vendredi 12 mai 2017

Pourquoi bloguer? Petit bilan et prise de recul





Je me suis aperçue il y a quelques jours que ce blog avait bientôt neuf ans.
Que je blogue presque par réflexe, que l'écriture, qui a toujours fait partie de moi, a trouvé dans cet espace un moyen de s'exprimer, de se libérer, presque à mon insu.

Une vraie animation s'est créée petit à petit autour de cette activité... j'ai des lecteurs (bon, surtout des lectrices) fidèles, certaines sont des amies, d'autres le sont devenues dans la vraie vie. Certaines arrivent, d'autres partent. La plupart, je ne les connais pas.

En neuf ans, il s'en est passé, des choses, dans ma vie. Et mon blog a, naturellement, évolué aussi.
J'ai eu envie de réfléchir un peu à la raison pour laquelle j'écrivais ici. Pour faire un petit bilan, et aussi, savoir ce dont j'avais envie pour l'avenir.





J'ai commencé à écrire ici en devenant mère... juste après avoir quitté notre vie parisienne pour retrouver notre région chérie: la Côte d'Azur. Cette aventure de la maternité m'a propulsée dans un univers qui m'a complètement bouleversée... à une période où, autour de moi, personne de notre entourage amical n'était encore devenu parent.
Et j'ai eu très vite envie, comme je le fais depuis toute petite d'ailleurs à travers le dessin et les mots, de trouver un exutoire, une échappatoire, une catharsis à offrir à mes émotions fortes... les joies et les difficultés de la maternité, mais aussi les émotions liées à des sujets plus larges, et pas que les émotions, d'ailleurs: j'essaie aussi ici, depuis le début, de laisser un peu de place à la raison, à la réflexion, en parlant de sujets de société qui me tiennent à coeur, qui m'interpellent.

Depuis le début, j'ai une écriture engagée, passionnée. Je ne conçois pas l'écriture autrement que comme ça... et le concept de blog est d'autant plus génial à mes yeux qu'il permet la création d'un espace à soi, d'une Chambre à Soi... complètement sur-mesure, où la liberté est le maître-mot.
Je n'ai donc pas créé ce blog pour m'ajouter de nouvelles contraintes, mais précisément pour y avoir un accès totalement libre, laisser libre cours à ma créativité, à mes idées du moment, à mon inspiration, à mes délires littéraires (puisque je m'amuse aussi à y écrire des textes de fiction). Ce qui est finalement assez rarement possible dans la "vraie vie".

Je m'éclate aussi à prendre des photos, à valoriser ma région en vous en proposant des images, j'aime lire, vous parler de mes découvertes, mes débuts en couture... bref, cet endroit est ma Chambre à Moi, qui m'a permis de faire des rencontres, intellectuelles ou amicales, plus enrichissantes que je n'aurais pu l'imaginer.


La vie, ces derniers mois, a été riche, belle et compliquée. Notre vie de parents s'est enrichie puisque nous avons trois enfants, et qu'un nouveau bonheur est attendu pour début aout.
j'ai traversé des moments pas très rigolos, je crois que le moment "clé", cette conscience d'un passage à une sorte "d'après" indéfinissable, a été ma soirée du 13 novembre 2015, passée à deux pas du Bataclan, avec deux de mes meilleures amies... suivie, l'été dernier, de l'attentat de Nice, ma ville, qui m'a littéralement mise à terre.
Cette année écoulée, je l'ai aussi consacrée à m'inquiéter pour la santé et la vie d'un de mes plus proches... un évènement familial d'une grande ampleur nous a aussi marqués.
Le travail de Jean-Chou, dans un environnement concurrentiel, ne nous a jamais autant poussés dans nos retranchements, nous amenant à nous questionner sur la dose de stress, d'inconfort et d'incertitudes que cette vie moderne peut parfois nous apporter.


