lundi 3 juillet 2017

Petits bonheurs de juin





























http://www.lehussardrestaurant.com




Gioia









Petite couture... tissu: "Liberty Félicité".







J'aime quand on m'offre des fleurs... surtout quand elles sont comestibles!




Petite couture bis: seersucker rayé bleu





Don Corleone recevant ses cadeaux d'anniversaire.






Le mie due Siciliane: petites robes rapportées de Taormina.




Les joies du bord de mer: le stage de voile avec l'école!




La première classe verte de mon fils... Comme toutes les mères, dans un ultime geste d'amour un peu pathétique, j'ai donc pris en photo la vitre sale du bus (et aussi la plaque d'immatriculation, hin hin). C'est moche, on ne voit rien, mais c'est le souvenir du départ...
(et mon fils a passé une semaine merveilleuse!)



Il faut bien s'occuper, quand on se retrouve sans frère...




Pâtes aux orties, petite sauce gambas-vin blanc-, filet d'huile d'olive citron-gingembre.




Se préparer à devenir grande soeur...




... et avoir un cartable digne de ce nom pour entrer en Moyenne Section!
(J'ai déjà fait les courses -en ligne!- de fournitures scolaires pour la rentée, pour chacun des enfants, j'ai anticipé un max, car mon petit doigt me dit que j'aurai d'autres chats à fouetter cet été...)




Vouloir déjeuner à trois copines... mais équipées de 8 nains: sacré casse-tête!
direction Maman les P'tits Bateaux!














Une de nos dernières photos rituelles...


















#nofilterneeded











Ma petite troisième, indéniablement une future grande scientifique.




L'heure du gouter: Vanille Kipferl (recette d'Eric Felder)




20h. Dimanche soir.



























Et une dernière semaine d'école... que je compte optimiser au maximum pour me reposer! 

Ces dernières semaines ont été fortes en émotions... entre un passage de Jean-Chou à l'hôpital, de grosses remises en question existentielles (le stress, la réussite, la compétition, les objectifs, tout ça...), des inquiétudes pour moi, des moments que j'aurais espérés plus sereins... 


Du repos, des moments en famille, c'est ce qu'on a essayé de privilégier au maximum ces derniers temps, pour se recentrer sur ce qui a le plus d'importance. 

Ce que je voyais comme des menaces extérieures et non-maîtrisables il y a encore quelques semaines, je commence maintenant à les voir comme des opportunités: opportunités de changement, de remise à plat de nos priorités... de nouvelles prises de risques, aussi. Car dans la vie, il faut en prendre... les vrais risques n'étant pas de sortir de sa zone de confort, mais plutôt de ne rien faire, et de passer sa vie à avoir peur que le ciel nous tombe sur la tête (sans compter qu'il y a quelques semaines, avec mon mari a l'hôpital, je me suis projetée, pendant quelques jours, dans un avenir seule avec 3 et bientôt 4 enfants... ce qui a finalement le mérite de remettre les idées en place). 

Au milieu de cette tempête, les enfants n'ont rien vu (ou presque): ils ont vu leur papa plus disponible que d'habitude, leur maman être aidée plus qu'elle ne l'aurait espéré, et on n'a jamais autant mis la musique à fond le soir pour danser après l'école. Globalement, nos enfants sont pêches et épanouis au quotidien... mais on les a rarement trouvés aussi heureux qu'en ce moment. Comme quoi... il n'y a pas grand-chose de plus important que le temps passé tous ensemble.

Et puis évidemment... on est privilégiés, et le cadre de rêve qui nous sert de décor nous le rappelle chaque jour, alors même si parfois leurs parents emmenaient des restes de soucis sur la plage... Nos enfants n'auront, je pense, retenu que les pique-niques improvisés à 20h, en maillot de bain, le dimanche soir. 

Alors voilà. C'est la vie. On grandit, on vieillit. Des proches sont malades, d'autres en train de mourir.  Il n'y a pas une famille dans laquelle ce genre de chose n'arrive pas. Chez vous comme chez moi. Quoi de plus banal?

Des difficultés, on en aura encore... la vie est ainsi faite, et je nous considère comme extrêmement chanceux, en comparaison du reste de l'humanité. 
Et puis on est convaincus qu'on est, en fait, en pleine possession de nos moyens, jeunes, en bonne santé (et qu'est-ce que c'est important, la santé, surtout après la frayeur de ces derniers temps), de plus en plus heureux ensemble... et que TOUT est en notre pouvoir pour continuer à voir le verre à moitié plein! 
Ah et puis au fait, on a fêté nos cinq ans de mariage... quelle bonne idée ça a été, de l'épouser!

Une amie, qui a suivi un cours d'écriture, m'a répété une phrase de son prof: "dans les livres, comme dans la vie, les histoires tristes s'écrivent toutes seules". 
C'est pour écrire des choses positives qu'il y a un réel effort à fournir... C'est vrai que depuis la nuit des temps, on raconte des histoires affreuses aux générations d'après: la plupart du temps, c'est justifié... on transmet des peurs et des mauvaises expériences, dans le but de prévenir, protéger les plus jeunes des dangers de la vie. Mais il faut bien reconnaître que pour certains, se complaire dans une espèce de fascination pour ce qui va mal... ça donne du sens à la vie! et c'est justement ce à quoi je me refuse, radicalement. 

Tout est une question de point de vue, n'est-ce pas?


Et, comme pour chaque naissance, on a l'impression qu'un cycle se termine pour en laisser place à un nouveau... la semaine dernière, un petit stress m'a envoyée direct aux urgences de la maternité... finalement c'était une fausse alerte, et j'ai été rassurée... mais malgré les petites inquiétudes, et le délai encore un peu juste (mon bébé est prévu pour le 6 aout), je m'y suis sentie bien, finalement, sur ce lit d'hôpital: il m'a un peu propulsée dans le concret... en l'espace de quelques minutes, après l'agacement et le sentiment d'injustice d'être sous monitoring, alors que ce n'était vraiment pas dans mes plans d'accoucher maintenant... je me suis très vite conditionnée à l'idée que, peut-être, on me garderait... J'ai lâché prise et j'étais bien.

Nous sommes en juillet, et il a de grandes chances de naître en juillet! Il serait peut-être temps que je me fasse à cette idée: on arrive au bout.
On est excités, prêts, plus que prêts à l'accueillir, ce bébé!


(et derrière toutes ces photos... un grand "merci à la vie", chaque jour, de vivre dans ce paradis!)


3 commentaires:

  1. J'aime beaucoup la phrase du prof d'écriture, un sacré pied de nez au plus célèbre "on ne fait pas de bonne littérature avec de bons sentiments".

    RépondreSupprimer
  2. Bonjour,

    Oui, tout est une question de points de vue. J'aime bien la remarque du professeur.
    Je vous souhaite de continuer de nager dans le bonheur, au soleil du Sud. Je vous envie pour la fratrie que vous avez et qui va s'agrandir. La mienne s'est réduite en août dernier. Mon 3e enfant (une fille) est décédée, au bout de 5 jours d'hospitalisation, victime d'une erreur de diagnostic et parce que ni elle, ni moi n'avons été écoutées...
    Que votre délicieuse famille se porte à merveille !
    Bel après-midi !

    RépondreSupprimer
  3. Profitez bien de cette dernière ligne droite, en espérant que vous ne souffrez pas trop de la chaleur.

    RépondreSupprimer