qui me trouve belle tout le temps et ne m'a JAMAIS mis la pression dans ce domaine -et heureusement sinon ça me bloquerait carrément, et il le paierait cher, hu hu-).

C'est très important pour le dos, aussi, dans mon cas (c'est mon talon d'Achille... mes années de corset et séances pluri-hebdomadaires de kiné, pour rééduquer les abdominaux devenus un peu paresseux à cause de l'exo-squelette qu'était devenu mon corset, et aussi parce que des abdos en béton sont la solution de biens des problèmes de dos- à l'adolescence puis à nouveau après mon deuxième bébé- sont toujours dans ma mémoire... et les conseils de mon kiné aussi: "il faut entretenir son corps comme une machine, c'est une obligation... il suffit de deux ou trois kilos "en plus" par rapport à votre poids de forme pour que votre colonne vertébrale, et tout votre squelette, souffre... il n'y a qu'à le constater quand vous portez un sac de trois kilos, ou des bouteilles d'eau, c'est déjà "trop").

Alors, du haut de ma petite expérience, je sais que je ne fais pas partie de ces femmes qui réussissent à prendre très peu de kilos pendant la grossesse.... ou de ces autres qui reperdent tout trois jours après l'accouchement. On est toutes différentes, c'est important de se connaître, soi-même.

A chacune de mes grossesses, j'ai pris entre 12 et 15 kg. Une prise de poids qui commence à chaque fois dès le tout début... et avec toujours cette accélération un peu énervante (voire carrément inexplicable!) les derniers mois... et en sortant de la maternité, j'ai toujours eu la "joie" de voir que l'aiguille de la balance n'est pas brutalement, et comme par magie, retombée... avec cette impression d'avoir beaucoup trop grossi (le ventre, OK, mais pourquoi, aussi, les cuisses et les fesses?) pour finalement fabriquer un bébé de "seulement" 3kg. 
La majorité du poids se perd tranquillement et naturellement ensuite, sans grands efforts particuliers... le ventre retrouve sa place et redevient plat en 4 semaines environ... à condition de ne pas faire d'excès... mais, dans mon cas, après ma petite troisième, j'ai quand même eu besoin de mettre un petit coup de collier pour perdre les derniers kilos qui restaient accrochés.

Grâce à mon "rééquilibrage" précédent, je n'avais pas de kilos en trop pour commencer cette dernière grossesse. C'est un avantage.
Mais je suis lucide... je vieillis, aussi... et j'ai conscience que si j'exagère trop pendant cette grossesse, je risque de le payer ensuite, et l'amincissement risque d'être plus laborieux qu'il y a neuf ans, après mon premier enfant.
J'aimerais minimiser autant que possible l'inconfort, les problèmes de dos, l'estime de soi fragilisée, la fatigue, propres à chaque suite de grossesse. Le contrôle de la prise de poids fait partie des leviers évidents d'action.


Je vais donc essayer, cette quatrième fois, de rester dans le cercle vertueux dans lequel j'étais, et je suis toujours, à mi-chemin de la grossesse.
Sport, yoga, bon-sens, cuisine maison et produits du marché, alimentation en conscience... zéro produits industriels, diminution drastique du sucre, légumes à volonté (mais reprise de l'apéro 😉).


Il ne me reste plus qu'à m'y tenir... Force et courage!


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