Pour autant, ce que je retiens de ces mois écoulés, c'est aussi, plus que des périodes de colère, d'abattement, de peur ou de défaitisme, une force de vie décuplée. Finalement, une envie de mordre la vie à pleines dents, de dire merci et d'avancer avec un plus grand sourire encore. Un vrai choix que j'ai eu l'impression de faire, au moment où j'avais la possibilité de prendre deux chemins, bien différents, pour continuer d'avancer: le chemin de l'espoir, de l'optimisme, de l'adaptation... ou celui du repli sur soi, de la peur, de l'amalgame, de la grogne (et n'y voyez même pas une métaphore des élections... C'est cet été que j'ai vraiment pris conscience de la possibilité de ces deux chemins de vie).

Mon blog, je crois, a reflété cette évolution. Après une grosse période difficile cet été,  qui se ressent dans mes billets, je me suis centrée de plus en plus, et encore plus, sur les joies et bonheurs de l'existence. Ma rubrique petits bonheurs, mes photos de nature, mes fantaisies, mes plaisirs terrestres. L'urgence de la légèreté, la nécessité de la futilité.


J'ai fait le choix, je crois, si je dois observer l'évolution de mon blog ces dernières années... de m'arrêter sur le beau, le joli, l'esthétique, l'encourageant, le revigorant, le motivant. En essayant de ne pas perdre ma verve et mon mordant... parce que je suis comme ça, c'est tout.

J'ai senti, petit à petit, que ce choix de montrer le "beau" de ma vie, de ma vie de famille, pouvait aussi être un choix contesté. J'en avais bien conscience en observant ce qui se passe sur le net: il y a toujours une part de lecteurs qui prennent les choses très à coeur, au premier degré, et qui peuvent considérer que ce qu'on leur montre est l'entière vérité ("ben alors, elle a une vie parfaite en tous points, elle, et pas moi, il est où le bug?")


J'ai senti aussi, petit à petit, et avec plaisir d'ailleurs, que la relation avec mes lectrices devenait plus forte: je reçois régulièrement des messages privés d'encouragement, de compliments, certaines viennent me confier un secret, leurs difficultés, me demander de l'aide. J'ai toujours essayé de répondre.
Dans le même temps, et évidemment ces derniers temps la tendance s'est accélérée, j'ai reçu, toujours beaucoup plus rarement heureusement, des messages de mécontentement: ces messages m'ont à chaque fois interpelée, et surprise; ils m'ont fait me demander pourquoi moi, je bloguais... mais aussi pourquoi finalement les lectrices, elles, me lisaient. Et notamment pourquoi des lectrices mécontentes pouvaient continuer, de manière un peu maso, à me lire, tout en me demandant, dans des messages précis plus ou moins sympathiques, de modifier ci, ou ça, dans ma façon de penser, d'écrire, de voir la vie... J'ai trouvé les attentes de certaines démesurées.


Je me suis demandé si je n'étais pas arrivée à un moment où, finalement, je commençais à "devoir" des choses à certaines lectrices. Cet espace étant mon espace de liberté, avoir à rendre des comptes ou adapter mes textes à la sensibilité des unes ou des autres allait finir par devenir compliqué... ça me paraissait impossible, et surtout, pas du tout dans ma liste d'envies. Je n'ai jamais conçu le blog sous cet angle.
Si encore les lecteurs étaient abonnés, payaient pour lire des textes d'une certaine qualité, je comprendrais... Mais écrivant de manière totalement libre et gratuite, pour mon plaisir avant tout, je ne vois pas comment je pourrais en arriver à aseptiser mes billets (surtout que les reproches et critiques de certaines allaient à l'encontre des encouragements dithyrambiques des autres) pour tenter de donner une satisfaction à tous... et donc au final, à personne.

Ce phénomène de "courrier des lecteurs" ne m'a jamais dérangée, il me parait normal, une identification se fait avec un auteur... au contraire c'est même un vrai plaisir de recevoir des messages quand ils sont sympa, constructifs, positifs... en revanche ils m'ont fait prendre conscience, un peu plus, de la grandeur parfois disproportionnée des attentes de certaines lectrices envers le blogueur qu'elles lisent, et qui finit par, un peu, à leurs yeux, leur appartenir. Cette espèce de fascination-dégout  est un élément qui mérite d'être analysé, et qui, j'avoue, me parait un peu fou (mais comment font les gens célèbres, les people, les hommes politiques? C'est dans ces moments-là qu'on est content d'avoir zéro notoriété... vivre heureux, c'est vivre caché)

Avec un écrivain, on va rarement se plaindre à son service client parce qu'on a moyennement aimé son dernier livre... non, on n'achète pas le prochain, c'est tout. Ou on lui laisse une dernière chance. Le blog, c'est la même chose: j'estime que mes lecteurs sont aussi libres que moi, voire plus: ils peuvent passer leur chemin s'ils en ont envie.


Ces reproches, parfois fondés sur des aspects très profonds de ma personne, comme sur ma personnalité, mon style de vie, mon "milieu", la marque de mes vêtements... m'ont vraiment fait réfléchir à la relation blogueur-lecteur. Parce qu'au final, même si je suis tout à fait consciente que, comme dans la vraie vie, je ne puisse pas plaire à toute le monde (et ce n'est vraiment pas mon but premier de courir après le nombre de "like" ou la célébrité, franchement)... Je me suis demandée ce que ces lectrices, en me reprochant d'exposer une vie facile et baignant dans le luxe, voulaient, au fond.

Veulent-elles se comparer, et surtout se rassurer, en regardant des photos des derniers caprices de mes enfants, de la maison pas rangée, des problèmes de santé, radios à l'appui, veulent-elles que je leur raconte nos visites aux urgences pédo-psy de l'hôpital Lenval cet été après le 14 juillet, veulent-elles connaitre plus précisément l'état de nos comptes en banque, veulent-elles voir "la vie, la vraie", et au final, dans quel but? Par pur voyeurisme, pour se sentir plus "normales", pour compenser?

J'ai identifié ce phénomène bien connu, heureusement très exceptionnel, un peu "vampirique" résumé ainsi: "Les jolies images que tu montres me font du mal, donne-moi des images plus sombres, plus trash, plus dures s'il te plait, je me sentirai mieux après."
Je ne vais pas chercher à juger, expliquer, comprendre ce phénomène (que tous les gens qui "publient" des choses doivent connaitre)... ma question aujourd'hui se limite plutôt à celle-ci: est-ce que j'ai envie de continuer à recevoir des messages comme ceux-ci, est-ce qu'ils m'apportent quelque chose, est-ce qu'il me procurent du plaisir?

Or comme je l'expliquais dans mes derniers billets, le choix de voir le verre à moitié plein est un choix conscient.
C'est d'ailleurs comme cela que je vois la vraie vie et j'élève mes enfants: j'aimerais en faire des adultes heureux, bien dans leurs baskets, qui ne s'arrêtent pas devant le premier obstacle mais qui soient persuadés que le monde est à eux. J'aimerais en faire des personnes ouvertes et capables de s'adapter à tous les milieux en en détenant les différents codes, plutôt qu'ils deviennent des clichés du français ronchon et pessimiste sous Prozac, persuadé que le ciel lui tombera sur la tête, occupé dès le matin à se plaindre de ce qu'il n'a pas, se flageller pour ce qu'il a, se comparer à son voisin forcément mieux loti.
Je ne voudrais pas qu'ils aient à s'excuser d'exister, culpabiliser d'être né dans tel "milieu favorisé" (que croient, sérieusement, les gens qui demandent ça? que c'est possible de renier ce genre de choses - tellement subjectives en plus...- parce que quelqu'un, simplement, le demande?), à porter le poids du monde sur leurs épaules, à justifier pourquoi ils portent telle ou telle marque de vêtement, pourquoi ils aiment profiter de la vie, s'offrir des bons restos, des jolis voyages, dépenser l'argent qu'ils ont gagné, employer une aide à la personne pour alléger leur quotidien.  Qui vivra verra, je vais me planter sur plein de choses, c'est sûr... mais c'est en tous cas cet exemple de vie que je veux leur montrer: savoir apprécier les plaisirs de la vie quand ils sont là, la bouffer, la vie, en tirer profit au maximum, et ne pas gâcher son plaisir. Ne pas se complaire, se morfondre, chercher à se faire plaindre... Et ne pas oublier de pleurer, mais seulement quand il y aura besoin de pleurer.

Sur mon blog, c'est la même chose. Montrer des jolis paysages, les coins merveilleux de la Côte d'azur ou d'ailleurs, laisser place à la légèreté, à la fantaisie, à la frivolité même, sont un choix assumé: C'est une conception de la vie qui me parait même vitale, si l'on veut continuer à marcher la tête haute, car ici-bas, même si on a tous des vies bien différentes, personne n'est épargné par les chagrins et les malheurs.
Même une blogueuse qui a un joli parquet dans son appartement.


Tous ces questionnements, donc, arrivent à un moment où, finalement, un bilan apparait nécessaire.

Est-ce que j'ai encore envie d'écrire de cette manière, sur ce support, laissant une grande place à l'instantanéité? Est-ce que j'ai envie de jouer aux community manager (bénévoles) sur ma page Facebook, ou de "m'amuser" à vérifier les commentaires qui arrivent sous mes billets... alors qu'au départ je voulais juste... écrire?
Est-ce que le moment n'est pas arrivé de prendre du recul, pour réfléchir à ce qui me donne encore du plaisir, et ce qui ne m'en donne plus?

Une chose est sûre, j'aime écrire, et j'en ai besoin comme je respire. Je vais continuer, car j'ai toujours mille choses à dire. Il va juste falloir que je prenne quelques vacances, comme un "Carême" bloguesque... pour me laisser le temps de trouver les réponses à mes questions ci-dessus, et de savoir quels supports j'ai envie de privilégier. Peut-être laisser un peu de côté, au moins temporairement, ma page Facebook, par exemple... pas forcément Instagram en revanche, plateforme plus "visuelle", qui peut avoir de quoi agacer, mais que je trouve moins bavarde, paradoxalement plus sympathique pour partager mes billets, coups de coeur et autres centres d'intérêt.


Parce que ma priorité, dans les jours, semaines, mois qui viennent, sera, avant de perdre du temps bêtement à modérer des commentaires, de recevoir en pleine tronche les émotions négatives voire déviantes des gens (je ne suis pas psy, j'ai vraiment autre chose à faire!) ... sera d'évacuer les parasites, pour poser sereinement la main sur mon ventre, et sentir intensément les mouvements de mon bébé... être là pour les miens, pour la "vraie vie"... donner plus de place à mes sensations, envies, ressentis... coudre, cuisiner, lire tous les livres entassés sur ma table de chevet, me privilégier, quoi.
Rien de bien grave, je vous rassure, juste le besoin de redéfinir l'important et le dérisoire.... pour mieux repartir!


Une petite pause s'impose, donc, pour me permettre prendre le temps de savoir ce que je veux continuer à partager, avec qui, et où.
Et vous allez voir... si vous me connaissez un peu, je suis sûre que tout ça va, en fin de compte, m'inspirer encore plus, hé hé.

(et puis, il me faut bien un peu de temps pour enfin le terminer, ce fameux billet fédérateur sur la fabuleuse histoire du dé à coudre à travers les âges!)


En attendant, je lirai toujours avec grand plaisir vos messages, questions, points de vue. Ils m'aideront d'ailleurs à le dresser, ce fameux bilan de blog.

(bon en revanche vous comprendrez que je ne vous laisse pas les clés de la maison, hein... pour ma sérénité j'ai du activer le paramètre "modérer les commentaires" pour une durée indéterminée. Oui, parce qu'il y a des lectrices, infiniment rares mais qui existent, qui sont ultra exigeantes, connaissent mon blog mieux que moi-même, me ressortent des trucs vieux de 3 ans, qui passent apparemment du temps à essayer d'en savoir plus sur moi et qui ont des besoins de contact assez... francs, étonnants, ce qui peut osciller, selon l'humeur de votre dévouée, entre un aspect marrant... ou carrément inquiétant. Toutes les autres verront leurs commentaires publiés, comme d'hab ;-)


Allez. A très vite!



6 commentaires:

  1. Je n'en reviens pas.... que tu sois obligée de prendre ces précautions, que certains s'autorisent de tels jugements, de telles exigences... Evidemment, protege toi, prends soin de toi et de ton blog...

    RépondreSupprimer
  2. Bonjour Marine, je comprends tes questionnements et ton besoin de prendre du recul car même si un blog est un espace personnel, il est aussi un lieu d'échange . Nous vivons dans un monde über médiatisé et tout ce qui est publié sur internet est perçu comme une vérité, un modèle, et nécessairement les blogs estampillés "famille " génèrent une projection consciente ou non. Il paraît que les réseaux sociaux seraient responsables de nombreuses dépressions et tout au moins d'un mal être car tout le monde n'est pas armé pour filtrer et décoder ce qui est publié. J'ai envie de te dire une chose : reste toi-même, protège-toi et continue de protéger ta famille. Publie ce que tu veux quand tu veux et que les personnes qui n'aiment pas tes posts passent leur chemin ou du moins prennent du recul ! Personnellement, j'aime tes posts de par leur authenticité et je trouve sain que tu choisisses le verre à moitié plein. Prends soin de toi et bon vent à ton blog.

    RépondreSupprimer
  3. bonjour,
    est ce que tu as lu le roman de Delphine de Vigan D'après une histoire vraie ? Ton article m'y fait penser car il y a dans ce roman une réflexion très intéressante sur la place de la vérité dans la fiction aujourd'hui. Je te le conseille.
    bonne pause et bonne journée :)

    Laure

    RépondreSupprimer
  4. Bonjour Marine,

    je te trouve très sage de vivre tel que tu l 'entendS; Grâce à toi, j'ai commencé le yoga il y a quelques semaines ( cours d'une heure et demi et yoga via video tous les jours). En effet, j'etais dans une impasse malheureuse engluée dans cette vie de mère. M'octroyer ces quelques minutes a changé ma vie. Je dois bosser sur d'autrs choses qui me bloquent encore mais merci.
    fais une pause, belle fin de grossesse et tu vois, je sais que cela ne changera rien à ta vie mais savoir que tu as chnég la mienne par ton expérience et ton partage ici, te donnera du baume au coeur.

    RépondreSupprimer
  5. Continue d'écrire, c'est toujours un plaisir de te lire ! J'aime ton humour, ton style et la profondeur de tes articles. Tu fais partie de ma petite liste de blog que j'aime suivre. Ceux qui n'apprécient pas ton blog peuvent passer leur chemin.

    RépondreSupprimer
  6. Bonjour Marine,
    je suis votre blog depuis assez longtemps mais j'ai rarement commenté ... Ce que je découvre de mon retard me fait assez halluciner ... Comment certaines personnes qui ne vous connaissent pas en vrai peuvent se permettre de tels commentaires ? Un blog n'est pas quelque chose de payant pour les lecteurs, on peut passer son chemin si facilement ... J'avoue en ce moment, je passe sur vos billets grossesse, le sujet étant trop douloureux pour moi en ce moment, mais en quoi vous critiquer changerait ma situation ? Rien, nada. Je vous souhaite au contraire de tout cœur une belle fin de grossesse, un bébé en pleine santé et bcp de joie !
    Je vous souhaite de continuer à écrire, d'inspirer, de faire réfléchir, de continuer votre ton parfois un peu mordant mais qui fait tellement de bien dans ce monde bloguesque devenu quelque peu aseptisé ...
    Merci pour votre blog.
    Floconnette

    RépondreSupprimer